Lettre à Monsieur le Bourgmestre Jean Spinette

Lettre ouverte à l'attention de Monsieur Jean Spinette, Bourgmestre de Saint-Gilles


Monsieur le Bourgmestre de Saint-Gilles, Jean Spinette,

Nous nous permettons de vous envoyer ce courrier pour vous demander, d’ici la fin de l’année 2027, la piétonnisation et la végétalisation de la Rue de la Rhétorique.

Plus de 900 enfants sont scolarisés dans cette rue (crèche Les Bengalis, école Peter Pan et Athénée Royal Victor Horta). Malheureusement, ces jeunes, dont le métabolisme est encore en développement, y respirent des concentrations en dioxyde d’azote qui sont 2 fois supérieures à la recommandation de l’OMS. Par ailleurs, le passage régulier de véhicules motorisés les expose à un risque accru d’accidents de la route.

Pour les raisons suivantes, la Rue de la Rhétorique serait simple et logique à piétonniser :

  • Grâce à son sens unique et à son statut de rue scolaire, le trafic routier y est faible et sa fermeture n’entraîne pas de report de trafic significatif. La piétonnisation s’intégrerait donc facilement dans le plan de circulation du quartier.
  • La commune de Saint-Gilles est la moins motorisée de la région : plus de 70% des ménages n’ont pas de voiture. La piétonnisation permettrait ainsi de rééquilibrer plus justement l’espace public en fonction des usages réels et des modes de déplacement majoritaires.
  • Près de 90 % des élèves de Peter Pan et 99 % de ceux de l’Athénée Royal Victor Horta utilisent les transports en commun, le vélo ou la marche pour rejoindre leur établissement scolaire. Ces chiffres sont similaires pour les enseignant·es et les membres du personnel avec un taux de plus de 80% dans chaque école. La piétonnisation de la Rue de la Rhétorique permettrait donc à cette majorité de se déplacer de manière plus sûre et plus agréable. Ce serait aussi l’occasion d’installer des arceaux pour que les parents qui accompagnent leurs enfants à vélo puissent facilement attacher ce dernier.

D’après notre récent sondage, 91,6% des parents de l’école Peter Pan interrogés trouvent positive la rue scolaire inaugurée lors de votre premier mandat. Ils et elles sont 7 sur 10 à soutenir la piétonnisation permanente de la rue de la Rhétorique, pour pouvoir profiter tout au long de l’année d’un espace sécurisé et adapté aux enfants.

Créer une rue piétonne permettrait non seulement de mieux protéger les enfants de la pollution de l’air et des accidents de la route. Elle créerait aussi un espace de rencontre, de jeu et de détente pour les personnes qui vivent dans le quartier.

Nous comprenons que pour certain·es membres du personnel de Victor Horta, l’accès en voiture est important. Ce point ne devrait cependant pas bloquer le projet complet de “rue jardin”. En effet, comme présenté sur la maquette ci-dessous, la piétonnisation de la Rue de la Rhétorique pourrait débuter juste après l’entrée du parking de l’athénée et aller jusqu’en haut de la rue.

Monsieur le Bourgmestre, afin de mieux protéger la santé des enfants, de répondre aux attentes des parents et de rendre le partage de l’espace public plus équitable, pouvez-vous vous engager à piétonniser la rue de la Rhétorique d’ici fin 2027 ?

Cela constituerait une avancée concrète vers une commune de Saint-Gilles plus apaisée, plus équitable et véritablement adaptée aux enfants comme aux générations futures. Vous seriez alors le premier Bourgmestre bruxellois à créer une “rue jardin” ambitieuse dans un quartier densément peuplé et fortement pollué.

 

Signataires

AMO Itinéraire

Heroes For Zero

Kool Chou

La Ville aux Enfants

Les chercheurs d’air


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Des livraisons plus durables pour mieux respirer à Bruxelles

Des livraisons plus durables pour mieux respirer à Bruxelles


Initialement publié dans Le Soir

 

En Région bruxelloise, les livraisons à domicile sont de plus en plus nombreuses. Les colis, souvent transportés par des camionnettes diesel, ont un impact négatif sur la qualité de l’air que nous respirons. Elles sont aussi une source importante de CO2, qui impacte le climat. Afin de lutter contre cette pollution, il est essentiel d’optimiser et de rendre plus propre la logistique urbaine liée au e-commerce. Les citoyen·nes le demandent. Les élu·es et les entreprises doivent agir.

En effet, une récente enquête réalisée par OpinionWay indique que 61% des répondant·es pensent que les entreprises doivent agir maintenant pour lutter contre le changement climatique. Et 59% aimeraient que leur ville fasse plus pour soutenir des livraisons durables.

Chaque jour, environ 40 000 camionnettes circulent en Région bruxelloise. On estime à environ un tiers celles qui sont utilisées pour livrer et/ou collecter des marchandises. Étant donné que la grande majorité roule au diesel, à l’essence ou au gaz (seules 2% sont électriques), elles occasionnent une pollution de l’air importante. Ces véhicules émettent également du CO2 et sont source d’embouteillages, de collisions et de bruit.

Que pouvons-nous faire pour répondre à ce problème grandissant ?

Moins consommer pour moins polluer

Tout d’abord, il est impératif de réduire notre consommation superflue. C’est la base. Et lorsqu’un achat est nécessaire, privilégions les commerces locaux, en s’y rendant à pied, à vélo ou en transports en commun.

Ensuite, pour les livraisons qui restent, favorisons les points relais et les lockers chaque fois que c’est possible. En effet, ces derniers permettent d’optimiser les déplacements des camionnettes. Plutôt que de faire 100% de tous les trajets, elles en font une partie (jusqu’aux points relais/lockers) et les client·es font l’autre partie (sans voiture idéalement). Ainsi, les livreurs roulent beaucoup moins.

Enfin, lorsqu’un colis doit être livré à domicile, donnons la priorité aux vélos cargo et aux camionnettes électriques pour les transporter. Pour y parvenir, les entreprises doivent assumer leur part et proposer des solutions de livraison propres par défaut.

L’envie est là

L’enquête d’OpinionWay citée plus haut indique que 66% des sondé·es sont prêt·es à récupérer leur livraison en point relais si cela coûte moins cher que la livraison à domicile. Bonne nouvelle : la plupart du temps, c’est déjà le cas.

De plus, en Région bruxelloise, 60% des habitant·es sont à moins de 5 minutes à pied d’un point relais et 98% à moins de 10 minutes.

Alors pourquoi ne voit-on pas une utilisation généralisée des points relais et des lockers ?

Rendre les prix plus compétitifs

L’écart de prix entre livraison à domicile et point relais/lockers reste souvent minime. Insuffisant pour faire basculer les habitudes.

Pour encourager les options durables, le point relais/locker doit être sensiblement plus avantageux — d’au moins quelques euros et en fonction du prix des biens.

Nous demandons donc aux entreprises qui vendent en ligne de rendre la livraison en point relais/locker manifestement plus avantageuse.

Nous demandons également aux communes et à la Région de faciliter l’implantation de nouveaux points relais/lockers, particulièrement là où il y a déjà beaucoup de passage.

En rendant les points relais/lockers réellement plus avantageux, en développant des solutions de livraison propres et en facilitant leur implantation dans toute la Région, il est possible de réduire fortement l’impact des livraisons sur notre environnement urbain. Les citoyen·nes sont prêt·es à changer leurs habitudes et les solutions existent déjà. Il appartient désormais aux entreprises et aux pouvoirs publics de créer les conditions qui permettront à ces alternatives durables de devenir la norme plutôt que l’exception.

Signataires :

Pierre Dornier, Directeur, Les chercheurs d’air

Karin Enzlin, Head of Sustainability Belgium, Bpost

Arnoldas Kevalaitis, Senior Director of Network Development, Vinted Go 

Philippe Lebeau, Chercheur à la VUB

Jens Müller, Directeur adjoint, Clean Cities Campaign


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La majorité des Bruxellois·es soutient la création de rues scolaires piétonnes et végétalisées

La majorité des Bruxellois·es soutient la création de rues scolaires piétonnes et végétalisées


La plupart des habitant·es de la capitale sont en faveur de la création de zones piétonnes devant les crèches et les écoles de la Région. La végétalisation des rues scolaires reçoit également un fort soutien. C’est ce que montre un nouveau sondage commandé par l’asbl Les chercheurs d’air. Ces résultats sont publiés à l’occasion de l’événement Streets for kids qui mobilise les parents et enfants de 17 écoles pour demander plus de rues scolaires à Bruxelles.

L’enquête, réalisée par l’institut d’études Dedicated (1), montre que 73% des Bruxellois·es soutiennent la création de zones piétonnes devant l’entrée des crèches et des écoles primaires bruxelloises. Il ressort également des résultats que 83% de la population de la Région bruxelloise est en faveur de la végétalisation des rues scolaires existantes et à venir.

Ce soutien, même s’il varie un peu, se retrouve chez les femmes comme chez les hommes ; chez les plus jeunes comme chez les plus âgé·es ; chez les automobilistes comme chez les personnes qui n’ont pas de voiture ; chez les parents comme chez celles et ceux qui n’ont pas d’enfant.

Renaud Leemans, Coordinateur de campagnes pour l’asbl Les chercheurs d’air, a déclaré : “Les enfants sont très vulnérables à la pollution de l’air. Créer des zones piétonnes et végétalisées devant leur école, où ils passent une grande partie de leur temps, leur permet de mieux respirer. Grandir en bonne santé est un droit fondamental, des rues scolaires ambitieuses aident à défendre ce droit. Nous demandons une augmentation significative du nombre de zones piétonnes et verdurisées devant les écoles en Région bruxelloise.”

Les résultats de ce sondage sont publiés à l’occasion de notre grande mobilisation festive Street for kids. Cet événement rassemble plusieurs milliers de parents et enfants de 17 écoles (2), du 21 au 29 mai, pour demander plus de rues scolaires (3) en Région bruxelloise. Une dizaine de rues seront fermées au trafic routier à cette occasion.

Cette étude est soutenue par Breathe Cities (4), une initiative mondiale portée par Bloomberg Philanthropies, le Clean Air Fund et C40 Cities, qui aide les villes à améliorer la qualité de l’air et la santé publique.

Notes à l’éditeur

(1) L’étude a été commandée par Les chercheurs d’air et menée par Dedicated. Dans le cadre de ce sondage, 1000 Bruxellois·es âgé·es de 18 ans et plus ont été interrogé·es en ligne aléatoirement dans le panel de Dedicated entre le 02 avril et 12 avril 2026. Le nom du commanditaire de l’étude n’a pas été mentionné lors du recrutement, ni en début d’enquête, et ce de manière à ne pas influencer les réponses. Une pondération selon les critères suivants a été appliquée : le genre, l’âge, la commune, la possession d’une voiture, et ce de manière à ce que l’échantillon ainsi obtenu soit strictement représentatif de l’univers de référence. La marge d’erreur (pour des fréquences observées proches de 50%) est de 3,1%. L’enquête a été réalisée dans le strict respect des standards de qualité EMRQS (Efamro Market Research Quality Standards), ainsi que du code de conduite ESOMAR – CUBE.

(2) Jeudi 21 mai, les écoles De Bron et Peter Pan (Saint-Gilles) ont participé et fermé leur rue au trafic routier ; Vendredi 22 mai, les écoles Colibri (Watermael-Boitsfort), 10 (Ixelles), Emile Jacqmain (Ville de Bruxelles), 8 (Ixelles), Jardins d’Elise (Ixelles), Ket&Co (Molenbeek), Nieuwland (Ville de Bruxelles), Saint-Augustin (Forest), Sint-Augustinus (Forest), Sint-Jozef (Watermael-Boitsfort), Scherdemael (Anderlecht) participent en fermant leur rue au trafic routier et les écoles Européenne IV (Ville de Bruxelles) et Unescoschool (Koekelberg) participent sans fermer leur rue au trafic routier ; Vendredi 29 mai, les écoles Centre Scolaire Saint-Denis (Forest) et Parkschool (Forest) participent en inaugurant leur transformation en rue scolaire piétonne.

(3) Pour rappel, une rue scolaire est une rue qui passe devant une école et qui est piétonne, a minima aux heures d’arrivée et de sortie des élèves, au mieux en permanence. A l’heure actuelle, seules 11% des écoles fondamentales bruxelloises bénéficient d’une rue scolaire.

(4) Breathe Cities est une initiative mondiale qui aide les villes à améliorer la qualité de l’air et la santé publique. Portée par Bloomberg Philanthropies, le Clean Air Fund et C40 Cities, elle met à disposition des villes des outils pour mener des actions ambitieuses en faveur de l’air pur, en élargissant l’accès aux données et en renforçant la sensibilisation du public. Lancée en 2023 par Michael R. Bloomberg, Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’ambition et les solutions climatiques et fondateur de Bloomberg Philanthropies, et Sadiq Khan, maire de Londres et coprésident de C40 Cities, Breathe Cities accélère l’action dans 14 villes afin d’améliorer l’air respiré par 77 millions de personnes. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site web de Breathe Cities ou suivez l’initiative sur Instagram et LinkedIn.

CONTACT

 

Les chercheurs d’air

Renaud Leemans

Coordinateur de Campagnes

renaud@leschercheursdair.be

+32 487 62 08 61


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Sondage 2026 - La grande majorité des Bruxellois·es soutient la création de zones piétonnes aux abords des écoles

Sondage 2026 - La grande majorité des Bruxellois·es soutient la création de zones piétonnes aux abords des écoles


Avec le soutien de

Introduction


En Région bruxelloise, le trafic routier est responsable de 47 % des émissions d’oxydes d’azote (NOx). Notre récente analyse a montré que toutes les écoles fondamentales sont exposées à des concentrations en dioxyde d’azote (NO2) supérieures à la recommandation de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Plus de cent d’entre elles connaissent un niveau de pollution entre deux et trois fois au-dessus du seuil de l’OMS.

Étant donné que les enfants sont particulièrement vulnérables à la pollution de l’air, il est urgent de mettre en place des mesures qui permettent d’améliorer la qualité de l’air aux abords des écoles. Les rues scolaires en font partie.

Une rue scolaire piétonne est un tronçon de rue qui passe devant une école et dont l’accès à la circulation motorisée (voitures, motos, etc.) est interdit, sauf quelques exceptions (résident·es, livraisons, etc.). Cet aménagement urbain permet de lutter efficacement contre la pollution de l’air, mais également contre la pollution sonore et les risques d’accidents de la route.

Malheureusement, seuls 16 établissements, sur les 629 écoles maternelles et primaires que compte la Région de Bruxelles-Capitale, bénéficient d’une rue piétonne.

Et aucune rue scolaire n’est réellement végétalisée. Ce dernier point est pourtant très important. En effet, notre santé se porte mieux lorsque nous sommes en contact avec des espaces verts. Ces derniers réduisent notre stress, améliorent notre santé mentale, diminuent les processus inflammatoires, renforcent nos défenses immunitaires ou encore enrichissent notre microbiote.

Résumé


Est-ce que les Bruxellois·es soutiennent la création de zones piétonnes devant les crèches et les écoles ? Est-ce que les Bruxellois·es soutiennent la création de rues scolaires végétalisées ?

Pour répondre à ces questions, nous avons réalisé, en partenariat avec l’institut d’études Dedicated un sondage auprès d’un échantillon représentatif de la population bruxelloise.

Il en ressort les conclusions suivantes :

  • La grande majorité (73%) des Bruxellois·es soutient la création de zones piétonnes devant l’entrée des crèches et des écoles primaires en Région bruxelloise.
  • La très grande majorité (83%) des Bruxellois·es soutient la végétalisation des rues scolaires existantes et à venir.

La création de telles zones piétonnes est possible à court terme devant près de cinquante écoles bruxelloises, comme l’a montré notre recherche. Nous demandons donc aux communes concernées de mettre en place ces rues scolaires piétonnes au plus vite.

La végétalisation des rues, même partielle, est généralement relativement aisée. Il est par exemple souvent possible, en récupérant de l’espace dédié au stationnement, d’installer des arbres en bacs. Nous fournissons plus d’informations à ce sujet dans notre guide sur la création de rues scolaires.

Méthodologie


L’étude a été commandée par Les chercheurs d’air et menée par Dedicated. Dans le cadre de ce sondage, 1000 Bruxellois·es âgé·es de 18 ans et plus ont été interrogé·es en ligne aléatoirement dans le panel de Dedicated entre le 02 avril et 12 avril 2026. Le nom du commanditaire de l’étude n’a pas été mentionné lors du recrutement, ni en début d’enquête, et ce de manière à ne pas influencer les réponses. Une pondération selon les critères suivants a été appliquée : le genre, l’âge, la commune, la possession d’une voiture, et ce de manière à ce que l’échantillon ainsi obtenu soit strictement représentatif de l’univers de référence. La marge d’erreur (pour des fréquences observées proches de 50%) est de 3,1%. L’enquête a été réalisée dans le strict respect des standards de qualité EMRQS (Efamro Market Research Quality Standards), ainsi que du code de conduite ESOMAR – CUBE.

Résultats détaillés


  • À la question “Dans quelle mesure êtes-vous favorable, ou non, à la création de zones piétonnes devant l’entrée des crèches et des écoles primaires en Région bruxelloise ?”, 73% des sondé·es se sont dit “tout à fait favorable” ou “plutôt favorable”.

Les zones piétonnes sont soutenues autant par les femmes (75%) que par les hommes (71%).

En prenant en compte le critère âge, les sondé·es de 55 ans et plus sont un peu moins nombreux/ses à y être favorables (70%) que le reste de la population bruxelloise.

Les répondant·es qui n’ont pas d’enfant soutiennent les zones piétonnes à 71%. Les sondé·es qui ont au moins un enfant y sont favorables à 74%.

Enfin, les Bruxellois·es qui n’ont pas de voiture soutiennent cette mesure à 76%. Celles et ceux qui possèdent au moins une voiture y sont favorables à 69%.

 

  • À la question “Dans quelle mesure êtes-vous favorable, ou non, à la végétalisation des rues scolaires existantes et à venir ?”, 83% des sondé·es se sont dit “tout à fait favorable” ou “plutôt favorable”.

La végétalisation est soutenue autant par les femmes (83%) que par les hommes (83%).

Le soutien de cette mesure est très similaire au travers des différentes tranches d’âge mais se démarque tout de même un peu plus chez les 35-54 ans (87%).

Il est également quasi égal chez les répondant·es qui n’ont pas d’enfant (83%) et chez les sondé·es qui ont au moins un enfant (83%).

Enfin, les Bruxellois·es qui n’ont pas de voiture soutiennent plus fortement cette mesure (88%) que celles et ceux qui possèdent au moins une voiture (77%).

Conclusion


Les résultats de ce sondage montrent que :

  • La majorité des Bruxellois·es sont en faveur de la création de zones piétonnes devant l’entrée des crèches et des écoles primaires.
  • La majorité des Bruxellois·es sont en faveur de la végétalisation des rues scolaires.

Cette majorité se retrouve chez les femmes comme chez les hommes ; au travers de toutes les tranches d’âge ; chez les personnes sans enfant comme chez les parents ; et chez les personnes qui ne possèdent pas de voiture comme chez celles et ceux qui ont au moins une voiture.

Nous demandons donc aux élu·es des 19 communes et de la Région bruxelloise d’accélérer la création de rues scolaires piétonnes et de les végétaliser. De manière générale, nous les invitons à accélérer la lutte contre la pollution de l’air en ville afin de mieux protéger notre santé, particulièrement celle de nos enfants.


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A l'école, autrement

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  • De vous engager, si vous êtes sélectionné·e, à partager votre témoignage avec nous à la fin de la campagne (ressenti, difficultés rencontrées, belles surprises, etc.). Il sera publié sur notre site et notre compte Insta de manière anonyme.

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Barrière à Saint-Gilles très polluée au NO2

Barrière à Saint-Gilles très polluée au NO2


L’intersection Barrière à Saint-Gilles est exposée à une concentration moyenne annuelle en dioxyde d’azote (NO2) près de 3 fois supérieure à la recommandation de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). C’est ce que révèlent des mesures réalisées par l’asbl Les chercheurs d’air. Une Zone de Basses-Émissions ambitieuse et un plan de circulation visionnaire permettraient d’améliorer significativement cette situation.

De juin 2023 à décembre 2025, Les chercheurs d’air ont mesuré les concentrations moyennes mensuelles de NO2 en 15 points du quartier apaisé “ParviS” (Saint-Gilles).

Les résultats montrent qu’en 2024, le carrefour Barrière a été exposé à une concentration moyenne annuelle de 29,2 µg/m3 de NO2, et de 28,1 µg/m3 en 2025. Pour rappel, l’OMS recommande de ne pas dépasser une moyenne annuelle de 10 µg/m3, au-delà de laquelle il existe des “risques importants pour la santé”.

Pierre Dornier, Directeur de l’asbl Les chercheurs d’air, a déclaré : “Les rues autour de Barrière font partie des plus densément peuplées de la capitale. Il est donc prioritaire d’y réduire la pollution de l’air. Les travaux d’apaisement de la circulation doivent être maintenus et renforcés par d’autres mesures favorisant la mobilité active et partagée, ainsi que la végétalisation.”

Plus largement, l’ensemble des points de mesure du quartier présente des concentrations moyennes annuelles de NO2 supérieures aux recommandations de l’OMS. Seul le point de mesure situé rue Bréart enregistre, certains mois, des concentrations moyennes inférieures au seuil de 10 µg/m3 de NO2.

Pierre Dornier a ajouté : “Pour rappel, plus de 70% des ménages Saint-Gillois n’ont pas de voiture. Il est donc particulièrement injuste que l’air de ces personnes soit si pollué. Une Zone de Basses-Émissions ambitieuse fait partie des solutions.”

FIN

Notes à l’éditeur

Plusieurs centaines de Bruxellois·es meurent prématurément chaque année à cause de la pollution de l’air émise par le trafic routier.

CONTACT

 

Les chercheurs d’air

Pierre Dornier

Directeur

pierre@leschercheursdair.be

+32 496 81 52 63


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Mesures des concentrations en NO2 dans le quartiers “ParviS” (Saint-Gilles)

Mesures des concentrations en NO2 dans le quartiers “ParviS” (Saint-Gilles)


Introduction


Les quartiers apaisés font partie des mesures qui, sur le papier, aident à lutter contre la pollution de l’air émise par le trafic routier. À l’heure actuelle, il existe malheureusement peu de données qui confirment ou infirment cette hypothèse.

Nous avons donc lancé une campagne de mesures pour suivre l’évolution des concentrations en dioxyde d’azote (NO2), un polluant fortement lié au trafic routier, sur le territoire du nouveau quartier apaisé “ParviS” à Saint-Gilles.

Est-ce que la qualité de l’air va s’améliorer au sein de ce quartier ? Est-ce que la pollution sera déplacée vers la périphérie du quartier ? Les résultats de cette étude devraient, à terme, nous aider à répondre à ces questions.

Étant donné que notre campagne de mesures s’étend sur plusieurs années, ce rapport sera amené à être complété.

Résumé


Les mesures montrent que nos 15 stations installées à Saint-Gilles enregistrent toutes une concentration annuelle moyenne de dioxyde d’azote (NO2) supérieure à la recommandation de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Or dépasser ce seuil (10 µg/m³) présente des risques importants pour la santé.

Il est donc essentiel de mettre en place ou de soutenir des outils qui permettent d’améliorer la qualité de l’air à grande échelle (ici sur toute la commune de Saint-Gilles). La Zone de Basses-Émissions, entre autres, remplit parfaitement ce rôle et son calendrier doit donc être maintenu : sortie du moteur diesel en 2030 et du moteur thermique en 2035.

Mais les résultats de notre campagne montrent aussi que certaines rues sont bien plus polluées que d’autres et qu’il faut donc rapidement y apporter des solutions locales.

Par exemple, il est urgent de créer des aménagements visant à limiter le trafic motorisé à Barrière et dans la Rue de Mérode. Cela permettra de privilégier la mobilité active et partagée, ainsi que de verduriser l’espace public, ce qui aura pour conséquence, entre autres, d’améliorer la qualité de l’air.

Méthodologie


Dispositif

Nous utilisons pour cette campagne des tubes dits “passifs” du laboratoire Passam. Ces derniers sont installés à deux mètres de hauteur en rue (sur le trottoir, sur un carrefour, etc.) pour une durée de trente jours. Ils sont remplacés tous les mois. Ils permettent ainsi de connaître la concentration moyenne mensuelle en NO2 aux différents points de mesure.

 

Localisation

Nous évaluons le quartier “ParviS”.

Pour ce faire nous avons placé 15 points de mesure. Huit d’entre eux se trouve sur la périphérie du quartier (Avenue Van Volxem, Avenue Fonsny, Rue Blaes (au-dessus du tunnel de la Porte de Hal), Avenue Louise, Rue Defacqz, Avenue Brugmann, Avenue Albert, Avenue du Parc, Avenue Ceuppens). Six autres sont situés au sein du quartier (Rue Bréart, Barrière, Rue de Mérode, Rue Féron, Parvis (à l’extrémité côté Chaussée de Waterloo), Rue d’Ecosse).

Ces mesures nous permettront de savoir, à terme, si les changements de circulation font baisser les concentrations en NO2 à l’intérieur du quartier et s’ils déplacent la pollution en périphérie du quartier.

 

Durée

Les premières mesures ont débuté le 31 mai 2023. Au moment de la publication de cette version du rapport, nous avons récolté 31 mois de données (juin 2023 – décembre 2025).

Notre objectif est d’effectuer des mesures pendant encore au moins une année. Cela nous permettra de tirer des conclusions robustes.

Résultats


Quatre points de mesure plus de 2,5 fois au-dessus du seuil de l’OMS

Quatre de nos quinze stations ont enregistré, en 2024 et en 2025, une concentration moyenne annuelle de NO2 qui dépasse de plus de 2,5 fois la recommandation de l’OMS.

Une station de mesure, celle que nous avons installée au numéro 198 de la Rue de Mérode, atteint à deux reprises une concentration moyenne mensuelle de 40µg/m3 de NO2, soit 4 fois au-dessus du seuil annuel recommandé par l’OMS.

NO2 : Quatre stations affichent des niveaux plus de 2,5 fois supérieurs au seuil de l'OMS
Les points manquant correspondent à des mois pour lesquels nous n’avons pas de résultats car notre station de mesure a été vandalisée.
Barrière : Concentration moyenne sur toute la durée de mesure
Rue de Mérode 198 : Concentration moyenne sur toute la durée de mesure
Rue du Danemark 2 : Concentration moyenne sur toute la durée de mesure
Rue Blaes 820 : Concentration moyenne sur toute la durée de mesure

Cinq points de mesure entre 2,5 et 2 fois au-dessus du seuil annuel de l’OMS

Cinq de nos quinze stations ont enregistré une concentration moyenne, sur toute la période de mesure, qui dépasse entre 2,5 et 2 fois la recommandation annuelle de l’OMS.

Une station de mesure, celle que nous avons installée au numéro 117 de l’Avenue Louise, atteint une fois une concentration moyenne mensuelle de 31,8µg/m3 de NO2, soit plus de 3 fois au-dessus du seuil annuel recommandé par l’OMS.

NO2 : 5 stations affichent des niveaux entre 2,5 et 2 fois supérieurs au seuil de l’OMS
Avenue Louise 117 : Concentration moyenne sur toute la durée de mesure
Parvis : Concentration moyenne sur toute la durée de mesure
Avenue Van Volxem 364 : Concentration moyenne sur toute la durée de mesure
Avenue du Parc 75 : Concentration moyenne sur toute la durée de mesure
Rue d’Ecosse 2 : Concentration moyenne sur toute la durée de mesure

Cinq points de mesure entre 2 et 1,5 fois au-dessus du seuil de l’OMS

Cinq de nos quinze stations ont enregistré une concentration moyenne, sur toute la période de mesure, qui dépasse entre 2 et 1,5 fois la recommandation de l’OMS.

Toutes ces stations de mesure atteignent au moins une fois une concentration moyenne mensuelle supérieure à 25µg/m3 de NO2, soit plus de 2,5 fois au-dessus du seuil annuel recommandé par l’OMS.

NO2 : 5 stations affichent des niveaux entre 2 et 1,5 fois supérieurs au seuil de l’OMS
Rue Defacqz 140 : Concentration moyenne sur toute la durée de mesure 
Avenue Ceuppens 138 : Concentration moyenne sur toute la durée de mesure
Avenue Albert (devant le Bar du Matin) : Concentration moyenne sur toute la durée de mesure
Avenue Brugmann 123 : Concentration moyenne sur toute la durée de mesure
Rue Féron 45 : Concentration moyenne sur toute la durée de mesure

Un point de mesure entre 1,5 et 1 fois au-dessus du seuil annuel de l’OMS

Seule une de nos quinze stations a enregistré une concentration moyenne, sur toute la période de mesure, qui dépasse entre 1,5 et 1 fois la recommandation de l’OMS.

La concentration moyenne mensuelle de cette station dépasse à plusieurs reprises plus de 2 fois le seuil annuel recommandé par l’OMS. Mais il est également intéressant de noter que c’est le seul point de mesure dont la concentration moyenne mensuelle descend plusieurs fois sous la recommandation de l’OMS.

NO2 : 1 station affiche des niveaux entre 1,5 et 1 fois supérieur au seuil de l’OMS
Rue Bréart 47 : Concentration moyenne sur toute la durée de mesure

Conclusion


Notre campagne de mesures des concentrations en NO2 menée de juin 2023 à décembre 2025 dans le quartier “ParviS” contient plusieurs enseignements.

Elle nous montre tout d’abord que les 15 points de mesure que nous avons installés sont surexposés au NO2. En effet, tous connaissent une concentration annuelle moyenne supérieure à la recommandation de l’OMS.

Quatre stations ont une concentration moyenne plus de 2,5 fois au-dessus du seuil de l’OMS. L’une d’entre elles, située Rue de Mérode 198 a atteint à deux reprises une concentration moyenne mensuelle de 40µg/m3 de NO2, soit 4 fois au-dessus du seuil annuel de l’OMS.

Cependant, une station, située dans la Rue Bréart, connait à plusieurs reprises une concentration moyenne mensuelle en NO2 qui descend sous la recommandation de l’OMS.

Le problème de pollution au dioxyde d’azote que connaît le quartier ParviS peut être atténué de plusieurs manières. Le plus efficace est la Zone de Basses- Émissions (LEZ). Afin de réduire, de manière significative, durable et à l’échelle de toute la Région bruxelloise, les concentrations en NO2, il est essentiel de maintenir le calendrier actuel de la LEZ : sortie du diesel en 2030 et du thermique en 2035.

Ensuite, et de manière plus locale, il est urgent de donner plus de place à la mobilité active et partagée. Cela passe, entre autres, par la création de rues scolaires, de pistes cyclables séparées, de voies de bus ou de tram en site propre, ou encore de la végétalisation des rues. Enfin, d’autres pistes, plus avant-gardistes, peuvent être explorées, par exemple avec la création de bandes de circulations réservées aux véhicules électriques ou au covoiturage.


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Le 22 mai, demandons plus de rues scolaires !

Le 22 mai,

demandons plus de rues scolaires !


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Chaque printemps nous organisons notre grande mobilisation Streets for kids pour demander plus de rues scolaires en Région bruxelloise. L’année dernière, les parents et enfants de 19 écoles se sont mobilisés. 💪 On fait mieux cette année ?

Photos des éditions précédentes

Pourquoi cette mobilisation ?


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Malheureusement, les écoles bruxelloises sont trop polluées, ce qui a des effets parfois très graves sur la santé des enfants. En Région bruxelloise, une grande partie de la pollution vient du trafic routier. Les rues scolaires aident donc nos enfants à mieux respirer. Pour rappel, une rue scolaire est une rue qui passe devant une école et qui est piétonne, au moins au moment de l’entrée et/ou de la sortie des classes, au mieux tout le temps. Cliquez ici pour en savoir plus sur les rues scolaires.

La mobilisation Streets for kids visibilise, de manière festive et inclusive, la problématique des rues scolaires et incite fortement les élu·es à en créer de nouvelles. Il y en a d’ailleurs de plus en plus en Région bruxelloise, même si elles restent encore trop rares.

Comment participer ?

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Quand ?

Le 22 mai 2026. Vous avez la possibilité d’organiser l’action soit en matinée, avant l’entrée en classe, soit en journée, au moment de la sortie de l’école. Nous privilégions l'après-midi car cela permet aux parents et aux enfants de rester plus longtemps pour jouer, discuter, manger, boire, etc.

Où ?

Devant l'école de vos enfants. L'idéal est de fermer la rue au trafic routier et d'y organiser des jeux (nous pouvons vous donner un coup de main). Si ce n'est pas pas possible, l'action peut se tenir sur le trottoir, avec quelques tables pour distribuer à boire et à manger. En dernière option, la mobilisation peut avoir lieu dans la cour de récréation.

Qui ?

Les parents d'élèves de l'école. Plus vous êtes nombreux/euses, plus vous pourrez faire des actions impactantes. Les enseignant·es et/ou les directions sont aussi les bienvenu·es évidemment.

Quoi ?

Nous vous proposons un "kit animation" de base qui comprend des craies pour dessiner par terre, des bulles de savon, des flyers d'information et 50€ pour acheter à boire et à manger. Nous vous invitons à exploiter des compétences que vous auriez dans votre groupe de parents : jouer de la musique, faire du grimage, faire des tours de magie, créer un coin lecture, etc.

Inscrivez-vous !


Remplissez le formulaire ci-dessous. Ca prend 10 secondes gros max. Nous allons ensuite vous recontacter pour voir avec vous ce qu’il est possible de faire. Merci !

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Saint-Gilles largement en tête de la course aux rues scolaires

Saint-Gilles largement en tête de la course aux rues scolaires


Les communes de Saint-Gilles, Forest et Bruxelles sont les plus entreprenantes de la Région bruxelloise en matière de rues scolaires (1). C’est ce qui ressort d’un nouveau classement publié par l’asbl Les chercheurs d’air. Limiter le trafic routier aux abords des écoles permet de mieux protéger les enfants de la pollution de l’air, de la pollution sonore et des risques d’accidents de la route.

Les communes ont été classées sur base de 7 critères (2), tels que la part des écoles bénéficiant d’une rue scolaire ou la promesse des échevin·es en charge de la mobilité d’en créer de nouvelles.

Saint-Gilles arrive en tête, et de loin, avec 40% de ses écoles fondamentales qui bénéficient déjà d’une rue scolaire et une volonté politique d’en créer de nouvelles.

Forest et Bruxelles ont un faible taux de rues scolaires mais s’engagent à rattraper ce retard en en créant de nouvelles, dont une piétonne à Forest.

Schaerbeek et Jette obtiennent également une note au-dessus de la moyenne. Dans la première commune, près de 20 % des écoles disposent déjà d’une rue scolaire mais il n’est prévu d’en créer qu’une seule en plus. De son côté, Jette compte peu d’aménagements mais s’engage à mettre en place deux nouvelles rues scolaires d’ici fin 2027.

Renaud Leemans, Coordinateur de Campagnes chez Les chercheurs d’air, a déclaré : “Les rues scolaires sont un outil formidable et simple à mettre en place pour protéger nos enfants de la pollution de l’air. Nous nous réjouissons de voir que certaines communes l’ont compris et s’engagent en faveur de cet aménagement.”

Ailleurs, la moyenne n’est pas atteinte. Soit par manque de rues scolaires en place, soit par manque de volonté d’en créer plus, soit pour ces deux raisons combinées.

Auderghem se retrouve tout en bas du classement. Cette commune est la seule à n’avoir créé aucune rue scolaire. Elle ne semble pas vouloir remédier à ce retard puisqu’elle ne les mentionne pas dans sa DPG et son échevine de la mobilité ne s’engage pas à en créer.

Renaud Leemans à ajouté : “Il est dommage que certaines communes ne semblent pas se soucier du bien-être de leurs enfants. Leur exposition à des niveaux dangereux de pollution de l’air risque de leur causer de graves problèmes de santé à court, moyen et long terme.”

En Région bruxelloise, sur les 622 écoles maternelles et primaires, 121 sont exposées à des concentrations en NO2 entre deux et trois fois supérieures au seuil de l’OMS. Aucune n’est en dessous de cette recommandation. Pourtant, seules 11% des écoles fondamentales bénéficient d’une rue scolaire. Alors que 70% pourraient facilement en avoir une.

FIN

 

Notes

(1) Une rue scolaire est une rue qui passe devant une école et qui est fermée au trafic routier, au moins au moment de l’entrée en classe et/ou de la sortie des classes, au mieux de manière permanente.

(2) Critères de classification :

  • Mention des rues scolaires dans la Déclaration de Politique Générale
  • Engagement de l’échevin·e de la mobilité à créer au moins une rue scolaire d’ici fin 2027
  • Nombre de rues scolaires qu’il/elle s’engage à créer d’ici fin 2027
  • Engagement de l’échevin·e à créer au moins une rue scolaire piétonne d’ici fin 2027
  • Engagement qu’il/elle va piétonniser une rue scolaire existante
  • Projet concret de rues scolaires
  • Proportion d’écoles bénéficiant d’une rue scolaire

CONTACT

 

Les chercheurs d’air

Renaud Leemans

Coordinateur de campagnes

renaud@leschercheursdair.be

+32 487 62 08 61


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Quelles sont les communes qui soutiennent le plus les rues scolaires ?

Quelles communes soutiennent le plus les rues scolaires ?


Résumé


Nous avons établi un classement des communes bruxelloises selon leur investissement en faveur des rues scolaires. Cette évaluation tient compte du nombre de dispositifs existants, des projets en cours et de l’engagement des élu·es à en créer de nouveaux.

L’analyse révèle que seules cinq communes bruxelloises se distinguent réellement par leur volonté de développer des rues scolaires. Saint-Gilles arrive en tête grâce à une forte proportion d’écoles déjà concernées et à la poursuite de nouveaux projets. Forest, la Ville de Bruxelles, Jette et Schaerbeek sont les seules autres communes à dépasser la moyenne, notamment grâce à des projets concrets. Parmi les communes obtenant moins de la moyenne à notre classement, Evere et Watermael-Boitsfort sont les deux seules à s’engager à créer une nouvelle rue scolaire d’ici fin 2027.

Ailleurs, les engagements concrets restent absents malgré la présence de rues scolaires appréciées des familles, et parfois mentionnées dans les accords de majorité. Certaines communes, comme Anderlecht, Koekelberg ou Woluwe-Saint-Lambert, ne montrent aucun intérêt à développer de nouveaux dispositifs. Auderghem ne dispose d’aucune rue scolaire ni de projet en ce sens.

Ce manque d’ambition politique contraste avec l’opinion publique : 72 % des Bruxellois·es soutiennent la création de zones piétonnes devant les écoles. Cette situation est d’autant plus regrettable que les rues scolaires jouent un rôle essentiel pour la santé et la sécurité des enfants, dans un contexte de pollution de l’air préoccupant.

Les rues scolaires face à la pollution de l'air


Dans les grandes villes, à Bruxelles comme ailleurs, le trafic routier est la principale source de pollution atmosphérique. Il émet près de la moitié des oxydes d’azote (NOx) et près d’un quart des particules fines PM2.5.

Une exposition à ces deux polluants, sur le court comme sur le long terme, est source de nombreux problèmes de santé. Certains peuvent être considérés comme légers. C’est le cas par exemple de gênes respiratoires telles que des éternuements. D’autres sont bien plus graves : asthme, AVC, cancers, etc.

Les enfants sont particulièrement vulnérables à la pollution de l’air car leur métabolisme est encore en développement, car ils respirent plus vite et parce que, du fait de leur petite taille, ils sont plus proches des sources de pollution que sont les pots d’échappement.

À Bruxelles, beaucoup trop d’écoles sont littéralement asphyxiées par le trafic routier, avec des conséquences très graves sur la santé des enfants.

Comme le montre notre rapport, sur les 622 écoles fondamentales bruxelloises, 121 connaissent des concentrations en NO2 entre deux et trois fois supérieures au seuil de l’OMS. Aucune n’est en dessous de cette recommandation.

Les rues scolaires sont des voiries situées devant des écoles et fermées au trafic motorisé. Elles peuvent être temporaires, actives uniquement lors des heures d’entrée et de sortie des classes, ou permanentes.

En limitant le trafic motorisé aux abords des écoles, elles aident les enfants à mieux respirer. Elles sont également un outil essentiel pour améliorer la sécurité routière et créer des espaces de rencontres. Aujourd’hui, à peine 11% des écoles fondamentales publiques bénéficient d’une rue scolaire. On pourrait pourtant en créer rapidement et facilement devant 70% d’entre elles.

Méthodologie


Pour établir ce classement, nous nous sommes basés sur 7 critères :

  1. Mention dans la Déclaration de Politique Générale (2 points). Nous avons analysé la DPG de chaque commune et avons relevé toutes les mentions des rues scolaires.
  2. Engagement de l’échevin·e de la mobilité à créer au moins une rue scolaire d’ici fin 2027 (2 points). Via un formulaire en ligne, nous avons demandé aux échevin·es de la mobilité des 19 communes si, oui ou non, ils et elles s’engagent à créer de nouvelles rues scolaires d’ici 2027 (mi-mandat).
  3. Nombre de rues scolaires qu’il/elle s’engage à créer d’ici fin 2027 (2 points). Via le même formulaire, nous avons demandé aux échevin·es de la mobilité des 19 communes combien de nouvelles rues scolaires ils et elles s’engagent à créer d’ici 2027, le cas échéant.
  4. Engagement de l’échevin·e à créer au moins une rue scolaire piétonne d’ici fin 2027 (2 points). Via le même formulaire, nous avons demandé aux échevin·es de la mobilité des 19 communes si ils et elles s’engagent à créer de nouvelles rues scolaires piétonnes d’ici 2027. Ne sont pris en compte ici que les engagements à piétonniser une rue qui n’est pas déjà une rue scolaire temporaire.
  5. Engagement qu’il/elle va piétonniser une rue scolaire existante (2 points). Via le même formulaire, nous avons demandé aux échevin·es de la mobilité des 19 communes si ils et elles s’engagent à piétonniser une rue scolaire existante.
  6. Projet concret de rues scolaires (2 points). Nous avons inventorié l’ensemble des projets de rues scolaires approuvés par le Collège communal, faisant l’objet d’une demande de subsides pour leur aménagement ou leur accompagnement, ou encore étant à un stade avancé d’étude en interne. Cet inventaire a été réalisé en collaboration avec les 19 communes.
  7. Proportion d’écoles bénéficiant d’une rue scolaire (5 points). Nous avons inventorié toutes les écoles maternelles et primaires qui ont une rue scolaire. Cet inventaire a été fait en collaboration avec les 19 communes.

Cette évaluation nous a permis d’obtenir un résultat sur 17, que nous avons ramené sur 10 points dans le résultat final pour une lecture plus aisée.

Nous n’avons pas reçu de réponse des échevin·es d’Etterbeek, Molenbeek, Saint-Josse et de Woluwe-St-Pierre, malgré de nombreuses relances. Anderlecht et Ixelles ont, quant à elles, refusé de participer à notre enquête. Ce manque de réaction laisse malheureusement penser que les rues scolaires, et, par extension, la santé et la sécurité des enfants, ne constituent pas une priorité pour ces communes.

Pour l’ensemble des communes n’ayant pas répondu, nous avons attribué un « Non » aux questions portant sur l’engagement à créer des rues scolaires d’ici fin 2027 (critère 2, 3, 4 et 5). Nous avons toutefois pris en considération la proportion d’écoles déjà dotées d’une rue scolaire, la présence éventuelle de ce dispositif dans les Déclarations de Politique Générale, ainsi que les projets concrets communiqués par les services mobilité (critères 1, 6 et 7).

Classement


Voici les résultats, sur 10, pour chaque commune. Certaines communes ont le même score. Nous avons alors inscrit un signe “=”. Nous avons cependant gardé le classement sur 19 pour les autres communes.

Classement général des communes bruxelloises en fonction de leur engagement en faveur des rues scolaires

* Absence de réponse

Détail en annexe

Analyse


Qui va créer des rues scolaires ?

À la suite des élections communales et des accords de majorité, 12 communes sur 19 ont intégré les rues scolaires dans leur Déclaration de Politique Générale.

Toutefois, parmi celles-ci, seules 5, via leur échevin·e de la mobilité, s’engagent à créer de nouvelles rues scolaires d’ici fin 2027, soit la mi-mandat. Il s’agit de

  • la Ville de Bruxelles
  • Schaerbeek
  • Watermael-Boitsfort
  • Forest
  • Saint-Gilles

Ces deux dernières prévoient également la piétonnisation d’une rue scolaire existante.

Les sept autres communes ayant inscrit les rues scolaires dans leur DPG ne s’engagent pas à en mettre en place, au détriment de la santé et de la sécurité des enfants (Etterbeek, Ganshoren, Ixelles, Molenbeek, Saint-Josse, Uccle, Woluwe-St-Pierre).

Du côté des communes qui ne mentionnent pas les rues scolaires dans leur DPG, deux exceptions se distinguent : Evere et Jette, où les échevin·es de la mobilité projettent malgré tout d’en créer au moins une d’ici 2027.

Les cinq autres, à savoir Anderlecht, Auderghem, Berchem-Sainte-Agathe, Koekelberg et Woluwe-Saint-Lambert, choisissent de ne pas intégrer les rues scolaires dans leurs DPG. Elles ne s’engagent pas non plus à en créer de nouvelles d’ici la mi-mandat. Elles occupent logiquement les dernières places du classement.

Mention des rues scolaires dans la DPG (critère 1) et Engagement de l’échevin·e à créer au moins une rue scolaire d’ici la mi-mandat (critère 2)

Parmi les communes qui s’engagent à créer au moins une rue scolaire d’ici la mi-mandat (critère 2) : nombre de rues scolaire qu’elles s’engagent à créer (critère 3) et engagement à piétonniser une rue scolaire existante (critère 5)

Quelles communes ont des projets en cours ?

Parmi les 7 communes qui s’engagent, via leur échevin·e de la mobilité, à créer de nouvelles rues scolaires, trois communes ont des projets concrets en cours actuellement :

  • la Ville de Bruxelles
  • Forest
  • Jette

Par concrets, nous entendons des projets approuvés par le Collège Communal, qui ont fait l’objet d’une demande de subsides pour leur aménagement ou pour l’accompagnement de leur mise en place, ou qui sont à l’étude en interne. Ces trois communes ont ainsi amorcé des actions visibles afin de respecter leur objectif de créer au moins une rue scolaire d’ici la fin de l’année 2027.

Rues scolaires existantes, où en est-on ?

Pour intégrer à notre classement les rues scolaires existantes, nous avons mis à jour notre inventaire. Il indique, pour chaque commune, la proportion d’écoles fondamentales publiques disposant d’une rue scolaire, qu’elle soit piétonne ou temporaire.

Saint-Gilles se démarque clairement : proportionnellement, c’est la commune qui compte le plus grand nombre d’écoles fondamentales dotées d’une rue scolaire. Derrière elle, neuf communes en ont mis en place devant 10 à 20 % de leurs écoles. Les autres communes restent sous ce seuil de 10 %, Auderghem occupant la dernière place sans aucune rue scolaire.

Il est important de noter que, même dans les communes qui se trouvent en tête de cet inventaire, il reste encore du travail à faire en créant plus de rues scolaires, idéalement piétonnes et végétalisées.

Conclusion


L’analyse met en évidence cinq communes qui se distinguent nettement par leur engagement concret en faveur des rues scolaires. Parmi elles, Saint-Gilles occupe la première place. La commune se démarque par la proportion particulièrement élevée d’écoles en bénéficiant sur son territoire, et poursuit par ailleurs ses efforts pour en créer de nouvelles.

Forest, la Ville de Bruxelles, Jette et Schaerbeek se positionnent également parmi les communes les plus engagées, notamment grâce à des projets concrets de création de nouveaux aménagements de ce type.

Evere et Watermael-Boitsfort sont les seules communes à obtenir moins de la moyenne à notre score, mais à tout de même prévoir la création d’au moins une rue scolaire d’ici la fin de l’année 2027.

Au-delà de ces communes, aucun engagement formel en faveur de nouveaux projets n’a été identifié. Certaines d’entre elles mentionnent pourtant les rues scolaires dans leur accord de majorité (Etterbeek, Ganshoren, Ixelles, Molenbeek, Saint-Josse, Uccle et Woluwe-Saint-Pierre). Elles disposent déjà de dispositifs grandement appréciés des familles. Il est dommage que le succès rencontré par ceux-ci n’encourage pas la création de nouvelles rues scolaires.

D’autres communes, telles qu’Anderlecht, Koekelberg et Woluwe-Saint-Lambert, ne manifestent pour l’instant aucun intérêt à développer ce type de projet.

Enfin, Auderghem clôt le classement : il s’agit de la seule commune ne disposant d’aucune rue scolaire, ne mentionnant pas ce dispositif dans son accord de majorité et n’ayant annoncé aucun projet en ce sens.

Pour rappel, les rues scolaires sont un outil formidable pour protéger les enfants de la pollution de l’air, de la pollution sonore ou encore des accidents de la route. Il est donc essentiel d’en créer partout où c’est possible. Nous nous réjouissons que certaines communes montrent l’exemple en la matière. Nous espérons qu’elles vont continuer dans cette direction et que les autres communes vont les suivre au plus vite. La santé et le bien-être de nos enfants sont en jeu.

Annexes


Questionnaire

1) Vous engagez-vous à créer au moins une nouvelle rue scolaire d’ici fin 2027 ?

Oui / Non

(Si oui)

1.1) Combien de rues scolaires vous engagez-vous à créer d’ici fin 2027 ?

1 / 2 / 3 ou plus

1.2) Vous engagez-vous à créer au moins une nouvelle rue scolaire piétonne en permanence ?

Uniquement parmi les nouvelles rues scolaires que vous vous engagez à créer d’ici fin 2027. Ne sont pas concernées dans cette question les rues scolaires déjà existantes qui deviendraient piétonnes.

Oui / Non

2) Vous engagez-vous à piétonniser une rue scolaire déjà existante aujourd’hui ?

On prend en compte ici les rues scolaires déjà en place aujourd’hui, fermée au trafic motorisé à certains moment de la journée, mais que vous vous engagez à rendre piétonne en permanence.

Oui / Non

Résultats complets


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