Une majorité de parents satisfaits de leur rue scolaire
Une majorité de parents satisfaits de leur rue scolaire
Une nouvelle enquête menée par l’asbl Les chercheurs d’air et l’ULB, avec le soutien de Breathe Cities, montre qu’une large majorité de parents sondés soutient le maintien des rues scolaires (1) devant l’école de leurs enfants. La plupart des répondant·es associent les rues scolaires à plus de sécurité routière, plus d’interactions sociales et moins de pollution.
Les parents, les membres du personnel et les riverain·es de l’école du Centre (Uccle) et de l’école n°8 (Ixelles) ont été interrogé·es par des étudiant·es de l’ULB sur leur soutien aux rues scolaires qui y ont été créées. Les résultats sont sans appel : à l’école du Centre, 83,5% des répondant·es (103 réponses au total) sont en faveur du maintien de la rue scolaire. A l’école 8, ce chiffre monte à 98,7% (74 réponses au total).
Pour l’école Peter Pan, l’asbl Les chercheurs d’air a fait circuler son propre sondage auprès des parents. Parmi les 154 réponses récoltées, 91,6% des répondant·es ont coché “oui” à la question “Trouvez-vous positif que la Rue de la Rhétorique, devant l’école Peter Pan, soit une rue scolaire ?”.
Renaud Leemans, Coordinateur de Campagnes chez Les chercheurs d’air, a déclaré : “Le processus de création des rues scolaires est souvent laborieux et conflictuel. Pourtant, une fois en place, cet aménagement fait la quasi unanimité. Nous espérons que celà aide à convaincre les communes qui hésitent encore à apaiser les abords des écoles. Le nouveau gouvernement régional a d’ailleurs placé les quartiers scolaires au cœur de sa politique de mobilité, il faut saisir cette opportunité.”
L’enquête menée par l’ULB montre également que les rues scolaires sont perçues comme ayant un impact positif sur la sécurité routière (78,6% des répondant·es de l’école du Centre et 90,5% à l’école n°8), sur la qualité de l’air (69,9% à Uccle et 75,7% à Ixelles), ainsi que sur les relations sociales (71,9% et 73%).
Renaud Leemans a ajouté : “Les rues scolaires ne servent pas qu’à améliorer la qualité de l’air. Moins de trafic qui passe devant l’école c’est aussi moins de risques d’accidents pour les enfants. Et un espace moins stressant pour les parents, qui peuvent alors plus facilement discuter et, ainsi, socialiser.”
Pour rappel, seules 11% des écoles fondamentales publiques bruxelloises bénéficient d’une rue scolaire, alors que ce chiffre pourrait facilement atteindre 70%. L’asbl Les chercheurs d’air demande aux 19 communes de la Région de redoubler d’efforts pour en créer de nouvelles rapidement.
Note à l’éditeur
(1) Une rue scolaire est une rue qui passe devant une école et qui est piétonne, a minima aux heures d’arrivée et de sortie des élèves, au mieux en permanence.
CONTACT
Les chercheurs d’air
Renaud Leemans
Coordinateur de Campagnes
renaud@leschercheursdair.be
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Les rues scolaires plébiscitées par leurs usagers et usagères
Enquête - Les rues scolaires plébiscitées par leurs usagers et usagères
Avec le soutien de

Introduction
À Bruxelles, beaucoup trop d’écoles sont littéralement asphyxiées par le trafic routier, avec des conséquences parfois très graves sur la santé des enfants. Comme le montre notre rapport, sur les 622 écoles fondamentales bruxelloises, 121 connaissent des concentrations en NO2 entre deux et trois fois supérieures au seuil de l’OMS. Aucune n’est en dessous de cette recommandation.
En limitant le trafic motorisé aux abords des écoles, les rues scolaires aident les enfants à mieux respirer.
Actuellement, seuls 10,8% des écoles bruxelloises bénéficient d’une rue scolaire, on pourrait pourtant en créer facilement et rapidement devant 70% d’entre elles. Cela répondrait à un vœu citoyen puisqu’une large majorité de Bruxellois·es soutient la création de zones piétonnes devant les écoles de la capitale.
Résumé
Est-ce que les rues scolaires en place sont bien acceptées ?
Afin de répondre à cette question, nous avons réalisé, en collaboration avec l’ULB, et avec le soutien de Breathe Cities, un sondage auprès des parents, membres du personnel, et riverain·es de deux écoles bénéficiant d’une rue scolaire : l’école 8 à Ixelles et l’école du Centre à Uccle.
Les réponses montrent que 89,8% des 177 répondant·es sont favorables au maintien de la rue scolaire (83,5% pour l’école du Centre, 98,6% pour l’école 8).
De plus, une grande majorité des sondé·es évalue positivement l’impact de la rue scolaire sur la sécurité routière, le bien-être, la qualité de l’air et les relations sociales.
Nous avons également réalisé un sondage auprès des parents de l’école Peter Pan à Saint-Gilles, où se trouve aussi une rue scolaire. Les résultats sont similaires à ceux de l’enquête menée par l’ULB : 91,6% des 154 parents ayant répondu trouvent positif que la rue de la Rhétorique, devant l’école Peter Pan, soit une rue scolaire. Et 69,5% des sondé·es souhaitent la piétonnisation permanente de la rue.
Méthodologie
Ce rapport s’appuie sur deux sondages :
- Le premier a été mené dans la rue scolaire de l’école 8 (Ixelles) et dans celle de l’école du Centre (Uccle). Cette enquête a été réalisée par des étudiant·es du Master en sciences et gestion de l’environnement de l’ULB. Ils et elles ont interrogé des parents, membres du personnel scolaire et riverain·es au moyen d’un questionnaire en ligne, ainsi que de porte-à-porte et de toutes-boîtes.
- Le deuxième a été mené auprès des parents de l’école Peter Pan (Saint-Gilles), en ligne, par l’asbl Les chercheurs d’air.
Les répondant·es se répartissent de la manière suivante :
Ecole du Centre :
- 84 parents
- 10 riverain·es
- 8 membres du personnel
Ecole 8 :
- 58 parents
- 11 riverain·es
- 5 membres du personnel
Les questions étaient les suivantes :
- Profils : âge, genre, statut (parent, membre du personnel, riverain·e), mode de transport, fréquence d’utilisation de la rue scolaire
- Est-ce que la rue scolaire a modifié la façon dont vous vous déplacez ?
- Comment évaluez-vous (Très négatif / Négatif / Neutre / Positif / Très positif) l’impact de la rue scolaire sur
- La durée de vos déplacements ?
- L’accès aux différentes infrastructures ?
- Votre organisation quotidienne ?
- La sécurité routière ?
- La qualité de l’air ?
- La santé ?
- Le bien-être ?
- Les relations sociales ?
- À quel point trouvez-vous important d’avoir mis en place la rue scolaire ? (Pas du tout important / Pas important / Neutre / Important / Très important)
- Êtes-vous favorable au maintien de la rue scolaire Avenue du Bois de la Cambre / Rue du doyenné ? (Pas du tout favorable / Pas favorable / Neutre / Favorable / Très favorable)
- Êtes-vous favorable à la piétonnisation complète et permanente de l’Avenue du Bois de la Cambre / Rue du doyenné ? (Pas du tout favorable / Pas favorable / Neutre / Favorable / Très favorable)
Le sondage a été diffusé via les canaux internes des écoles pour les parents et les membres du personnel. Les riverain·es ont été contacté via toutes-boîtes et porte-à-porte.
Ecole Peter Pan :
154 parents ont répondu au sondage. Les questions suivantes ont été posées :
- Trouvez-vous positif que la rue de la Rhétorique, devant l’école Peter Pan, soit une rue scolaire ? (Oui / Non / Je ne sais pas)
- Souhaitez-vous que la rue de la Rhétorique devienne piétonne en permanence ? (Oui / Non / Je ne sais pas)
- Est-ce que vous voyez des améliorations possibles à la rue de la Rhétorique ? Plusieurs choix possibles parmis : plus de végétalisation ; du mobilier urbain ; des aménagements pour les enfants ; de la décoration ; je ne vois pas d’amélioration possible ; autre (Précisez)
Résultats détaillés
Les résultats de ces deux sondages offrent un bon aperçu du ressenti et du niveau de soutien des usagers/ères des rues scolaires analysées. Ils mettent en évidence les observations suivantes :
Ecole du Centre
Une large majorité (83,5%) des usagers/ères de la rue scolaire de l’école du Centre qui ont répondu se prononce en faveur de son maintien. Les résultats nous apprennent également que près de la moitié des sondé·es (48,5%) sont favorables à la piétonnisation complète et permanente de la rue scolaire.
79% des personnes interrogées à l’école du Centre ont évalué de manière positive ou très positive les impacts de la rue scolaire sur la sécurité routière. Parmi les même répondant·es, ce chiffre s’élève à 74% pour le bien-être, 72% pour les relations sociales et 70% pour la qualité de l’air.
Ecole 8
La quasi-totalité (98,6%) des usagers/ères de la rue scolaire de l’école 8 qui ont répondu se prononce en faveur de son maintien. Les résultats nous apprennent également que près de 6 sondé·es sur 10 (59,5%) sont favorables à la piétonnisation complète et permanente de la rue scolaire.
91% des personnes interrogées à l’école 8 ont évalué de manière positive ou très positive les impacts de la rue scolaire sur la sécurité routière. Parmi les mêmes répondant·es, ce chiffre s’élève à 78% pour le bien-être, 76% pour la qualité de l’air et 73% pour les relations sociales.
Ecole Peter Pan
Parmi les parents ayant répondu à l’enquête, 91,6% trouvent la rue scolaire positive. Par ailleurs, 69,5 % souhaitent qu’elle devienne piétonne de manière permanente.
Concernant les améliorations à apporter à la rue scolaire existante, 85% des parents de l’école Peter Pan interrogé·es demandent davantage de végétalisation. Un peu plus de la moitié (55%) demande également du mobilier urbain tel que des bancs.
Conclusion
Le soutien des utilisateurs/rices aux trois rues scolaires analysées est évident. Les parents mettent en avant des bénéfices concrets et immédiats, tant pour eux que pour leurs enfants (meilleure sécurité routière, meilleure qualité de l’air, plus d’opportunités de socialisation). Ces résultats s’inscrivent dans la continuité de nos précédentes enquêtes, qui montraient déjà un appui largement majoritaire des Bruxellois·es en faveur de zones piétonnes aux abords des écoles.
Sur base de ces conclusions, nous appelons les responsables politiques à renforcer leur engagement en faveur des rues scolaires, un levier simple et efficace pour améliorer la santé et la sécurité des enfants et des familles.
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Avec le soutien de

Lettre à Monsieur le Bourgmestre Jean Spinette
Lettre ouverte à l'attention de Monsieur Jean Spinette, Bourgmestre de Saint-Gilles
Monsieur le Bourgmestre de Saint-Gilles, Jean Spinette,
Nous nous permettons de vous envoyer ce courrier pour vous demander, d’ici la fin de l’année 2027, la piétonnisation et la végétalisation de la Rue de la Rhétorique.
Plus de 900 enfants sont scolarisés dans cette rue (crèche Les Bengalis, école Peter Pan et Athénée Royal Victor Horta). Malheureusement, ces jeunes, dont le métabolisme est encore en développement, y respirent des concentrations en dioxyde d’azote qui sont 2 fois supérieures à la recommandation de l’OMS. Par ailleurs, le passage régulier de véhicules motorisés les expose à un risque accru d’accidents de la route.
Pour les raisons suivantes, la Rue de la Rhétorique serait simple et logique à piétonniser :
- Grâce à son sens unique et à son statut de rue scolaire, le trafic routier y est faible et sa fermeture n’entraîne pas de report de trafic significatif. La piétonnisation s’intégrerait donc facilement dans le plan de circulation du quartier.
- La commune de Saint-Gilles est la moins motorisée de la région : plus de 70% des ménages n’ont pas de voiture. La piétonnisation permettrait ainsi de rééquilibrer plus justement l’espace public en fonction des usages réels et des modes de déplacement majoritaires.
- Près de 90 % des élèves de Peter Pan et 99 % de ceux de l’Athénée Royal Victor Horta utilisent les transports en commun, le vélo ou la marche pour rejoindre leur établissement scolaire. Ces chiffres sont similaires pour les enseignant·es et les membres du personnel avec un taux de plus de 80% dans chaque école. La piétonnisation de la Rue de la Rhétorique permettrait donc à cette majorité de se déplacer de manière plus sûre et plus agréable. Ce serait aussi l’occasion d’installer des arceaux pour que les parents qui accompagnent leurs enfants à vélo puissent facilement attacher ce dernier.
D’après notre récent sondage, 91,6% des parents de l’école Peter Pan interrogés trouvent positive la rue scolaire inaugurée lors de votre premier mandat. Ils et elles sont 7 sur 10 à soutenir la piétonnisation permanente de la rue de la Rhétorique, pour pouvoir profiter tout au long de l’année d’un espace sécurisé et adapté aux enfants.
Créer une rue piétonne permettrait non seulement de mieux protéger les enfants de la pollution de l’air et des accidents de la route. Elle créerait aussi un espace de rencontre, de jeu et de détente pour les personnes qui vivent dans le quartier.
Nous comprenons que pour certain·es membres du personnel de Victor Horta, l’accès en voiture est important. Ce point ne devrait cependant pas bloquer le projet complet de “rue jardin”. En effet, comme présenté sur la maquette ci-dessous, la piétonnisation de la Rue de la Rhétorique pourrait débuter juste après l’entrée du parking de l’athénée et aller jusqu’en haut de la rue.

Monsieur le Bourgmestre, afin de mieux protéger la santé des enfants, de répondre aux attentes des parents et de rendre le partage de l’espace public plus équitable, pouvez-vous vous engager à piétonniser la rue de la Rhétorique d’ici fin 2027 ?
Cela constituerait une avancée concrète vers une commune de Saint-Gilles plus apaisée, plus équitable et véritablement adaptée aux enfants comme aux générations futures. Vous seriez alors le premier Bourgmestre bruxellois à créer une “rue jardin” ambitieuse dans un quartier densément peuplé et fortement pollué.
Signataires
AMO Itinéraire
Heroes For Zero
Kool Chou
La Ville aux Enfants
Les chercheurs d’air
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Des livraisons plus durables pour mieux respirer à Bruxelles
Des livraisons plus durables pour mieux respirer à Bruxelles
Initialement publié dans Le Soir
En Région bruxelloise, les livraisons à domicile sont de plus en plus nombreuses. Les colis, souvent transportés par des camionnettes diesel, ont un impact négatif sur la qualité de l’air que nous respirons. Elles sont aussi une source importante de CO2, qui impacte le climat. Afin de lutter contre cette pollution, il est essentiel d’optimiser et de rendre plus propre la logistique urbaine liée au e-commerce. Les citoyen·nes le demandent. Les élu·es et les entreprises doivent agir.
En effet, une récente enquête réalisée par OpinionWay indique que 61% des répondant·es pensent que les entreprises doivent agir maintenant pour lutter contre le changement climatique. Et 59% aimeraient que leur ville fasse plus pour soutenir des livraisons durables.
Chaque jour, environ 40 000 camionnettes circulent en Région bruxelloise. On estime à environ un tiers celles qui sont utilisées pour livrer et/ou collecter des marchandises. Étant donné que la grande majorité roule au diesel, à l’essence ou au gaz (seules 2% sont électriques), elles occasionnent une pollution de l’air importante. Ces véhicules émettent également du CO2 et sont source d’embouteillages, de collisions et de bruit.
Que pouvons-nous faire pour répondre à ce problème grandissant ?
Moins consommer pour moins polluer
Tout d’abord, il est impératif de réduire notre consommation superflue. C’est la base. Et lorsqu’un achat est nécessaire, privilégions les commerces locaux, en s’y rendant à pied, à vélo ou en transports en commun.
Ensuite, pour les livraisons qui restent, favorisons les points relais et les lockers chaque fois que c’est possible. En effet, ces derniers permettent d’optimiser les déplacements des camionnettes. Plutôt que de faire 100% de tous les trajets, elles en font une partie (jusqu’aux points relais/lockers) et les client·es font l’autre partie (sans voiture idéalement). Ainsi, les livreurs roulent beaucoup moins.
Enfin, lorsqu’un colis doit être livré à domicile, donnons la priorité aux vélos cargo et aux camionnettes électriques pour les transporter. Pour y parvenir, les entreprises doivent assumer leur part et proposer des solutions de livraison propres par défaut.
L’envie est là
L’enquête d’OpinionWay citée plus haut indique que 66% des sondé·es sont prêt·es à récupérer leur livraison en point relais si cela coûte moins cher que la livraison à domicile. Bonne nouvelle : la plupart du temps, c’est déjà le cas.
De plus, en Région bruxelloise, 60% des habitant·es sont à moins de 5 minutes à pied d’un point relais et 98% à moins de 10 minutes.
Alors pourquoi ne voit-on pas une utilisation généralisée des points relais et des lockers ?
Rendre les prix plus compétitifs
L’écart de prix entre livraison à domicile et point relais/lockers reste souvent minime. Insuffisant pour faire basculer les habitudes.
Pour encourager les options durables, le point relais/locker doit être sensiblement plus avantageux — d’au moins quelques euros et en fonction du prix des biens.
Nous demandons donc aux entreprises qui vendent en ligne de rendre la livraison en point relais/locker manifestement plus avantageuse.
Nous demandons également aux communes et à la Région de faciliter l’implantation de nouveaux points relais/lockers, particulièrement là où il y a déjà beaucoup de passage.
En rendant les points relais/lockers réellement plus avantageux, en développant des solutions de livraison propres et en facilitant leur implantation dans toute la Région, il est possible de réduire fortement l’impact des livraisons sur notre environnement urbain. Les citoyen·nes sont prêt·es à changer leurs habitudes et les solutions existent déjà. Il appartient désormais aux entreprises et aux pouvoirs publics de créer les conditions qui permettront à ces alternatives durables de devenir la norme plutôt que l’exception.
Signataires :
Pierre Dornier, Directeur, Les chercheurs d’air
Karin Enzlin, Head of Sustainability Belgium, Bpost
Arnoldas Kevalaitis, Senior Director of Network Development, Vinted Go
Philippe Lebeau, Chercheur à la VUB
Jens Müller, Directeur adjoint, Clean Cities Campaign
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La majorité des Bruxellois·es soutient la création de rues scolaires piétonnes et végétalisées
La majorité des Bruxellois·es soutient la création de rues scolaires piétonnes et végétalisées
La plupart des habitant·es de la capitale sont en faveur de la création de zones piétonnes devant les crèches et les écoles de la Région. La végétalisation des rues scolaires reçoit également un fort soutien. C’est ce que montre un nouveau sondage commandé par l’asbl Les chercheurs d’air. Ces résultats sont publiés à l’occasion de l’événement Streets for kids qui mobilise les parents et enfants de 17 écoles pour demander plus de rues scolaires à Bruxelles.
L’enquête, réalisée par l’institut d’études Dedicated (1), montre que 73% des Bruxellois·es soutiennent la création de zones piétonnes devant l’entrée des crèches et des écoles primaires bruxelloises. Il ressort également des résultats que 83% de la population de la Région bruxelloise est en faveur de la végétalisation des rues scolaires existantes et à venir.
Ce soutien, même s’il varie un peu, se retrouve chez les femmes comme chez les hommes ; chez les plus jeunes comme chez les plus âgé·es ; chez les automobilistes comme chez les personnes qui n’ont pas de voiture ; chez les parents comme chez celles et ceux qui n’ont pas d’enfant.
Renaud Leemans, Coordinateur de campagnes pour l’asbl Les chercheurs d’air, a déclaré : “Les enfants sont très vulnérables à la pollution de l’air. Créer des zones piétonnes et végétalisées devant leur école, où ils passent une grande partie de leur temps, leur permet de mieux respirer. Grandir en bonne santé est un droit fondamental, des rues scolaires ambitieuses aident à défendre ce droit. Nous demandons une augmentation significative du nombre de zones piétonnes et verdurisées devant les écoles en Région bruxelloise.”
Les résultats de ce sondage sont publiés à l’occasion de notre grande mobilisation festive Street for kids. Cet événement rassemble plusieurs milliers de parents et enfants de 17 écoles (2), du 21 au 29 mai, pour demander plus de rues scolaires (3) en Région bruxelloise. Une dizaine de rues seront fermées au trafic routier à cette occasion.
Cette étude est soutenue par Breathe Cities (4), une initiative mondiale portée par Bloomberg Philanthropies, le Clean Air Fund et C40 Cities, qui aide les villes à améliorer la qualité de l’air et la santé publique.
Notes à l’éditeur
(1) L’étude a été commandée par Les chercheurs d’air et menée par Dedicated. Dans le cadre de ce sondage, 1000 Bruxellois·es âgé·es de 18 ans et plus ont été interrogé·es en ligne aléatoirement dans le panel de Dedicated entre le 02 avril et 12 avril 2026. Le nom du commanditaire de l’étude n’a pas été mentionné lors du recrutement, ni en début d’enquête, et ce de manière à ne pas influencer les réponses. Une pondération selon les critères suivants a été appliquée : le genre, l’âge, la commune, la possession d’une voiture, et ce de manière à ce que l’échantillon ainsi obtenu soit strictement représentatif de l’univers de référence. La marge d’erreur (pour des fréquences observées proches de 50%) est de 3,1%. L’enquête a été réalisée dans le strict respect des standards de qualité EMRQS (Efamro Market Research Quality Standards), ainsi que du code de conduite ESOMAR – CUBE.
(2) Jeudi 21 mai, les écoles De Bron et Peter Pan (Saint-Gilles) ont participé et fermé leur rue au trafic routier ; Vendredi 22 mai, les écoles Colibri (Watermael-Boitsfort), 10 (Ixelles), Emile Jacqmain (Ville de Bruxelles), 8 (Ixelles), Jardins d’Elise (Ixelles), Ket&Co (Molenbeek), Nieuwland (Ville de Bruxelles), Saint-Augustin (Forest), Sint-Augustinus (Forest), Sint-Jozef (Watermael-Boitsfort), Scherdemael (Anderlecht) participent en fermant leur rue au trafic routier et les écoles Européenne IV (Ville de Bruxelles) et Unescoschool (Koekelberg) participent sans fermer leur rue au trafic routier ; Vendredi 29 mai, les écoles Centre Scolaire Saint-Denis (Forest) et Parkschool (Forest) participent en inaugurant leur transformation en rue scolaire piétonne.
(3) Pour rappel, une rue scolaire est une rue qui passe devant une école et qui est piétonne, a minima aux heures d’arrivée et de sortie des élèves, au mieux en permanence. A l’heure actuelle, seules 11% des écoles fondamentales bruxelloises bénéficient d’une rue scolaire.
(4) Breathe Cities est une initiative mondiale qui aide les villes à améliorer la qualité de l’air et la santé publique. Portée par Bloomberg Philanthropies, le Clean Air Fund et C40 Cities, elle met à disposition des villes des outils pour mener des actions ambitieuses en faveur de l’air pur, en élargissant l’accès aux données et en renforçant la sensibilisation du public. Lancée en 2023 par Michael R. Bloomberg, Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’ambition et les solutions climatiques et fondateur de Bloomberg Philanthropies, et Sadiq Khan, maire de Londres et coprésident de C40 Cities, Breathe Cities accélère l’action dans 14 villes afin d’améliorer l’air respiré par 77 millions de personnes. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site web de Breathe Cities ou suivez l’initiative sur Instagram et LinkedIn.
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Sondage 2026 - La grande majorité des Bruxellois·es soutient la création de zones piétonnes aux abords des écoles
Sondage 2026 - La grande majorité des Bruxellois·es soutient la création de zones piétonnes aux abords des écoles
Avec le soutien de

Introduction
En Région bruxelloise, le trafic routier est responsable de 47 % des émissions d’oxydes d’azote (NOx). Notre récente analyse a montré que toutes les écoles fondamentales sont exposées à des concentrations en dioxyde d’azote (NO2) supérieures à la recommandation de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Plus de cent d’entre elles connaissent un niveau de pollution entre deux et trois fois au-dessus du seuil de l’OMS.
Étant donné que les enfants sont particulièrement vulnérables à la pollution de l’air, il est urgent de mettre en place des mesures qui permettent d’améliorer la qualité de l’air aux abords des écoles. Les rues scolaires en font partie.
Une rue scolaire piétonne est un tronçon de rue qui passe devant une école et dont l’accès à la circulation motorisée (voitures, motos, etc.) est interdit, sauf quelques exceptions (résident·es, livraisons, etc.). Cet aménagement urbain permet de lutter efficacement contre la pollution de l’air, mais également contre la pollution sonore et les risques d’accidents de la route.
Malheureusement, seuls 16 établissements, sur les 629 écoles maternelles et primaires que compte la Région de Bruxelles-Capitale, bénéficient d’une rue piétonne.
Et aucune rue scolaire n’est réellement végétalisée. Ce dernier point est pourtant très important. En effet, notre santé se porte mieux lorsque nous sommes en contact avec des espaces verts. Ces derniers réduisent notre stress, améliorent notre santé mentale, diminuent les processus inflammatoires, renforcent nos défenses immunitaires ou encore enrichissent notre microbiote.
Résumé
Est-ce que les Bruxellois·es soutiennent la création de zones piétonnes devant les crèches et les écoles ? Est-ce que les Bruxellois·es soutiennent la création de rues scolaires végétalisées ?
Pour répondre à ces questions, nous avons réalisé, en partenariat avec l’institut d’études Dedicated un sondage auprès d’un échantillon représentatif de la population bruxelloise.
Il en ressort les conclusions suivantes :
- La grande majorité (73%) des Bruxellois·es soutient la création de zones piétonnes devant l’entrée des crèches et des écoles primaires en Région bruxelloise.
- La très grande majorité (83%) des Bruxellois·es soutient la végétalisation des rues scolaires existantes et à venir.
La création de telles zones piétonnes est possible à court terme devant près de cinquante écoles bruxelloises, comme l’a montré notre recherche. Nous demandons donc aux communes concernées de mettre en place ces rues scolaires piétonnes au plus vite.
La végétalisation des rues, même partielle, est généralement relativement aisée. Il est par exemple souvent possible, en récupérant de l’espace dédié au stationnement, d’installer des arbres en bacs. Nous fournissons plus d’informations à ce sujet dans notre guide sur la création de rues scolaires.
Méthodologie
L’étude a été commandée par Les chercheurs d’air et menée par Dedicated. Dans le cadre de ce sondage, 1000 Bruxellois·es âgé·es de 18 ans et plus ont été interrogé·es en ligne aléatoirement dans le panel de Dedicated entre le 02 avril et 12 avril 2026. Le nom du commanditaire de l’étude n’a pas été mentionné lors du recrutement, ni en début d’enquête, et ce de manière à ne pas influencer les réponses. Une pondération selon les critères suivants a été appliquée : le genre, l’âge, la commune, la possession d’une voiture, et ce de manière à ce que l’échantillon ainsi obtenu soit strictement représentatif de l’univers de référence. La marge d’erreur (pour des fréquences observées proches de 50%) est de 3,1%. L’enquête a été réalisée dans le strict respect des standards de qualité EMRQS (Efamro Market Research Quality Standards), ainsi que du code de conduite ESOMAR – CUBE.
Résultats détaillés
- À la question “Dans quelle mesure êtes-vous favorable, ou non, à la création de zones piétonnes devant l’entrée des crèches et des écoles primaires en Région bruxelloise ?”, 73% des sondé·es se sont dit “tout à fait favorable” ou “plutôt favorable”.
Les zones piétonnes sont soutenues autant par les femmes (75%) que par les hommes (71%).
En prenant en compte le critère âge, les sondé·es de 55 ans et plus sont un peu moins nombreux/ses à y être favorables (70%) que le reste de la population bruxelloise.
Les répondant·es qui n’ont pas d’enfant soutiennent les zones piétonnes à 71%. Les sondé·es qui ont au moins un enfant y sont favorables à 74%.
Enfin, les Bruxellois·es qui n’ont pas de voiture soutiennent cette mesure à 76%. Celles et ceux qui possèdent au moins une voiture y sont favorables à 69%.
- À la question “Dans quelle mesure êtes-vous favorable, ou non, à la végétalisation des rues scolaires existantes et à venir ?”, 83% des sondé·es se sont dit “tout à fait favorable” ou “plutôt favorable”.
La végétalisation est soutenue autant par les femmes (83%) que par les hommes (83%).
Le soutien de cette mesure est très similaire au travers des différentes tranches d’âge mais se démarque tout de même un peu plus chez les 35-54 ans (87%).
Il est également quasi égal chez les répondant·es qui n’ont pas d’enfant (83%) et chez les sondé·es qui ont au moins un enfant (83%).
Enfin, les Bruxellois·es qui n’ont pas de voiture soutiennent plus fortement cette mesure (88%) que celles et ceux qui possèdent au moins une voiture (77%).
Conclusion
Les résultats de ce sondage montrent que :
- La majorité des Bruxellois·es sont en faveur de la création de zones piétonnes devant l’entrée des crèches et des écoles primaires.
- La majorité des Bruxellois·es sont en faveur de la végétalisation des rues scolaires.
Cette majorité se retrouve chez les femmes comme chez les hommes ; au travers de toutes les tranches d’âge ; chez les personnes sans enfant comme chez les parents ; et chez les personnes qui ne possèdent pas de voiture comme chez celles et ceux qui ont au moins une voiture.
Nous demandons donc aux élu·es des 19 communes et de la Région bruxelloise d’accélérer la création de rues scolaires piétonnes et de les végétaliser. De manière générale, nous les invitons à accélérer la lutte contre la pollution de l’air en ville afin de mieux protéger notre santé, particulièrement celle de nos enfants.
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Ce projet est soutenu par Breathe Cities, une initiative mondiale portée par Bloomberg Philanthropies, le Clean Air Fund et C40 Cities, qui aide les villes à améliorer la qualité de l’air et la santé publique.
Breathe Cities est une initiative mondiale qui aide les villes à améliorer la qualité de l’air et la santé publique. Portée par Bloomberg Philanthropies, le Clean Air Fund et C40 Cities, elle met à disposition des villes des outils pour mener des actions ambitieuses en faveur de l’air pur, en élargissant l’accès aux données et en renforçant la sensibilisation du public. Lancée en 2023 par Michael R. Bloomberg, Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’ambition et les solutions climatiques et fondateur de Bloomberg Philanthropies, et Sadiq Khan, maire de Londres et coprésident de C40 Cities, Breathe Cities accélère l’action dans 14 villes afin d’améliorer l’air respiré par 77 millions de personnes. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site web de Breathe Cities ou suivez l’initiative sur Instagram et LinkedIn.

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En Région bruxelloise, il existe plein de façons d’aller à l’école sans utiliser la voiture : le bus, le tram, le métro, le vélo, la trottinette, la marche. Le point commun entre tous ces modes de transport ? Ils sont bien plus respectueux de l’environnement et de notre santé que l’automobile. Ils sont aussi très rapides, très pratiques et très bon marché. Alors pourquoi ne pas les essayer ?
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Vous amenez d’habitude vos enfants à l’école en voiture ? Pendant le mois de mai, essayez une alternative 💪
Du lundi 11 mai au vendredi 29 mai, utilisez un autre moyen de transport. Vous pouvez choisir celui, ou ceux, que vous voulez. Du moment que ce n’est pas une voiture ou un scooter.
On vous demande seulement deux choses :
- De vous inscrire ci-dessous avant le dimanche 12 avril.
- De vous engager, si vous êtes sélectionné·e, à partager votre témoignage avec nous à la fin de la campagne (ressenti, difficultés rencontrées, belles surprises, etc.). Il sera publié sur notre site et notre compte Insta de manière anonyme.
... et tentez de gagner un bon d'achat pour un vélo !
Parmi toutes les personnes qui s’inscrivent à notre défi, nous allons en sélectionner 20 (sur base géographique principalement). Elles gagneront un bon de réduction chez le fabriquant de vélos bruxellois SUGG. Il leur permettra de bénéficier d’une ristourne de 20% sur le modèle mini ou mini electric.
Inscription
Prêt·e à relever le défi ? C’est parti !
Alternatives à la voiture
Vous ne savez pas trop comment vous pourriez remplacer la voiture pendant un mois ? Voici quelques idées :
- Les transport en commun (STIB, De Lijn, LETEC). Bon marché et efficace !
- Le vélo. Si vous n’avez pas le vôtre vous pouvez en louer un ici par exemple ou en acheter un là entre autres. Vous pouvez aussi passer par une vélothèque.
- La marche. Il vous faut juste une paire de chaussures 😉
Avec le soutien de

Barrière à Saint-Gilles très polluée au NO2
Barrière à Saint-Gilles très polluée au NO2
L’intersection Barrière à Saint-Gilles est exposée à une concentration moyenne annuelle en dioxyde d’azote (NO2) près de 3 fois supérieure à la recommandation de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). C’est ce que révèlent des mesures réalisées par l’asbl Les chercheurs d’air. Une Zone de Basses-Émissions ambitieuse et un plan de circulation visionnaire permettraient d’améliorer significativement cette situation.
De juin 2023 à décembre 2025, Les chercheurs d’air ont mesuré les concentrations moyennes mensuelles de NO2 en 15 points du quartier apaisé “ParviS” (Saint-Gilles).
Les résultats montrent qu’en 2024, le carrefour Barrière a été exposé à une concentration moyenne annuelle de 29,2 µg/m3 de NO2, et de 28,1 µg/m3 en 2025. Pour rappel, l’OMS recommande de ne pas dépasser une moyenne annuelle de 10 µg/m3, au-delà de laquelle il existe des “risques importants pour la santé”.
Pierre Dornier, Directeur de l’asbl Les chercheurs d’air, a déclaré : “Les rues autour de Barrière font partie des plus densément peuplées de la capitale. Il est donc prioritaire d’y réduire la pollution de l’air. Les travaux d’apaisement de la circulation doivent être maintenus et renforcés par d’autres mesures favorisant la mobilité active et partagée, ainsi que la végétalisation.”
Plus largement, l’ensemble des points de mesure du quartier présente des concentrations moyennes annuelles de NO2 supérieures aux recommandations de l’OMS. Seul le point de mesure situé rue Bréart enregistre, certains mois, des concentrations moyennes inférieures au seuil de 10 µg/m3 de NO2.
Pierre Dornier a ajouté : “Pour rappel, plus de 70% des ménages Saint-Gillois n’ont pas de voiture. Il est donc particulièrement injuste que l’air de ces personnes soit si pollué. Une Zone de Basses-Émissions ambitieuse fait partie des solutions.”
FIN
Notes à l’éditeur
Plusieurs centaines de Bruxellois·es meurent prématurément chaque année à cause de la pollution de l’air émise par le trafic routier.
CONTACT
Les chercheurs d’air
Pierre Dornier
Directeur
pierre@leschercheursdair.be
+32 496 81 52 63
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Mesures des concentrations en NO2 dans le quartiers “ParviS” (Saint-Gilles)
Mesures des concentrations en NO2 dans le quartiers “ParviS” (Saint-Gilles)
Introduction
Les quartiers apaisés font partie des mesures qui, sur le papier, aident à lutter contre la pollution de l’air émise par le trafic routier. À l’heure actuelle, il existe malheureusement peu de données qui confirment ou infirment cette hypothèse.
Nous avons donc lancé une campagne de mesures pour suivre l’évolution des concentrations en dioxyde d’azote (NO2), un polluant fortement lié au trafic routier, sur le territoire du nouveau quartier apaisé “ParviS” à Saint-Gilles.
Est-ce que la qualité de l’air va s’améliorer au sein de ce quartier ? Est-ce que la pollution sera déplacée vers la périphérie du quartier ? Les résultats de cette étude devraient, à terme, nous aider à répondre à ces questions.
Étant donné que notre campagne de mesures s’étend sur plusieurs années, ce rapport sera amené à être complété.
Résumé
Les mesures montrent que nos 15 stations installées à Saint-Gilles enregistrent toutes une concentration annuelle moyenne de dioxyde d’azote (NO2) supérieure à la recommandation de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Or dépasser ce seuil (10 µg/m³) présente des risques importants pour la santé.
Il est donc essentiel de mettre en place ou de soutenir des outils qui permettent d’améliorer la qualité de l’air à grande échelle (ici sur toute la commune de Saint-Gilles). La Zone de Basses-Émissions, entre autres, remplit parfaitement ce rôle et son calendrier doit donc être maintenu : sortie du moteur diesel en 2030 et du moteur thermique en 2035.
Mais les résultats de notre campagne montrent aussi que certaines rues sont bien plus polluées que d’autres et qu’il faut donc rapidement y apporter des solutions locales.
Par exemple, il est urgent de créer des aménagements visant à limiter le trafic motorisé à Barrière et dans la Rue de Mérode. Cela permettra de privilégier la mobilité active et partagée, ainsi que de verduriser l’espace public, ce qui aura pour conséquence, entre autres, d’améliorer la qualité de l’air.
Méthodologie
Dispositif
Nous utilisons pour cette campagne des tubes dits “passifs” du laboratoire Passam. Ces derniers sont installés à deux mètres de hauteur en rue (sur le trottoir, sur un carrefour, etc.) pour une durée de trente jours. Ils sont remplacés tous les mois. Ils permettent ainsi de connaître la concentration moyenne mensuelle en NO2 aux différents points de mesure.
Localisation
Nous évaluons le quartier “ParviS”.

Pour ce faire nous avons placé 15 points de mesure. Huit d’entre eux se trouve sur la périphérie du quartier (Avenue Van Volxem, Avenue Fonsny, Rue Blaes (au-dessus du tunnel de la Porte de Hal), Avenue Louise, Rue Defacqz, Avenue Brugmann, Avenue Albert, Avenue du Parc, Avenue Ceuppens). Six autres sont situés au sein du quartier (Rue Bréart, Barrière, Rue de Mérode, Rue Féron, Parvis (à l’extrémité côté Chaussée de Waterloo), Rue d’Ecosse).
Ces mesures nous permettront de savoir, à terme, si les changements de circulation font baisser les concentrations en NO2 à l’intérieur du quartier et s’ils déplacent la pollution en périphérie du quartier.
Durée
Les premières mesures ont débuté le 31 mai 2023. Au moment de la publication de cette version du rapport, nous avons récolté 31 mois de données (juin 2023 – décembre 2025).
Notre objectif est d’effectuer des mesures pendant encore au moins une année. Cela nous permettra de tirer des conclusions robustes.
Résultats
Quatre points de mesure plus de 2,5 fois au-dessus du seuil de l’OMS
Quatre de nos quinze stations ont enregistré, en 2024 et en 2025, une concentration moyenne annuelle de NO2 qui dépasse de plus de 2,5 fois la recommandation de l’OMS.
Une station de mesure, celle que nous avons installée au numéro 198 de la Rue de Mérode, atteint à deux reprises une concentration moyenne mensuelle de 40µg/m3 de NO2, soit 4 fois au-dessus du seuil annuel recommandé par l’OMS.
Cinq points de mesure entre 2,5 et 2 fois au-dessus du seuil annuel de l’OMS
Cinq de nos quinze stations ont enregistré une concentration moyenne, sur toute la période de mesure, qui dépasse entre 2,5 et 2 fois la recommandation annuelle de l’OMS.
- Avenue Louise 117
- Parvis (extrémité côté Chaussée de Waterloo)
- Avenue Van Volxem 364
- Avenue du Parc 75
- Rue d’Ecosse 2
Une station de mesure, celle que nous avons installée au numéro 117 de l’Avenue Louise, atteint une fois une concentration moyenne mensuelle de 31,8µg/m3 de NO2, soit plus de 3 fois au-dessus du seuil annuel recommandé par l’OMS.
Cinq points de mesure entre 2 et 1,5 fois au-dessus du seuil de l’OMS
Cinq de nos quinze stations ont enregistré une concentration moyenne, sur toute la période de mesure, qui dépasse entre 2 et 1,5 fois la recommandation de l’OMS.
- Rue Defacqz 140
- Avenue Ceuppens 138
- Avenue Albert (devant le Bar du matin)
- Avenue Brugmann 123
- Rue Féron 45
Toutes ces stations de mesure atteignent au moins une fois une concentration moyenne mensuelle supérieure à 25µg/m3 de NO2, soit plus de 2,5 fois au-dessus du seuil annuel recommandé par l’OMS.
Un point de mesure entre 1,5 et 1 fois au-dessus du seuil annuel de l’OMS
Seule une de nos quinze stations a enregistré une concentration moyenne, sur toute la période de mesure, qui dépasse entre 1,5 et 1 fois la recommandation de l’OMS.
La concentration moyenne mensuelle de cette station dépasse à plusieurs reprises plus de 2 fois le seuil annuel recommandé par l’OMS. Mais il est également intéressant de noter que c’est le seul point de mesure dont la concentration moyenne mensuelle descend plusieurs fois sous la recommandation de l’OMS.
Conclusion
Notre campagne de mesures des concentrations en NO2 menée de juin 2023 à décembre 2025 dans le quartier “ParviS” contient plusieurs enseignements.
Elle nous montre tout d’abord que les 15 points de mesure que nous avons installés sont surexposés au NO2. En effet, tous connaissent une concentration annuelle moyenne supérieure à la recommandation de l’OMS.
Quatre stations ont une concentration moyenne plus de 2,5 fois au-dessus du seuil de l’OMS. L’une d’entre elles, située Rue de Mérode 198 a atteint à deux reprises une concentration moyenne mensuelle de 40µg/m3 de NO2, soit 4 fois au-dessus du seuil annuel de l’OMS.
Cependant, une station, située dans la Rue Bréart, connait à plusieurs reprises une concentration moyenne mensuelle en NO2 qui descend sous la recommandation de l’OMS.
Le problème de pollution au dioxyde d’azote que connaît le quartier ParviS peut être atténué de plusieurs manières. Le plus efficace est la Zone de Basses- Émissions (LEZ). Afin de réduire, de manière significative, durable et à l’échelle de toute la Région bruxelloise, les concentrations en NO2, il est essentiel de maintenir le calendrier actuel de la LEZ : sortie du diesel en 2030 et du thermique en 2035.
Ensuite, et de manière plus locale, il est urgent de donner plus de place à la mobilité active et partagée. Cela passe, entre autres, par la création de rues scolaires, de pistes cyclables séparées, de voies de bus ou de tram en site propre, ou encore de la végétalisation des rues. Enfin, d’autres pistes, plus avant-gardistes, peuvent être explorées, par exemple avec la création de bandes de circulations réservées aux véhicules électriques ou au covoiturage.
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Le 22 mai, demandons plus de rues scolaires !
Le 22 mai,demandons plus de rues scolaires !
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Chaque printemps nous organisons notre grande mobilisation Streets for kids pour demander plus de rues scolaires en Région bruxelloise. L’année dernière, les parents et enfants de 19 écoles se sont mobilisés. 💪 On fait mieux cette année ?
Photos des éditions précédentes
Pourquoi cette mobilisation ?
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Malheureusement, les écoles bruxelloises sont trop polluées, ce qui a des effets parfois très graves sur la santé des enfants. En Région bruxelloise, une grande partie de la pollution vient du trafic routier. Les rues scolaires aident donc nos enfants à mieux respirer. Pour rappel, une rue scolaire est une rue qui passe devant une école et qui est piétonne, au moins au moment de l’entrée et/ou de la sortie des classes, au mieux tout le temps. Cliquez ici pour en savoir plus sur les rues scolaires.
La mobilisation Streets for kids visibilise, de manière festive et inclusive, la problématique des rues scolaires et incite fortement les élu·es à en créer de nouvelles. Il y en a d’ailleurs de plus en plus en Région bruxelloise, même si elles restent encore trop rares.
Comment participer ?
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Quand ?
Le 22 mai 2026. Vous avez la possibilité d’organiser l’action soit en matinée, avant l’entrée en classe, soit en journée, au moment de la sortie de l’école. Nous privilégions l'après-midi car cela permet aux parents et aux enfants de rester plus longtemps pour jouer, discuter, manger, boire, etc.
Où ?
Devant l'école de vos enfants. L'idéal est de fermer la rue au trafic routier et d'y organiser des jeux (nous pouvons vous donner un coup de main). Si ce n'est pas pas possible, l'action peut se tenir sur le trottoir, avec quelques tables pour distribuer à boire et à manger. En dernière option, la mobilisation peut avoir lieu dans la cour de récréation.
Qui ?
Les parents d'élèves de l'école. Plus vous êtes nombreux/euses, plus vous pourrez faire des actions impactantes. Les enseignant·es et/ou les directions sont aussi les bienvenu·es évidemment.
Quoi ?
Nous vous proposons un "kit animation" de base qui comprend des craies pour dessiner par terre, des bulles de savon, des flyers d'information et 50€ pour acheter à boire et à manger. Nous vous invitons à exploiter des compétences que vous auriez dans votre groupe de parents : jouer de la musique, faire du grimage, faire des tours de magie, créer un coin lecture, etc.
Inscrivez-vous !
Remplissez le formulaire ci-dessous. Ca prend 10 secondes gros max. Nous allons ensuite vous recontacter pour voir avec vous ce qu’il est possible de faire. Merci !

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