Plus d’un quart des écoles bruxelloises sont surexposées au NO2

Plus d’un quart des écoles bruxelloises sont surexposées au NO2


167 écoles fondamentales (maternelles et primaires) de la Région bruxelloise sont exposées à des concentrations en dioxyde d’azote (NO2) de 50 % plus élevées que la recommandation de l’OMS. C’est ce que montrent les données de SIRANE, le logiciel de modélisation de l’UCLouvain, auxquelles Les chercheurs d’air ont eu accès. La Zone de Basses-Émissions (LEZ) et les rues scolaires sont des outils très efficaces pour améliorer rapidement la qualité de l’air et mieux protéger la santé des enfants.

Sur les 618 écoles fondamentales (maternelles et primaires) analysées par le logiciel SIRANE, 167 (soit 27,1%) connaissent des concentrations supérieures à 15 µg/m3. Pour rappel, d’après l’OMS, “le dépassement du seuil de 10µg/m3 est associé à des risques importants pour la santé publique.

 

Surexposition des écoles fondamentales bruxelloises au NO2 (2024)

Les jeunes enfants sont particulièrement vulnérables à la pollution de l’air car leur métabolisme est encore en construction, ils respirent plus vite et, du fait de leur petite taille, inhalent plus de pollution émise par les pots d’échappement.

De manière plus générale, les 841 établissements scolaires (fondamentaux et secondaires) que compte la Région de Bruxelles-Capitale connaissent tous des niveaux de pollution au NO2 qui dépassent la ligne directrice de l’OMS en la matière.

Renaud Leemans, Coordinateur de Campagnes chez Les chercheurs d’air, a déclaré : “Il est inadmissible qu’à Bruxelles, aller à l’école rime encore avec s’intoxiquer. Nous n’acceptons pas l’amiante dans les classes. Nous n’acceptons pas l’humidité dans les classes. Alors pourquoi accepter une pollution de l’air qui favorise l’asthme, les AVC et certains cancers ? Maintenir le calendrier de la LEZ permettrait d’agir rapidement et durablement pour mieux protéger la santé des enfants.”

Des discussions sont en cours pour créer un “pass LEZ” qui affaiblirait notoirement la Zone de Basses-Émissions. Il permettrait, entres autres, à certains véhicules diesel de continuer à circuler dans la Région jusqu’en 2034, alors que le calendrier actuel prévoit leur sortie de la LEZ en 2030. D’après le Conseil d’Etat, cela créerait une “régression vraisemblablement significative” du niveau de protection de la santé des Bruxellois·es.

Les rues scolaires font également partie de la solution pour lutter contre la pollution de l’air aux abords des écoles. Des études en provenance de Londres et Paris montrent qu’elles permettent de réduire les concentrations en NO2 entre 23 et 30%. Aujourd’hui, en Région bruxelloise, seules 11% des écoles maternelles et primaires bénéficient d’une rue scolaire. Nous savons pourtant qu’une rue scolaire pourrait facilement être créée devant 70% de ces mêmes écoles.

 

Notes à l’éditeur

En Région bruxelloise, près de la moitié des émissions en NO2 est émise par le trafic routier.

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Renaud Leemans

Coordinateur de campagne

renaud@leschercheursdair.be

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Combien d'écoles bruxelloises sont trop polluées ?

Plus d'un quart des écoles bruxelloises sont surexposées au NO2


En 2024, la totalité des 841 établissements scolaires (fondamentaux et secondaires) bruxellois analysés par le logiciel SIRANE est exposée à des concentrations annuelles moyennes en NO₂ qui dépassent la recommandation de l’Organisation Mondiale de la Santé (10μg/m³).

Sur les 618 écoles fondamentales (maternelles et primaires) analysées, 167 (soit 27,1 %) connaissent des concentrations de 50 % plus élevées que la recommandation de l’OMS, soit plus de 15 μg/m³.

 

Surexposition des écoles fondamentales bruxelloises au NO₂ (2024)

Pour rappel, d’après l’OMS, “le dépassement des niveaux des lignes directrices pour la qualité de l’air est associé à des risques importants pour la santé publique.”

L’analyse montre également que certaines communes sont davantage touchées que d’autres. À Saint-Josse, toutes les écoles sont exposées à des concentrations de NO2 au moins 50 % supérieures au seuil de l’OMS. Cette proportion atteint sept écoles sur dix à Schaerbeek et une sur deux à Ixelles et à la Ville de Bruxelles.

À Saint-Josse, Schaerbeek et à la Ville de Bruxelles, le taux de risque de pauvreté est supérieur à 20 %, et atteint même les 33 % à Saint-Josse, le plus élevé de Belgique. Les populations précarisées étant plus vulnérables à la pollution de l’air, cette situation représente donc une double injustice.

La situation s’est améliorée entre 2022 et 2024, avec moins d’écoles exposées aux niveaux de pollution les plus élevés, notamment grâce aux mesures mises en place comme la Zone de Basses Émissions (LEZ). La situation reste néanmoins préoccupante.

Il est important de préciser que ces résultats sont conservateurs et que les concentrations réelles auxquelles sont exposées les enfants sont très probablement plus élevées que celles calculées par SIRANE.

Téléchargez le rapport

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Sondage 2026 - La vaste majorité des Bruxellois·es souhaite au moins deux journées sans voiture par an

Sondage 2026 - La vaste majorité des Bruxellois·es souhaite au moins deux journées sans voiture par an


Avec le soutien de

Introduction


Dans la Région bruxelloise, le trafic routier représente 41 % des émissions d’oxydes d’azote (NOx). L’ampleur de cette contribution apparaît clairement lors de la Journée sans voiture : en 2025, les concentrations de dioxyde d’azote (NO2) y ont nettement chuté.

À la station de mesure Régent, par exemple, les concentrations de ce polluant ont baissé de 79% par rapport à un dimanche moyen. Une chute encore plus marquée si l’on compare avec un jour de semaine moyen : les concentrations de NO2 ont alors chuté de 86%.

Les journées sans voiture participent donc à améliorer la qualité de l’air que nous respirons. Pour rappel, 64% des Bruxellois·es sont préoccupé·es par l’impact de la pollution de l’air sur leur santé.

Le dimanche sans voiture c’est aussi moins de bruit. En effet, les différentes stations de mesures de Bruxelles Environnement situées à proximité de voiries ont relevé une forte diminution des niveaux de bruit de fond.

Enfin, la journée sans voiture c’est l’occasion de se réapproprier la rue, pour marcher, faire du vélo, ou tout simplement boire un verre.

La Région bruxelloise devrait bénéficier de deux journées sans voiture par an à partir de 2027.

Résumé


Combien de journées sans voiture voudraient les Bruxelloi·es ? Pour répondre à cette question, nous avons réalisé, en partenariat avec l’institut d’études Dedicated, un sondage auprès d’un échantillon représentatif de la population bruxelloise.

Il en ressort la conclusion suivante : La vaste majorité (70%) des Bruxellois·es souhaiterait au moins deux journées sans voiture par an.

La mise en place de nouvelles journées sans voiture pourrait se faire assez facilement. Par exemple en les liant à des journées festives ou sportives qui restreignent déjà grandement le trafic routier, comme les 20km de Bruxelles.

Méthodologie


L’étude a été commandée par Les chercheurs d’air et menée par Dedicated. Dans le cadre de ce sondage, 1000 Bruxellois·es âgé·es de 18 ans et plus ont été interrogé·es en ligne aléatoirement dans le panel de Dedicated entre le 02 avril et 12 avril 2026. Le nom du commanditaire de l’étude n’a pas été mentionné lors du recrutement, ni en début d’enquête, et ce de manière à ne pas influencer les réponses. Une pondération selon les critères suivants a été appliquée : le genre, l’âge, la commune, la possession d’une voiture, et ce de manière à ce que l’échantillon ainsi obtenu soit strictement représentatif de l’univers de référence. La marge d’erreur (pour des fréquences observées proches de 50%) est de 3,1%. L’enquête a été réalisée dans le strict respect des standards de qualité EMRQS (Efamro Market Research Quality Standards), ainsi que du code de conduite ESOMAR – CUBE.

Résultats détaillés


À la question “Actuellement, Bruxelles organise une journée sans voiture chaque année, qui a lieu un dimanche en septembre. Selon-vous, faudrait-il mettre en place plus de journées sans voiture ?”, 70% des sondé·es ont répondu par la positive.

Plus précisément, 21% des sondé·es pensent qu’il faudrait créer au moins deux journées sans voiture par an, 24% sont favorables à au moins quatre journées sans voiture par an, et 25% soutiennent au moins douze journées sans voiture par an.

De manière générale, une augmentation du nombre de journées sans voiture est soutenue autant par les hommes (69%) que par les femmes (73%).

En prenant en compte le critère âge, les sondé·es de 55 ans et plus sont un peu moins nombreux/ses à y être favorables (58%) que le reste de la population bruxelloise.

Les répondant·es qui n’ont pas d’enfant soutiennent plus de journées sans voiture à 67,5%. Les sondé·es qui ont au moins un enfant y sont favorables à 72%.

Enfin, les Bruxellois·es qui n’ont pas de voiture soutiennent cette mesure à 73%. Celles et ceux qui possèdent au moins une voiture y sont favorables à 67%.

Conclusion


Les résultats de ce sondage montrent que la vaste majorité des Bruxellois·es souhaiterait au moins deux journées sans voiture par an. Ils indiquent également qu’un quart de la population de la capitale soutient la création d’au moins 12 journées sans voiture par an.

Cette majorité se retrouve chez les femmes comme chez les hommes ; au travers de toutes les tranches d’âge ; chez les personnes sans enfant comme chez les parents ; et chez les personnes qui ne possèdent pas de voiture comme chez celles et ceux qui ont au moins une voiture.

Nous demandons donc aux élu·es des 19 communes de valider la deuxième journée sans voiture et à la Région bruxelloise de créer à court terme au moins une troisième journée sans voiture. Cela contribuerait à améliorer la qualité de l’air de la capitale.


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La grande majorité des Bruxellois·es veut plus de journées sans voiture - Sondage 2026

La grande majorité des Bruxellois·es veut plus de journées sans voiture - Sondage 2026


La plupart des habitant·es de la Région bruxelloise sont en faveur de l’instauration d’au moins deux journées sans voiture par an. Un quart des Bruxellois·es soutient la création d’au moins douze journées sans voiture chaque année. C’est ce qui ressort d’un nouveau sondage commandé par l’asbl Les chercheurs d’air.

L’enquête, réalisée par l’institut d’études Dedicated (1), montre que 70% des Bruxellois·es souhaiteraient plus de journées sans voiture.

21% des sondé·es pensent qu’il faudrait créer au moins deux journées sans voiture par an, 24% sont favorables à au moins quatre journées sans voiture par an, et 25% soutiennent au moins douze journées sans voiture par an.

Le soutien à au moins une journée sans voiture supplémentaire, même s’il varie parfois notoirement, se retrouve chez les femmes comme chez les hommes ; au travers de toutes les tranches d’âge ; chez les personnes sans enfant comme chez les parents ; et chez les personnes qui ne possèdent pas de voiture comme chez celles et ceux qui en ont au moins une.

Pierre Dornier, Directeur de l’asbl Les chercheurs d’air, a déclaré : “Les journées sans voiture bénéficient d’un soutien sans équivoque des Bruxelloises et des Bruxellois. Elles offrent du calme, de l’espace pour jouer et se retrouver, tout en améliorant la qualité de l’air. Organisons-en davantage, en été par exemple, lorsque le trafic est plus faible. Ce serait aussi l’occasion d’offrir plus d’espace et d’activités en plein air aux Bruxellois·es qui n’ont pas la possibilité de partir en vacances. Nous demandons à Woluwe-Saint-Lambert de valider la deuxième journée sans voiture et à la Région d’en proposer d’autres en été.”

La mise en place de nouvelles journées sans voiture pourrait se faire assez facilement. Par exemple en les liant à des journées festives ou sportives qui restreignent déjà grandement le trafic routier, les 20km de Bruxelles, ou lors de périodes calmes comme pendant les grandes vacances.

Cette étude est soutenue par Breathe Cities (2), une initiative mondiale portée par Bloomberg Philanthropies, le Clean Air Fund et C40 Cities, qui aide les villes à améliorer la qualité de l’air et la santé publique.

 

Notes à l’éditeur

(1) L’étude a été commandée par Les chercheurs d’air et menée par l’institut d’études de marché indépendant Dedicated. Dans le cadre de ce sondage, 1000 Bruxellois·es âgé·es de 18 ans et plus ont été interrogé·es en ligne aléatoirement dans le panel de Dedicated entre le 02 avril et 12 avril 2026. Le nom du commanditaire de l’étude n’a pas été mentionné lors du recrutement, ni en début d’enquête, et ce de manière à ne pas influencer les réponses. Une pondération selon les critères suivants a été appliquée : le genre, l’âge, la commune, la possession d’une voiture, et ce de manière à ce que l’échantillon ainsi obtenu soit strictement représentatif de l’univers de référence. La marge d’erreur (pour des fréquences observées proches de 50%) est de 3,1%. L’enquête a été réalisée dans le strict respect des standards de qualité EMRQS (Efamro Market Research Quality Standards), ainsi que du code de conduite ESOMAR – CUBE.

(2) Breathe Cities est une initiative mondiale qui aide les villes à améliorer la qualité de l’air et à renforcer la santé publique. Portée par Bloomberg Philanthropies, le Clean Air Fund et C40 Cities, l’initiative met à la disposition des villes des outils leur permettant de mener des actions ambitieuses en faveur d’un air plus propre, notamment en améliorant l’accès aux données et en sensibilisant le grand public. Lancée en 2023 par Michael R. Bloomberg, Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’ambition et les solutions climatiques et fondateur de Bloomberg Philanthropies, et Sadiq Khan, maire de Londres et coprésident de C40 Cities, Breathe Cities accélère aujourd’hui les actions menées dans 16 villes afin d’améliorer la qualité de l’air respiré par plus de 88 millions de personnes. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet de Breathe Cities ou suivez l’initiative sur Instagram et LinkedIn.

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Pierre Dornier

Directeur

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Le Conseil d'État rend un avis critique sur le “Pass LEZ”

Le Conseil d'État rend un avis critique sur le “Pass LEZ”


Le Conseil d’État vient de rendre son avis sur le projet (1) d’arrêté régional prévoyant la création d’un « pass LEZ » à 350 €, renouvelable pendant cinq ans. Il pointe notamment une “régression vraisemblablement significative” du niveau de protection de la santé des Bruxellois·es. L’asbl Les chercheurs d’air partage ces préoccupations et demande au Gouvernement de s’assurer que la Zone de Basses-Emissions (LEZ) protège à la fois les ménages vulnérables et la santé des Bruxellois·es.

Dans son avis, le Conseil d’État estime que les assouplissements prévus entraîneraient une baisse significative du niveau de protection de la santé et de l’environnement en Région bruxelloise. Au regard des éléments présentés, il considère que cette régression n’est pas suffisamment justifiée.

Il souligne notamment que les délais supplémentaires accordés par les pass semblent difficilement défendables, puisque le calendrier de la LEZ est connu depuis longtemps. De plus, ces pass retarderaient l’atteinte des objectifs de réduction de la pollution en Région bruxelloise.

Pour Les chercheurs d’air, le dispositif proposé présente deux faiblesses majeures.

Premièrement, la possibilité de renouveler le pass pendant cinq ans (2) fragiliserait le calendrier de la LEZ. Certains véhicules diesel pourraient ainsi continuer à circuler dans la Région jusqu’en 2034, alors que le calendrier prévoit leur sortie de la LEZ en 2030.

 

Le pass LEZ renouvelable au delà de l’interdiction du diesel

Deuxièmement, un pass à 350 € par an est trop peu dissuasif. Cela représente 29 € par mois, soit moins d’un euro par jour. À ce prix, le dispositif risque de permettre à beaucoup d’automobilistes de continuer à utiliser un véhicule trop polluant plutôt que de les encourager à se tourner vers des alternatives plus durables.

 

Comparaison du coût annuel du pass LEZ par rapport à celui de la STIB ou de l’utilisation d’un Swapfiets électrique

Pierre Dornier, directeur de l’asbl Les chercheurs d’air, a déclaré : “Rendre la LEZ plus juste socialement est indispensable. Les personnes qui ont réellement besoin d’une voiture sans avoir les moyens de la remplacer doivent bénéficier d’une solution adaptée. Mais cela ne doit pas nous faire perdre de vue l’objectif premier de la LEZ : protéger notre santé. Un pass à 350 € renouvelable pendant cinq ans risque de devenir un simple droit à polluer. Son prix et sa durée doivent être revus pour réellement encourager le remplacement des véhicules les plus polluants.”

 

Note à l’éditeur

1) Le Gouvernement bruxellois travaille actuellement sur un arrêté visant notamment à rendre la Zone de Basses-Émissions (LEZ) plus juste socialement. Le projet prévoit la création d’un « pass LEZ » permettant de continuer à circuler avec un véhicule normalement interdit. Le pass coûterait 350 € par an dans sa version “standard” et 200 € dans sa version “sociale”. Il pourrait être renouvelé pendant cinq ans.

2) C’est ce qui est prévu dans le projet d’arrêté que nous avons pu consulter.

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Les chercheurs d’air

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Une majorité de Bruxellois·es favorable à la LEZ

Une majorité de Bruxellois·es favorable à la LEZ


La plupart des habitant·es de la capitale sont en faveur de la Zone de Basses-Émissions (LEZ) et une majorité de Bruxellois·e se dit préoccupée par l’impact de la pollution de l’air sur leur santé. C’est ce que montre un nouveau sondage commandé par l’asbl Les chercheurs d’air. Ces résultats sont publiés au moment où les amendes destinées à faire respecter la Zone de Basses-Émissions sont réactivées.

L’enquête, réalisée par l’institut d’études Dedicated (1), montre que 56% des Bruxellois·es sont favorables à l’interdiction des véhicules thermiques en Région bruxelloise à partir de 2035, et ce via la LEZ.

Ce soutien, même s’il varie un peu, se retrouve autant chez les femmes que chez les hommes (56%) ; chez les automobilistes comme chez les personnes qui n’ont pas de voiture (respectivement 51% et 59%) ; chez les parents comme chez celles et ceux qui n’ont pas d’enfant (56%). Par contre, si les tranches d’âge 18-34 ans et 35-54 ans sont majoritairement favorables à cette mesure (respectivement 61% et 56%), seuls 49% des 55 ans et plus la soutiennent.

Il ressort également des résultats que 64% des sondé·es se disent préoccupé·es par l’impact de la pollution de l’air sur la santé des Bruxellois·es.

Pierre Dornier, Directeur de l’asbl Les chercheurs d’air, a déclaré : “La Zone de Basses-Émissions est un outil puissant pour lutter contre la pollution de l’air et les émissions de CO2. Pour rappel, ces dernières sont grandement responsables des canicules qui nous frappent durement. La majorité de la population bruxelloise est en faveur de cette LEZ. Nous demandons à nos élu·es de ne pas la transformer en coquille vide avec un faible système de pass annuels. La santé des Bruxellois·es, particulièrement des plus défavorisé·es, est en jeu.”

Les résultats de ce sondage sont publiés alors que les amendes destinées à faire respecter la Zone de Basses-Émissions sont réactivées. Le gouvernement bruxellois a toutefois décidé de les convertir automatiquement en un pass de 12 mois. La Région étudie également la possibilité de créer des pass annuels qui pourraient être renouvelés après le prochain jalon, fixé au 1er janvier 2028. Il sera essentiel que ces dispositifs restent compatibles avec les objectifs de la LEZ, à savoir la sortie du diesel en 2030 et des moteurs thermiques en 2035.

Cette étude est soutenue par Breathe Cities (2), une initiative mondiale portée par Bloomberg Philanthropies, le Clean Air Fund et C40 Cities, qui aide les villes à améliorer la qualité de l’air et la santé publique.

Notes à l’éditeur

(1) L’étude a été commandée par Les chercheurs d’air et menée par l’institut d’études de marché indépendant Dedicated. Dans le cadre de ce sondage, 1000 Bruxellois·es âgé·es de 18 ans et plus ont été interrogé·es en ligne aléatoirement dans le panel de Dedicated entre le 02 avril et 12 avril 2026. Le nom du commanditaire de l’étude n’a pas été mentionné lors du recrutement, ni en début d’enquête, et ce de manière à ne pas influencer les réponses. Une pondération selon les critères suivants a été appliquée : le genre, l’âge, la commune, la possession d’une voiture, et ce de manière à ce que l’échantillon ainsi obtenu soit strictement représentatif de l’univers de référence. La marge d’erreur (pour des fréquences observées proches de 50%) est de 3,1%. L’enquête a été réalisée dans le strict respect des standards de qualité EMRQS (Efamro Market Research Quality Standards), ainsi que du code de conduite ESOMAR – CUBE.

(2) Breathe Cities est une initiative mondiale qui aide les villes à améliorer la qualité de l’air et à renforcer la santé publique. Portée par Bloomberg Philanthropies, le Clean Air Fund et C40 Cities, l’initiative met à la disposition des villes des outils leur permettant de mener des actions ambitieuses en faveur d’un air plus propre, notamment en améliorant l’accès aux données et en sensibilisant le grand public. Lancée en 2023 par Michael R. Bloomberg, Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’ambition et les solutions climatiques et fondateur de Bloomberg Philanthropies, et Sadiq Khan, maire de Londres et coprésident de C40 Cities, Breathe Cities accélère aujourd’hui les actions menées dans 16 villes afin d’améliorer la qualité de l’air respiré par plus de 88 millions de personnes. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet de Breathe Cities ou suivez l’initiative sur Instagram et LinkedIn.

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Sondage 2026 - La majorité des Bruxellois·es est favorable à la Zone de Basses-Émissions

Sondage 2026 - La majorité des Bruxellois·es est favorable à la Zone de Basses-Émissions


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Introduction


Chaque jour, en moyenne, 360 000 véhicules uniques (toutes catégories confondues) circulent sur le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale.

Malheureusement, la grande majorité de ces moteurs pollue fortement l’air que nous respirons. En effet, 92% des voitures et 98% des camionnettes qui circulaient sur le territoire bruxellois début 2025 roulaient au carburant fossile (diesel, essence, CNG ou LNG). Côté STIB, seuls 11% des bus sont électriques. Pour ce qui est des camions, l’électrification peut être considérée comme inexistante.

En Région bruxelloise, le trafic routier émet ​22%​ des particules très fines (PM2.5) et 41% des émissions régionales d’oxydes d’azote (NOx).

À cause de ces polluants, plusieurs centaines de Bruxellois·es meurent prématurément chaque année. Cette mortalité est causée, entre autres, par des maladies cardio-vasculaires, des cancers ou encore de l’asthme. Plus de 100 expert·es de la santé ont demandé aux élu·es bruxellois·es des mesures fortes, dont une Zone de Basses-Emissions ambitieuse, pour améliorer la qualité de l’air dans la capitale.

Les enfants sont particulièrement vulnérables à la pollution de l’air car leur métabolisme est encore en développement, car ils respirent plus vite et parce que, du fait de leur petite taille, ils sont plus proches des sources de pollution que sont les pots d’échappement. De manière générale, la pollution de l’air touche aussi plus durement les populations défavorisées. En effet, l’accès de ces dernières à des espaces verts, à des activités sportives ou à une alimentation saine est souvent difficile et ne permet pas ou peu de contrebalancer les impacts néfastes des polluants sur leur santé. Elles sont aussi souvent plus exposées à la pollution de l’air intérieure, qui exacerbe alors les effets de la pollution extérieure.

La LEZ fait partie des mesures les plus efficaces pour lutter contre la pollution de l’air et, ainsi, protéger la santé des plus vulnérables. De 2018 à 2025, elle a fait chuter les émissions en NOx de 55%.

Résumé


Est-ce que les Bruxellois·es sont préoccupé·e par l’impact de la pollution de l’air sur leur santé ? Est-ce que les Bruxellois·es sont favorables à la Zone de Basses-Émissions ?

Pour répondre à ces questions, nous avons réalisé, en partenariat avec l’institut d’études Dedicated, un sondage auprès d’un échantillon représentatif de la population bruxelloise.

Il en ressort les conclusions suivantes :

  • La majorité (64%) des Bruxellois·es se dit préoccupée par l’impact de la pollution de l’air sur leur santé.
  • La majorité (56%) des Bruxellois·es se dit favorable à la Zone de Basses-Emissions.

À l’heure actuelle, iI est prévu que les rues bruxelloises soient réservées aux véhicules essence, gaz et électriques à partir de 2030, puis seulement aux électriques à partir de 2035.

Méthodologie


L’étude a été commandée par Les chercheurs d’air et menée par Dedicated. Dans le cadre de ce sondage, 1000 Bruxellois·es âgé·es de 18 ans et plus ont été interrogé·es en ligne aléatoirement dans le panel de Dedicated entre le 02 avril et 12 avril 2026. Le nom du commanditaire de l’étude n’a pas été mentionné lors du recrutement, ni en début d’enquête, et ce de manière à ne pas influencer les réponses. Une pondération selon les critères suivants a été appliquée : le genre, l’âge, la commune, la possession d’une voiture, et ce de manière à ce que l’échantillon ainsi obtenu soit strictement représentatif de l’univers de référence. La marge d’erreur (pour des fréquences observées proches de 50%) est de 3,1%. L’enquête a été réalisée dans le strict respect des standards de qualité EMRQS (Efamro Market Research Quality Standards), ainsi que du code de conduite ESOMAR – CUBE.

Résultats détaillés


  • À la question “Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé·e, ou non, par l’impact de la pollution de l’air sur la santé des Bruxellois·es ?”, 64% des sondé·es se sont dit “très préoccupé·es” ou “plutôt préoccupé·es”.

Les femmes sont un peu plus préoccupées par l’impact de la pollution de l’air sur la santé (69%) que les hommes (60%).

En prenant en compte le critère âge, les sondé·es de 55 ans et plus sont un peu moins nombreux/ses à être préoccupé·es par cette question (58%) que les 18-34 ans (64%) et des 35-54 ans (70%).

Les répondant·es qui n’ont pas d’enfant sont à peu près autant préoccupé·es par l’impact de la pollution de l’air sur la santé (63%) que celles et ceux qui ont au moins un enfant (69%).

Enfin, les Bruxellois·es qui n’ont pas de voiture sont à peu près autant préoccupé·es par cette question (66%) que celles et ceux qui en ont une (63%).

 

  • À la question “La Zone de Basses-Émissions prévoit d’interdire les véhicules thermiques en Région bruxelloise à partir de 2035, afin d’améliorer la qualité de l’air et de lutter contre le changement climatique. Dans quelle mesure êtes-vous favorable avec cette initiative ?”, 56% des sondé·es se sont dit “tout à fait favorable” ou “plutôt favorable”.

La Zone de Basses-Émissions (LEZ) est soutenue autant par les femmes (56%) que par les hommes (56%).

Le soutien de cette mesure est très similaire chez les tranches d’âge 18-34 ans (61%) et 35-54 ans (56%). Par contre, seuls 49% des 55 ans et plus sont favorables à la LEZ.

Il est égal chez les répondant·es qui n’ont pas d’enfant (56%) et chez les sondé·es qui ont au moins un enfant (56%).

Enfin, les Bruxellois·es qui n’ont pas de voiture soutiennent un peu plus cette mesure (59%) que celles et ceux qui possèdent au moins une voiture (51%).

Conclusion


Les résultats de ce sondage montrent que :

  • La majorité (64%) des Bruxellois·es se dit préoccupée par l’impact de la pollution de l’air sur leur santé.
  • La majorité (56%) des Bruxellois·es se dit favorable à la Zone de Basses-Emissions.

Cette majorité se retrouve chez les femmes comme chez les hommes ; au travers de presque toutes les tranches d’âge (exception des 55 ans et plus concernant la LEZ) ; chez les personnes sans enfant comme chez les parents ; et chez les personnes qui ne possèdent pas de voiture comme chez celles et ceux qui ont au moins une voiture.

Nous demandons donc aux élu·es de la Région de Bruxelles-Capitale de tout mettre en oeuvre pour que le calendrier initial de la Zone de Basses-Émissions soit maintenu, à savoir : une sortie du diesel à partir de 2030 et une sortie du moteur thermique à partir de 2035.


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Ce projet est soutenu par Breathe Cities, une initiative mondiale portée par Bloomberg Philanthropies, le Clean Air Fund et C40 Cities, qui aide les villes à améliorer la qualité de l’air et la santé publique.

Breathe Cities est une initiative mondiale qui aide les villes à améliorer la qualité de l’air et à renforcer la santé publique. Portée par Bloomberg Philanthropies, le Clean Air Fund et C40 Cities, l’initiative met à la disposition des villes des outils leur permettant de mener des actions ambitieuses en faveur d’un air plus propre, notamment en améliorant l’accès aux données et en sensibilisant le grand public. Lancée en 2023 par Michael R. Bloomberg, Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’ambition et les solutions climatiques et fondateur de Bloomberg Philanthropies, et Sadiq Khan, maire de Londres et coprésident de C40 Cities, Breathe Cities accélère aujourd’hui les actions menées dans 16 villes afin d’améliorer la qualité de l’air respiré par plus de 88 millions de personnes. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet de Breathe Cities ou suivez l’initiative sur Instagram et LinkedIn.


Une majorité de parents satisfaits de leur rue scolaire

Une majorité de parents satisfaits de leur rue scolaire


Une nouvelle enquête menée par l’asbl Les chercheurs d’air et l’ULB, avec le soutien de Breathe Cities, montre qu’une large majorité de parents sondés soutient le maintien des rues scolaires (1) devant l’école de leurs enfants. La plupart des répondant·es associent les rues scolaires à plus de sécurité routière, plus d’interactions sociales et moins de pollution.

Les parents, les membres du personnel et les riverain·es de l’école du Centre (Uccle) et de l’école n°8 (Ixelles) ont été interrogé·es par des étudiant·es de l’ULB sur leur soutien aux rues scolaires qui y ont été créées. Les résultats sont sans appel : à l’école du Centre, 83,5% des répondant·es (103 réponses au total) sont en faveur du maintien de la rue scolaire. A l’école 8, ce chiffre monte à 98,7% (74 réponses au total).

Pour l’école Peter Pan, l’asbl Les chercheurs d’air a fait circuler son propre sondage auprès des parents. Parmi les 154 réponses récoltées, 91,6% des répondant·es ont coché “oui” à la question “Trouvez-vous positif que la Rue de la Rhétorique, devant l’école Peter Pan, soit une rue scolaire ?”.

Renaud Leemans, Coordinateur de Campagnes chez Les chercheurs d’air, a déclaré : “Le processus de création des rues scolaires est souvent laborieux et conflictuel. Pourtant, une fois en place, cet aménagement fait la quasi unanimité. Nous espérons que celà aide à convaincre les communes qui hésitent encore à apaiser les abords des écoles. Le nouveau gouvernement régional a d’ailleurs placé les quartiers scolaires au cœur de sa politique de mobilité, il faut saisir cette opportunité.”

L’enquête menée par l’ULB montre également que les rues scolaires sont perçues comme ayant un impact positif sur la sécurité routière (78,6% des répondant·es de l’école du Centre et 90,5% à l’école n°8), sur la qualité de l’air (69,9% à Uccle et 75,7% à Ixelles), ainsi que sur les relations sociales (71,9% et 73%).

Renaud Leemans a ajouté : “Les rues scolaires ne servent pas qu’à améliorer la qualité de l’air. Moins de trafic qui passe devant l’école c’est aussi moins de risques d’accidents pour les enfants. Et un espace moins stressant pour les parents, qui peuvent alors plus facilement discuter et, ainsi, socialiser.”

Pour rappel, seules 11% des écoles fondamentales publiques bruxelloises bénéficient d’une rue scolaire, alors que ce chiffre pourrait facilement atteindre 70%. L’asbl Les chercheurs d’air demande aux 19 communes de la Région de redoubler d’efforts pour en créer de nouvelles rapidement.

Note à l’éditeur

(1) Une rue scolaire est une rue qui passe devant une école et qui est piétonne, a minima aux heures d’arrivée et de sortie des élèves, au mieux en permanence.

CONTACT

 

Les chercheurs d’air

Renaud Leemans

Coordinateur de Campagnes

renaud@leschercheursdair.be

+32 487 62 08 61


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Les rues scolaires plébiscitées par leurs usagers et usagères

Enquête - Les rues scolaires plébiscitées par leurs usagers et usagères


Avec le soutien de

Introduction


À Bruxelles, beaucoup trop d’écoles sont littéralement asphyxiées par le trafic routier, avec des conséquences parfois très graves sur la santé des enfants. Comme le montre notre rapport, sur les 622 écoles fondamentales bruxelloises, 121 connaissent des concentrations en NO2 entre deux et trois fois supérieures au seuil de l’OMS. Aucune n’est en dessous de cette recommandation.

En limitant le trafic motorisé aux abords des écoles, les rues scolaires aident les enfants à mieux respirer.

Actuellement, seuls 10,8% des écoles bruxelloises bénéficient d’une rue scolaire, on pourrait pourtant en créer facilement et rapidement devant 70% d’entre elles. Cela répondrait à un vœu citoyen puisqu’une large majorité de Bruxellois·es soutient la création de zones piétonnes devant les écoles de la capitale.

Résumé


Est-ce que les rues scolaires en place sont bien acceptées ?

Afin de répondre à cette question, nous avons réalisé, en collaboration avec l’ULB, et avec le soutien de Breathe Cities, un sondage auprès des parents, membres du personnel, et riverain·es de deux écoles bénéficiant d’une rue scolaire : l’école 8 à Ixelles et l’école du Centre à Uccle. 

Les réponses montrent que 89,8% des 177 répondant·es sont favorables au maintien de la rue scolaire (83,5% pour l’école du Centre, 98,6% pour l’école 8).

De plus, une grande majorité des sondé·es évalue positivement l’impact de la rue scolaire sur la sécurité routière, le bien-être, la qualité de l’air et les relations sociales. 

Nous avons également réalisé un sondage auprès des parents de l’école Peter Pan à Saint-Gilles, où se trouve aussi une rue scolaire. Les résultats sont similaires à ceux de l’enquête menée par l’ULB : 91,6% des 154 parents ayant répondu trouvent positif que la rue de la Rhétorique, devant l’école Peter Pan, soit une rue scolaire. Et 69,5% des sondé·es souhaitent la piétonnisation permanente de la rue.

Méthodologie


Ce rapport s’appuie sur deux sondages :

  • Le premier a été mené dans la rue scolaire de l’école 8 (Ixelles) et dans celle de l’école du Centre (Uccle). Cette enquête a été réalisée par des étudiant·es du Master en sciences et gestion de l’environnement de l’ULB. Ils et elles ont interrogé des parents, membres du personnel scolaire et riverain·es au moyen d’un questionnaire en ligne, ainsi que de porte-à-porte et de toutes-boîtes.
  • Le deuxième a été mené auprès des parents de l’école Peter Pan (Saint-Gilles), en ligne, par l’asbl Les chercheurs d’air.

Les répondant·es se répartissent de la manière suivante : 

Ecole du Centre :

  • 84 parents
  • 10 riverain·es
  • 8 membres du personnel

Ecole 8 : 

  • 58 parents
  • 11 riverain·es
  • 5 membres du personnel

Les questions étaient les suivantes :

  1. Profils : âge, genre, statut (parent, membre du personnel, riverain·e), mode de transport, fréquence d’utilisation de la rue scolaire
  2. Est-ce que la rue scolaire a modifié la façon dont vous vous déplacez ?
  3. Comment évaluez-vous (Très négatif / Négatif / Neutre / Positif / Très positif) l’impact de la rue scolaire sur
    • La durée de vos déplacements ?
    • L’accès aux différentes infrastructures ?
    • Votre organisation quotidienne ?
    • La sécurité routière ?
    • La qualité de l’air ?
    • La santé ?
    • Le bien-être ?
    • Les relations sociales ?
  4. À quel point trouvez-vous important d’avoir mis en place la rue scolaire ? (Pas du tout important / Pas important / Neutre / Important / Très important)
  5. Êtes-vous favorable au maintien de la rue scolaire Avenue du Bois de la Cambre / Rue du doyenné ? (Pas du tout favorable / Pas favorable / Neutre / Favorable / Très favorable)
  6. Êtes-vous favorable à la piétonnisation complète et permanente de l’Avenue du Bois de la Cambre / Rue du doyenné ? (Pas du tout favorable / Pas favorable / Neutre / Favorable / Très favorable)

Le sondage a été diffusé via les canaux internes des écoles pour les parents et les membres du personnel. Les riverain·es ont été contacté via toutes-boîtes et porte-à-porte.

Ecole Peter Pan :

154 parents ont répondu au sondage. Les questions suivantes ont été posées :

  1. Trouvez-vous positif que la rue de la Rhétorique, devant l’école Peter Pan, soit une rue scolaire ? (Oui / Non / Je ne sais pas)
  2. Souhaitez-vous que la rue de la Rhétorique devienne piétonne en permanence ? (Oui / Non / Je ne sais pas)
  3. Est-ce que vous voyez des améliorations possibles à la rue de la Rhétorique ? Plusieurs choix possibles parmis : plus de végétalisation ; du mobilier urbain ; des aménagements pour les enfants ; de la décoration ; je ne vois pas d’amélioration possible ; autre (Précisez)

Résultats détaillés


Les résultats de ces deux sondages offrent un bon aperçu du ressenti et du niveau de soutien des usagers/ères des rues scolaires analysées. Ils mettent en évidence les observations suivantes :

Ecole du Centre

Une large majorité (83,5%) des usagers/ères de la rue scolaire de l’école du Centre qui ont répondu se prononce en faveur de son maintien. Les résultats nous apprennent également que près de la moitié des sondé·es (48,5%) sont favorables à la piétonnisation complète et permanente de la rue scolaire.

79% des personnes interrogées à l’école du Centre ont évalué de manière positive ou très positive les impacts de la rue scolaire sur la sécurité routière. Parmi les même répondant·es, ce chiffre s’élève à 74% pour le bien-être, 72% pour les relations sociales et 70% pour la qualité de l’air.

83,5% des répondant·es sont favorables au maintien de la rue scolaire dans la rue du Doyenné

Ecole 8

La quasi-totalité (98,6%) des usagers/ères de la rue scolaire de l’école 8 qui ont répondu se prononce en faveur de son maintien. Les résultats nous apprennent également que près de 6 sondé·es sur 10 (59,5%) sont favorables à la piétonnisation complète et permanente de la rue scolaire.

91% des personnes interrogées à l’école 8 ont évalué de manière positive ou très positive les impacts de la rue scolaire sur la sécurité routière. Parmi les mêmes répondant·es, ce chiffre s’élève à 78% pour le bien-être, 76% pour la qualité de l’air et 73% pour les relations sociales.

98,6% des répondant·es sont favorables au maintien de la rue scolaire dans l’Avenue du Bois de la Cambre

Ecole Peter Pan

Parmi les parents ayant répondu à l’enquête, 91,6% trouvent la rue scolaire positive. Par ailleurs, 69,5 % souhaitent qu’elle devienne piétonne de manière permanente.

Concernant les améliorations à apporter à la rue scolaire existante, 85% des parents de l’école Peter Pan interrogé·es demandent davantage de végétalisation. Un peu plus de la moitié (55%) demande également du mobilier urbain tel que des bancs.

91,6% des parents sondés trouvent positif que la Rue de la Rhétorique soit une rue scolaire

Conclusion


Le soutien des utilisateurs/rices aux trois rues scolaires analysées est évident. Les parents mettent en avant des bénéfices concrets et immédiats, tant pour eux que pour leurs enfants (meilleure sécurité routière, meilleure qualité de l’air, plus d’opportunités de socialisation). Ces résultats s’inscrivent dans la continuité de nos précédentes enquêtes, qui montraient déjà un appui largement majoritaire des Bruxellois·es en faveur de zones piétonnes aux abords des écoles.

Sur base de ces conclusions, nous appelons les responsables politiques à renforcer leur engagement en faveur des rues scolaires, un levier simple et efficace pour améliorer la santé et la sécurité des enfants et des familles.


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