15000 litres

C’est la quantité d’air que nous respirons chaque jour.

Pourtant, à Bruxelles, si l’on sait ce qu’on mange (à peu près) et ce qu’on boit (à peu près), on ne sait pas ce qu’on respire (ou très peu).

Mais ça peut changer, grâce à vous!

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Pollution de l'air à Bruxelles


L’air de Bruxelles est pollué, ce qui engendre de ​graves problèmes de santé chez ses habitants, particulièrement chez les enfants. La pollution de l’air a également de nombreux effets néfastes sur l’​environnement​.

Cette pollution coûterait chaque année plus de ​18 milliard​s d’euros à la Belgique et, comme le montrent de nombreuses ​études​, ce sont les habitants des quartiers les moins aisés qui souffrent le plus de cette pollution.

Le trafic routier est responsable d’une grande partie de ce problème. Il émet ​30%​ des particules très fines (PM2.5) et représente ​69%​ des émissions régionales d’oxydes d’azote (NO2). La Région bruxelloise est en infraction depuis 2010 pour le dépassement des normes européennes relatives aux concentrations en NO2, ce qui l’expose au paiement de sanctions financières très conséquentes en cas de condamnation. Et comme le montre la ​décision récente​ de la Cour de justice européenne, les chiffres officiels ne reflètent probablement pasla réelle envergure du problème.

En savoir plus sur la pollution de l'air

Nos demandes


Le trafic routier est responsable de 30% des émissions de particules fines et de 69% des émissions de dioxyde d’azote dans la région bruxelloise. C’est donc le secteur à dépolluer en priorité. Pour ce faire, nous demandons aux pouvoirs publics de prendre 3 mesures :

Zone zéro émission d'ici 2030

La mise en place à Bruxelles de la zone de basses émissions (LEZ) à partir du 1er janvier 2018 a été un premier pas dans la bonne direction.

Mais comme l’a montré un premier bilan​, les émissions provenant des voitures belges en circulation dans la Région de Bruxelles Capitale n’ont diminué que de 4,7% pour les NOx et de 6,4% pour les PM2.5 entre juin et décembre 2018.

Ce n’est pas suffisant. A Madrid et à Londres, grâce à des LEZ bien plus ambitieuses, la pollution au NO2 a respectivement chuté jusqu’à 32% entre juin 2018 et juin 2019 et jusqu’à 44% entre février 2017 et janvier 2020. Une récente analyse de la zone de basse émission de Paris montre également qu’elle permet de lutter efficacement contre la pollution de l’air.

Etant donné que même les véhicules les plus propres émettent encore beaucoup de polluants et que les futures normes ne régleront pas tous les problèmes, nous demandons que d’ici 2030 l’accès à la Région de Bruxelles-Capitale soit réservé aux véhicules zéro émission, c’est-à-dire qui ne sont pas équipés d’un moteur thermique.

Cela vaut aussi pour les deux roues motorisés.

Certaines grandes ville européennes comme Amsterdam et Paris ont déjà décidé d’interdire progressivement les voitures essence et diesel entre 2024 et 2030. Bruxelles, capitale de la Belgique et de l’Union Européenne, doit montrer qu’elle aussi prend la santé de ses habitants au sérieux en mettant en place des mesures similaires.

En plus d’améliorer grandement la qualité de l’air que nous respirons, la disparition des véhicules thermiques permettrait de lutter efficacement contre le changement climatique et la pollution sonore.

Des alternatives aux véhicules thermiques existent : dans une ville comme Bruxelles la mobilité douce et/ou les transports publics et/ou les véhicules partagés permettent de se rendre partout.

Plus de place pour la mobilité active et partagée

La mobilité active ou partagée est de plus en plus présente à Bruxelles. Depuis 2010 on constate un taux de croissance annuel moyen de 13% des déplacements à vélo. Côté transports publics, l’usage est aussi en forte croissance avec une hausse du nombre de voyages de 45,9% en 10 ans.

La voiture reste cependant le mode de déplacement privilégié des Bruxellois.e.s. Cette domination s’explique entre autres par le fait que plus de la moitié de la voirie, c’est-à-dire les rues et les parkings, est encore réservée à la voiture.

Afin de favoriser la mobilité active et les déplacements en transport public, nous demandons que, d’ici 2025, au moins 60% de la voirie leur soit réservée.

Cela permettrait aux cyclistes, grâce à des pistes cyclables séparées, de pouvoir se déplacer rapidement et en toute sécurité, ce qui augmenterait de manière significative la popularité de ce mode de déplacement.

Aussi, en augmentant l’espace réservé aux bus et aux trams (site propre), leur vitesse pourrait atteindre 25 km/h en moyenne, contre 16 km/h actuellement.

En parallèle les solutions de partage de voitures électriques doivent être soutenues afin de combler les vides laissés par le transport public.

Motorisation zéro-émission pour les véhicules “très actifs”

Certains véhicules, comme les camions de livraison, les bus ou encore les taxis/Uber, font énormément de kilomètres en ville. En 2018 les camions de plus de 3,5 tonnes par exemple ont parcouru environ 60 millions de kilomètres dans la région bruxelloise ! La même année les bus de la STIB ont parcouru 25 millions de kilomètres et les chauffeurs Uber 31 000 km.

Le secteur le plus problématique est celui du transport de marchandises. A Bruxelles les camions et les camionnettes utilisées pour les livraisons représentent 14 % du trafic routier mais sont responsables de 31 % des émissions de NOx et 33% des émissions de particules fines de ce même trafic routier. Cette pollution nous coûte 50 000 € par jour, essentiellement en frais de santé.

Afin de limiter la pollution due au transport de marchandises en ville, il faut optimiser les trajets en favorisant les points de redistribution situés en bordure de ville, comme City Depot, ainsi qu’en incitant, en ville, la livraison en point de collecte. Chaque fois que c’est possible il faut également privilégier les livraison par voie fluviale, par chemin de fer ou à vélo. Pour le transport de passagers tout doit être fait pour que le taux d’occupation soit optimisé.

Malgré ces efforts ces véhicules “très actifs” ne vont pas disparaître de Bruxelles. Nous demandons donc qu’à Bruxelles les taxis, Uber, et les camionnettes soient zéro-émission d’ici 2025, et que les camions de plus de 3,5 tonnes et les bus en fassent de même d’ici 2030.

A Londres, Uber s’est déjà engagé à aider les chauffeurs qui travaillent avec son application afin que d’ici 2025 tous les véhicules soient électriques. La ville de Milan s’est engagée à avoir une flotte de bus 100% électrique d’ici 2030.

Cette liste n’est pas exhaustive. Le chauffage, l’agriculture et la construction sont aussi des secteurs émetteurs de pollution où des efforts doivent être faits.