A Bruxelles comme ailleurs, il y a deux grands familles de polluants de l’air : les gaz et les particules fines. Parmi les gaz, celui dont on parle le plus, car très présent en ville, est le dioxyde d’azote.

Le dioxyde d'azote

Le dioxyde d’azote (NO2) est un gaz qui appartient à la famille des oxydes d’azote (NOx). Concentré, il est de couleur brun-rouge et a une odeur âcre et piquante caractéristique. Le dioxyde d’azote est émis principalement par les activités humaines, plus précisément par les procédés fonctionnant à haute température. C’est le cas par exemple lorsqu’un véhicule brûle du carburant dans son moteur à combustion, mais également lorsqu’on brûle des énergies fossiles comme du charbon, du gaz naturel ou de la biomasses (bois) pour produire de l’électricité ou du chauffage.

À Bruxelles, la majorité des oxydes d’azote sont émis par le trafic routier.

 

Malheureusement, les concentrations en NO2 à Bruxelles sont trop élevées, ce qui met en danger la santé des Bruxellois.es, particulièrement celle des enfants. C’est la principale conclusion de notre campagne de mesure #LesChercheursDair qui a entre autres montré que la recommandation de l’OMS en matière de NO2 est dépassée dans toutes les écoles où des mesures ont été faites. Certaines écoles sont exposées à des concentrations en NO2 qui dépassent de plus de 3 fois la recommandation de l’OMS.

Dioxyde d’azote à Bruxelles entre octobre 2020 et octobre 2021

Nous avons également développé un outil qui nous permet de comparer, en temps réel, les concentrations en NO2 que nous respirons à Bruxelles et les concentrations en NO2 que l’OMS recommande de ne pas dépasser. Là encore nous voyons bien que la pollution de l’air à laquelle nous sommes exposé.es dans la capitale est bien au dessus de ce qui est préconisé par l’OMS.

Concentration moyenne en NO2 à Bruxelles comparée à la recommandation de l'OMS



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Les particules fines

Les particules fines sont semblables à de petits grains de sable mais elles sont tellement petites qu’elles sont invisibles à l’œil nu. Elles sont réparties en trois groupes en fonction de leur taille :

→ PM10 – Elles mesurent moins de 0,01 millimètre de diamètre

→ PM2.5 – Elles mesurent moins de 0,0025 millimètre de diamètre

→ PM0.1 – Elles mesurent moins de 0,0001 millimètre de diamètre

PM” sont les initiales de Particulate Matter qui veut dire “particules fines” en anglais.

Pour mieux comprendre à quel point elles sont petites ont peut les comparer à la taille d’un cheveu humain.

Une partie des particules fines que nous respirons vient de la nature. C’est le cas quand il y a une éruption volcanique, un incendie, ou lorsque le vent transporte de la poussière en passant au dessus d’un désert par exemple.

Mais la pollution aux particules fines est aussi et surtout le résultat des activités humaines.

À Bruxelles, elle est principalement produite par le trafic routier et le chauffage.

 

Une grande partie des particules fines vient de l’extérieur de Bruxelles. Par exemple, à la campagne, à cause des déjections d’animaux (bouse de vache par exemple) et des engrais utilisés dans les champs, de l’amoniac se forme. Et quand l’ammoniac rencontre d’autres gaz dans l’air, ça forme des particules fines qui peuvent ensuite se retrouver en ville à cause des vents.

Carte de la pollution de l'air (particules fines) en temps réel créée grâce à la science collaborative.

Nombre de capteurs installés à Bruxelles :



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Risques sur la santé

Une exposition à la pollution de l’air, sur le court comme sur le long terme, est source de nombreux problèmes de santé. Certains peuvent être considérés comme légers. C’est le cas par exemple de gênes respiratoires comme des éternuements. D’autres sont bien plus graves : asthme, cancers, AVC, etc.

Chaque année, la pollution de l’air cause ainsi la mort prématurée de plus de 900 Bruxellois.es (p26). Cela représente 11% des décès en Région de Bruxelles-Capitale, toutes causes confondues sauf accidents et suicides.

En ville, les particules fines, composées de différents éléments très toxiques comme l’arsenic, le plomb, les nitrates, les sulfates et la suie, sont le polluant atmosphérique le plus dangereux pour la santé. Étant donné qu’elles sont très petites, elle peuvent entrer dans nos poumons puis dans nos vaisseaux sanguins. Certaines arrivent même jusqu’à notre coeur et notre cerveau.

Le dioxyde d’azote (NO2) est également dangereux pour la santé. Ce gaz irrite nos voix respiratoires et peut provoquer de la toux, ainsi que des réactions inflamatoires ou allergiques. Ces dernière peuvent éventuellement déboucher sur des maladies chroniques.

Voici une listes des problèmes de santé que peuvent engendrer ces deux polluants :

  • Accouchements prématurés
  • Asthme
  • Athérosclérose
  • Augmentation du rythme cardiaque et la tension artérielle
  • Accident Vasculaire Cérébral (AVC)
  • Allergies alimentaires
  • Bronchopathies chroniques
  • Cancer
  • Déclin de la fonction respiratoire
  • Démence
  • Détresse respiratoire
  • Diabète
  • Diminution des performances cognitives
  • Hypertension
  • Obésité
  • Perturbation de l’activité électrique du coeur
  • Petits poids de naissance chez le nouveau-né
  • Retard d’apprentissage
  • Retard de croissance
  • Tendance au suicide
  • Toux
  • Troubles comportementaux
  • Troubles de la coagulation
  • Troubles du rythme cardiaque

L’OMS insiste sur le fait que même à faible concentration, la pollution aux petites particules a une incidence sanitaire. En effet, elle n’a identifié aucun seuil au-dessous duquel elle n’affecte en rien la santé.


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Impacts de la pollution de l'air sur notre environnement

Outre des effets négatifs sur notre santé, la pollution de l’air abîme également notre environnement. Par exemple, en endommageant les cellules végétales et en créant de l’ozone, le dioxyde d’azote nuit aux rendements agricoles.


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