Une majorité de Bruxellois·es favorable à la réduction du trafic dans les quartiers denses
Une majorité de Bruxellois·es favorable à la réduction du trafic dans les quartiers denses
La plupart des habitant·es de la capitale soutiennent une réduction de la circulation routière dans les quartiers les plus habités. C’est ce que révèle un nouveau sondage commandé par l’asbl Les chercheurs d’air. Ce dernier est publié alors que certains aménagements prévus dans le quartier Cureghem font l’objet de contestations.
Réalisée par l’institut d’études YouGov (1), l’enquête indique que 59 % des Bruxellois·es sont favorables à une diminution du trafic automobile dans les zones densément peuplées de la ville. Cette réduction est soutenue afin de favoriser les déplacements à pied, à vélo et en transports en commun.
Ce soutien, même s’il varie un peu, se retrouve chez les femmes comme chez les hommes ; chez les plus jeunes comme chez les plus âgé·es ; chez les parents comme chez les personnes qui n’ont pas d’enfant.
Sans surprise, l’adhésion est plus forte chez les personnes ne possédant pas de voiture : 69 % y sont favorables. Mais même parmi celles et ceux disposant d’au moins un véhicule, près d’une personne sur deux (46 %) soutient cette réduction du trafic.
Renaud Leemans, Coordinateur de Campagnes pour l’asbl Les chercheurs d’air, a déclaré : “Les aménagements prévus sur la Chaussée de Mons visent à redonner de l’espace à la mobilité active et partagée, utilisée par la majorité des habitant·es d’Anderlecht. Rappelons que 56 % des ménages de la commune ne possèdent pas de voiture. Ce réaménagement permettra également de végétaliser l’espace public et donc de lutter plus efficacement contre les îlots de chaleur.”
Le quartier Cureghem fait partie des plus densément peuplés de la capitale. Il fait également partie des plus défavorisés.
Notes à l’éditeur
(1) Cette enquête a été réalisée en ligne sur le panel propriétaire de YouGov, dont les membres ont accepté de participer à des enquêtes en ligne et ont reçu une invitation par courrier électronique avec un lien vers l’enquête. La définition de l’échantillon a été établie afin de fournir un échantillon représentatif de la population Bruxelloise conformément aux objectifs de l’étude via la méthode des quotas. La taille de l’échantillon est de 1001 répondant·es. Les réponses ont ensuite été pondérées pour obtenir un échantillon représentatif de la population visée. Les critères de pondération utilisés pour cette enquête sont le genre, l’âge et la possession ou non d’au moins une voiture.
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La majorité des Bruxellois·es en faveur de la réduction du trafic dans les quartiers denses
Sondage - La majorité des Bruxellois·es en faveur de la réduction du trafic dans les quartiers denses
Introduction
En Région bruxelloise, plus de la moitié des rues et des places sont accaparées par la voiture. Les trams et les bus ne sont prioritaires que sur 3% de l’espace public. Les vélos n’ont de pistes cyclables séparées que sur 1% de ce même espace public.
La mobilité active et partagée est pourtant le moyen de transport le plus utilisé par les habitant·es de Bruxelles, le plus écologique et le moins cher. Il est donc très important de la développer, particulièrement dans les quartiers les plus densément peuplés et les plus défavorisés.
Mais pour donner plus de place à la marche, au vélo et aux transports public il faut, c’est inévitable, redistribuer l’espace sur lequel les voitures sont prioritaires.
Résumé
Est-ce que les Bruxellois·es soutiennent la réduction du trafic routier dans les quartiers les plus densément peuplés de la capitale ? Pour répondre à cette question, nous avons réalisé, en partenariat avec l’institut d’études YouGov, un sondage auprès d’un échantillon représentatif de la population bruxelloise.
Il en ressort la conclusion suivante :
La majorité (59%) des Bruxellois·es sont favorables à une réduction de la circulation routière dans les quartiers densément peuplés.
La création de nouveaux quartiers apaisés aiderait grandement à faire baisser le nombre de véhicules motorisés.
Méthodologie
Dans le cadre de ce sondage, 1001 Bruxellois·es âgé·es de 18 ans et plus ont été interrogé·es. Plus précisément :
- L’enquête a été réalisée en ligne (sur le panel propriétaire YouGov en Belgique), entre le 27 mars et le 04 avril 2025.
- Les répondant·es sont représentatifs de la population Bruxelloise (quotas sur le genre, l’âge et la possession d’une voiture).
- Le questionnaire a été élaboré conjointement par YouGov et l’ASBL Les chercheurs d’air.
- Le nom du commanditaire de l’étude n’a pas été mentionné lors du recrutement, ni en début d’enquête, et ce de manière à ne pas influencer les réponses.
- Sur l’échantillon total (N = 1001), la marge d’erreur maximale est de ± 3,1%.
- Les enquêtes ont été réalisées dans le strict respect des standards de qualité ESOMAR 36.
Résultats détaillés
À la question “Dans quelle mesure êtes-vous favorable, ou non, à la réduction du trafic automobile dans les quartiers les plus densément peuplés de la Région bruxelloise, afin de favoriser les déplacements à pieds, à vélo et en transports en commun”, 59% des sondé·es ont répondu par la positive.
De manière générale, une augmentation du nombre de journées sans voitures est soutenue autant par les hommes (60%) que par les femmes (58%).
En prenant en compte le critère âge, les sondé·es qui ont entre 18 et 24 ans sont les plus nombreux/ses à y être favorables (68%). De l’autre côté se trouvent les personnes de 55 ans et plus (52% en faveur).
Les répondant·es qui n’ont pas d’enfant soutiennent la réduction du trafic routier dans les quartiers denses à 58%. Les sondé·es qui ont au moins un enfant y sont favorables à 63%.
Enfin, les Bruxellois·es qui n’ont pas de voiture soutiennent cette mesure à 69%. Celles et ceux qui possèdent au moins une voiture y sont favorables à 46%.
Conclusion
Les résultats de ce sondage montrent que la majorité des Bruxellois·es est favorable à la réduction du trafic routier dans les quartiers les plus denses de Bruxelles.
Cette majorité se retrouve chez les femmes comme chez les hommes ; au travers toutes les tranches d’âge ; chez les personnes sans enfant comme chez les parents. La seule exception concerne les personnes qui ont au moins une voiture.
Nous demandons donc aux élu·es des 19 communes et de la Région bruxelloise de créer de nouveaux quartiers apaisés en RBC.
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Forte électrification de la logistique urbaine aux Pays-Bas grâce aux Zones Zéro-Émission
Forte électrification de la logistique urbaine aux Pays-Bas grâce aux Zones Zéro-Émission
Les zones zéro-émission pour le transport de marchandises (ZEZ-F) mises en place aux Pays-Bas accélèrent la transition vers une logistique urbaine électrique, et donc moins polluante. C’est ce que montre une nouvelle analyse de la Clean Cities Campaign (CCC).
Introduites en janvier 2025 et couvrant désormais 18 villes, les ZEZ-F néerlandaises constituent le premier programme national en Europe ciblant les véhicules utilitaires.
Là où elles existent ou sont planifiées, on note une forte hausse des camionnettes et camions électriques. En effet, les communes ayant introduit ou prévu des ZEZ-F enregistrent une électrification plus rapide des camionnettes (6 % en moyenne, contre seulement 2 % dans les zones sans ZEZ-F). On remarque aussi une baisse claire du nombre de véhicules diesel, alors qu’il continue de croître ailleurs.
Au premier semestre 2025, 78 % des nouvelles camionnettes immatriculées aux Pays-Bas étaient électriques à batterie, contre une moyenne de seulement 4,8 % en Belgique.
De leur côté, les ventes de camions électriques aux Pays-Bas ont bondi de 188 % sur un an, représentant près d’un camion électrique sur cinq vendu dans l’UE, bien au-delà de la moyenne européenne de 46 %.
Renaud Leemans, Coordinateur de Campagnes pour l’asbl Les chercheurs d’air, a déclaré : “Une part importante de la pollution de l’air en Région bruxelloise est émise par la logistique urbaine. Par exemple, chaque jour, notre ville comptabilise plus de 50 000 trajets en camionnettes, dont l’écrasante majorité roule au diesel. Des alternatives électriques existent pourtant souvent. Une Zone Zéro-Émission pour le transport de marchandises aiderait Bruxelles à mieux respirer.”
L’analyse de la CCC explique que le succès des ZEZ-F hollandaises repose sur la combinaison de règles et de soutien financier : les communes néerlandaises ont bénéficié de financements dédiés, tandis que les entreprises pouvaient accéder à des subventions nationales pour les camionnettes et camions électriques, à des allégements fiscaux et à des exemptions durant la période de transition.
Des recherches antérieures montrent qu’à partir de 2026, il y aura plus de modèles de camionnettes électriques disponibles que de modèles diesel et essence. En outre, le coût total de possession (TCO) est déjà inférieur pour la plupart des camionnettes électriques, ce que de nombreuses entreprises néerlandaises confirment elles-mêmes.
Notes à l’éditeur
Les chiffres clés et résultats de l’analyse sont disponibles sous forme de tableau ici.
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La majorité des Bruxellois·es souhaiterait plus de journées sans voiture
La majorité des Bruxellois·es souhaiterait plus de journées sans voiture
La plupart des habitant·es de la Région bruxelloise sont en faveur de l’instauration de plus de journées sans voiture dans leur ville. C’est ce qui ressort d’un nouveau sondage commandé par l’asbl Les chercheurs d’air.
L’enquête, réalisée par l’institut d’études YouGov (1), montre que 63% des Bruxellois·es souhaiteraient plus de journées sans voiture.
Plus précisément, 17% des sondé·es pensent qu’il faudrait créer au moins deux journées sans voiture par an ; 25% sont favorables à au moins quatre journées sans voiture par an ; et 21% soutiennent au moins douze journées sans voiture par an.
Le soutien à au moins une journée sans voiture supplémentaire, même s’il varie parfois notoirement, se retrouve chez les femmes comme chez les hommes ; chez les automobilistes comme chez les personnes qui n’ont pas de voiture ; chez les parents comme chez les personnes qui n’ont pas d’enfant. Seule exception : les personnes de plus de 55 ans sont un peu moins nombreuses (47%) à soutenir la création de plus de journées sans voiture.
Pierre Dornier, Directeur de l’asbl Les chercheurs d’air, a déclaré : “Les journées sans voiture participent à améliorer la qualité de l’air et à lutter contre la pollution sonore et que nous respirons. Elles sont aussi l’occasion de se réapproprier la rue, pour marcher, faire du vélo, ou tout simplement boire un verre. Instaurer au moins une deuxième journée sans voiture par an serait aisé. La plupart des Bruxellois·es sont pour. Nos élu·es ont les cartes en main.”
La mise en place de nouvelles journées sans voiture pourrait se faire assez facilement. Par exemple en les liant à des journées festives ou sportives qui restreignent déjà grandement le trafic routier, comme la fête de L’Iris ou les 20km de Bruxelles.
Notes à l’éditeur
1 – Cette enquête a été réalisée en ligne sur le panel propriétaire de YouGov, dont les membres ont accepté de participer à des enquêtes en ligne et ont reçu une invitation par courrier électronique avec un lien vers l’enquête. La définition de l’échantillon a été établie afin de fournir un échantillon représentatif de la population Bruxelloise conformément aux objectifs de l’étude via la méthode des quotas. La taille de l’échantillon est de 1001 répondant·es. Les réponses ont ensuite été pondérées pour obtenir un échantillon représentatif de la population visée. Les critères de pondération utilisés pour cette enquête sont le genre, l’âge et la possession ou non d’au moins une voiture.
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Pierre Dornier
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La vaste majorité des Bruxellois·es souhaiterait plus de journées sans voiture
Sondage - La vaste majorité des Bruxellois·es souhaiterait plus de journées sans voitures
Introduction
Dans la Région bruxelloise, le trafic routier représente 41 % des émissions d’oxydes d’azote (NOx). L’ampleur de cette contribution apparaît clairement lors de la Journée sans voiture : en 2024, les concentrations de dioxyde d’azote (NO2) y ont nettement chuté.
À la station d’Arts-Loi, par exemple, les concentrations de ce polluant ont baissé de 62% par rapport à un dimanche moyen. Une chute encore plus marquée si l’on compare avec un jour de semaine moyen : les concentrations de NO2 ont alors chuté de 74%.
Les journées sans voiture participent donc à améliorer la qualité de l’air que nous respirons. Pour rappel, 73% des Bruxellois·es sont préoccupé·es par l’impact de la pollution de l’air sur leur santé.
Le dimanche sans voiture c’est aussi moins de bruit. En effet, les différentes stations de mesures de Bruxelles Environnement situées à proximité de voiries ont relevé une forte diminution des niveaux de bruit de fond.
Enfin, la journée sans voiture c’est aussi l’occasion de se réapproprier la rue, pour marcher, faire du vélo, ou tout simplement boire un verre.
Résumé
Est-ce que les Bruxellois·es souhaiteraient plus de journées sans voiture ? Pour répondre à cette question, nous avons réalisé, en partenariat avec l’institut d’études YouGov, un sondage auprès d’un échantillon représentatif de la population bruxelloise.
Il en ressort la conclusion suivante :
La vaste majorité (63%) des Bruxellois·es souhaiterait plus de journées sans voiture.
La mise en place de nouvelles journées sans voiture pourrait se faire assez facilement. Par exemple en les liant à des journées festives ou sportives qui restreignent déjà grandement le trafic routier, comme la fête de L’Iris ou les 20km de Bruxelles.
Méthodologie
Dans le cadre de ce sondage, 1001 Bruxellois·es âgé·es de 18 ans et plus ont été interrogé·es. Plus précisément :
- L’enquête a été réalisée en ligne (sur le panel propriétaire YouGov en Belgique), entre le 27 mars et le 04 avril 2025.
- Les répondant·es sont représentatifs de la population Bruxelloise (quotas sur le genre, l’âge et la possession d’une voiture).
- Le questionnaire a été élaboré conjointement par YouGov et l’ASBL Les chercheurs d’air.
- Le nom du commanditaire de l’étude n’a pas été mentionné lors du recrutement, ni en début d’enquête, et ce de manière à ne pas influencer les réponses.
- Sur l’échantillon total (N = 1001), la marge d’erreur maximale est de ± 3,1%.
- Les enquêtes ont été réalisées dans le strict respect des standards de qualité ESOMAR 36.
Résultats détaillés
À la question “Actuellement, Bruxelles organise une journée sans voiture chaque année, qui a lieu un dimanche en septembre. Selon-vous, faudrait-il mettre en place plus de journées sans voiture ?”, 63% des sondé·es ont répondu par la positive.
Plus précisément, 17% des sondé·es pensent qu’il faudrait créer au moins deux journées sans voiture par an, 25% sont favorables à au moins quatre journées sans voiture par an, et 21% soutiennent au moins douze journées sans voiture par an.
De manière générale, une augmentation du nombre de journées sans voitures est soutenue autant par les hommes (61%) que par les femmes (66%).
En prenant en compte le critère âge, les sondé·es de 55 ans et plus sont un peu moins nombreux/ses à y être favorables (47%) que le reste de la population bruxelloise.
Les répondant·es qui n’ont pas d’enfant soutiennent plus de journées sans voiture à 77%. Les sondé·es qui ont au moins un enfant y sont favorables à 76%.
Enfin, les Bruxellois·es qui n’ont pas de voiture soutiennent cette mesure à 72%. Celles et ceux qui possèdent au moins une voiture y sont favorables à 53%.
Conclusion
Les résultats de ce sondage montrent que la vaste majorité des Bruxellois·es souhaiterait plus de journées sans voiture.
Cette majorité se retrouve chez les femmes comme chez les hommes ; au travers de presque toutes les tranches d’âge ; chez les personnes sans enfant comme chez les parents ; et chez les personnes qui ne possèdent pas de voiture comme chez celles et ceux qui ont au moins une voiture.
Nous demandons donc aux élu·es des 19 communes et de la Région bruxelloise de créer au moins une deuxième journée sans voiture d’ici fin 2026. Cela contribuerait à améliorer la qualité de l’air de la capitale.
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Plus de la moitié de l'espace public bruxellois est accaparé par la voiture
Plus de la moitié de l'espace public bruxellois est accaparé par la voiture
Alors qu’elle ne représente qu’un tiers des déplacements, la voiture occupe plus de la moitié de l’espace public en Région bruxelloise. C’est le constat d’une nouvelle étude publiée par Les chercheurs d’air. Ce déséquilibre freine fortement la transition vers une mobilité urbaine durable.
L’analyse de l’asbl révèle que 53% des rues et places sont dédiés à la voiture, dont 10% uniquement pour le stationnement. La marche arrive en deuxième position avec 38%. Aucune étude de ce type n’avait été menée depuis 2016.
Renaud Leemans, Coordinateur de Campagnes chez Les chercheurs d’air, a déclaré : “Est-ce que vous accepteriez que la moitié de votre salon, de votre cuisine ou de votre chambre soit occupée par une voiture ? Probablement pas. Alors pourquoi tolérer que la moitié de notre espace public lui soit consacrée ? Cette surface pourrait être utilisée pour se déplacer en toute sécurité à vélo, pour augmenter la vitesse commerciale des bus et des trams. On pourrait aussi l’utiliser pour végétaliser nos rues et y créer des espaces de détente et de jeu.”
L’étude montre également que, malgré plus de 260 millions de voyages annuels en bus et tram, la STIB ne dispose que de 2,6% d’espace en site propre pour ces véhicules. Un chiffre dérisoire qui sclérose l’amélioration de la vitesse et de la ponctualité des transports en commun.
Concernant le vélo, mode de déplacement le plus durable et en pleine croissance, il ne bénéficie de pistes cyclables séparées que sur 1% de l’espace public. Là aussi, ce manque d’espace gêne grandement son développement.
Renaud Leemans a ajouté “Si nos élu·es veulent sincèrement lutter contre la pollution de l’air en ville et répondre à l’urgence climatique, ils et elles doivent donner plus de place à la mobilité active et partagée. Autrement cela revient à vouloir faire pousser un chêne dans un pot de fleur, c’est un non-sens !”
L’asbl Les chercheurs d’air demande qu’au moins 60% de l’espace public soit réservé à la mobilité active et partagée d’ici 2030. Chaque année, la pollution de l’air émise par le trafic routier est responsable de plusieurs centaines de morts prématurées.
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Renaud Leemans
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Quelle part de l'espace public est réservée à la voiture ?
Plus de la moitié de l'espace public est dédié à la voiture
En ville, l’espace public est un bien commun essentiel. On y apprend à marcher, à courir, à faire du vélo. On y joue et on s’y balade en famille. On y boit un café en lisant un livre, on mange un bout avec des ami·es.
Nos rues et nos places jouent également un rôle essentiel dans nos déplacements. Au début du XXème siècle, la voiture commence à y prendre de la place. Quelques décennies plus tard, elle s’est largement imposée dans le paysage urbain pour répondre à sa demande de voirie et de stationnement. Avec un impact sur le bien-être et la santé des Bruxellois·es, le trafic routier étant à l’origine de près de la moitié des émissions de dioxyde d’azote, et d’un quart des particules fines.
Il y a 10 ans, le trafic motorisé avait priorité sur 57,7% de l’espace public bruxellois. Où en sommes-nous ?
Pour répondre à cette question, nous avons mesuré, de façon concrète et rigoureuse, comment se répartit l’espace public dans la capitale. Nous publions ici l’actualisation de l’analyse, enrichie par une méthodologie plus précise. Elle a été développée en collaboration avec le bureau d’urbanisme BRAT, et basée sur des outils de cartographie améliorés.
Le constat suivant reste d’actualité : l’espace est pensé pour la voiture, en contradiction flagrante avec les pratiques réelles des Bruxellois·es. En effet, aujourd’hui, près de 7 déplacements sur 10 à Bruxelles se font à pied, en transport en commun ou à vélo. De surcroît, plus de la moitié des ménages bruxellois ne possèdent pas de voiture.
Il est donc injuste que la mobilité active et partagée ait moins de place que la voiture individuelle.
Nous demandons que d’ici 2030, au moins 60 % de l’espace public soit réservé aux modes actifs et aux transports en commun.
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La Cour Constitutionnelle suspend le report de la Zone de Basses-Émissions
La Cour Constitutionnelle suspend le report de la Zone de Basses-Émissions
La Cour Constitutionnelle rétablit temporairement le jalon 2025 de la Zone de Basses-Émissions. Cette décision fait suite au recours porté par quatre asbl, qui accueillent ce verdict avec soulagement.
Le report du calendrier de la LEZ constitue un recul significatif en matière de protection de la santé et d’un environnement sain sans justification raisonnable. C’est ce qui ressort d’un arrêt rendu aujourd’hui par la Cour Constitutionnelle.
Par conséquent, le dit report est suspendu et le calendrier initial de la LEZ est rétabli. Cela signifie que les véhicules diesel Euro 5 et essence Euro 2 ne sont plus autorisés à circuler en Région bruxelloise.
Ce jugement fait suite au recours introduit en mai par La Ligue des Droits Humains, La Fédération des Maisons Médicales, Les chercheurs d’air et le Bral, ainsi que par 3 citoyens bruxellois.
Pierre Dornier, Directeur de l’asbl Les chercheurs d’air, a déclaré : “Nous accueillons cette décision avec un grand soulagement. La Cour Constitutionnelle reconnaît que le report du calendrier de la LEZ nuisait gravement à la santé des Bruxellois.”
La Cour Constitutionnelle doit maintenant décider si le report du calendrier de la LEZ est annulé, en plus d’être suspendu.
Tim Cassiers, Chargé de Mobilité et de Qualité de l’air au Bral, a ajouté : “Nous demandons aux élu.es bruxellois.es de prendre enfin leur responsabilité et du coup de faire le nécessaire pour faire respecter ce calendrier initial de la LEZ dans les meilleurs délais possibles. C’est la santé de milliers de Bruxellois qui est en jeu.”
Notes à l’éditeur
En avril 2024, 100 médecins ont signé une carte blanche publiée dans Le Soir, The Guardian et De Morgen pour demander des mesures fortes de lutte contre la pollution de l’air en Région de Bruxelles-Capitale. La LEZ faisait partie de cette liste.
Plusieurs centaines de Bruxellois·es meurent prématurément chaque année à cause de la pollution de l’air émise par le trafic routier.
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Les chercheurs d’air
Pierre Dornier
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Bral
Tim Cassiers
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