Plus de 3000 parents et enfants demandent des rues scolaires à Bruxelles

Plus de 3000 parents et enfants demandent des rues scolaires à Bruxelles


Ce vendredi 17 mai, plus de 3000 parents et enfants se sont mobilisés devant 18 écoles (1) de la Région bruxelloise pour demander plus de rues scolaires (2) et des abords d’écoles plus sûrs. Actuellement, comme le montre une nouvelle analyse de l’asbl Les chercheurs d’air, seules 8% des écoles publiques maternelles et primaires bénéficient d’une rue scolaire.

Au cours de cette journée de mobilisation, six rues (3) ont été complètement fermées à la circulation. De nombreuses activités festives ont été organisées devant les 18 écoles participantes : vélobus vers l’école, jeux de rue ou encore moments de sensibilisation accompagnés de petits déjeuners et de goûters. Plusieur.es élu.es étaient présent.es (4).

Cette mobilisation est un rappel que la Région bruxelloise manque de rues scolaires. D’après la mise à jour de l’inventaire des Chercheurs d’air, seules 52 écoles publiques maternelles et primaires sur 629 bénéficient d’une rue scolaire. C’est insuffisant.

Renaud Leemans, Coordinateur de Campagnes chez Les chercheurs d’air, a déclaré : “La mobilisation #StreetsForKids augmente d’année en année. La demande de rues scolaires est réelle. Les communes doivent redoubler d’efforts pour limiter le trafic routier aux abords des écoles. La santé de nos enfants est en jeu.”

L’inventaire fait également ressortir de grandes différences entre les communes. Avec 35% de ses écoles publiques qui ont une rue scolaire, la commune de Saint-Gilles est la championne bruxelloise en la matière. Auderghem, sans aucune rue scolaire, occupe la dernière place.

Renaud Leemans, Coordinateur de Campagnes chez Les chercheurs d’air, a déclaré : “Certaines communes font un effort réel pour augmenter le nombre de rues scolaires sur leur territoire et, ainsi, améliorer la qualité de l’air que respire les élèves. Nous nous réjouissons de cette tendance et demandons aux autres communes de suivre cet exemple.

Une récente étude a montré que 70% de toutes les écoles maternelles et primaires de la Région bruxelloises pourraient facilement être équipées d’une rue scolaire temporaire ou piétonne, soit près de 10 fois plus qu’aujourd’hui.

Pour rappel, un grand nombre (5) d’écoles bruxelloises sont exposées à des concentrations en dioxyde d’azote (NO2) qui dépassent les recommandations de l’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS). Les enfants sont particulièrement vulnérables à la pollution de l’air (6) et passent environ la moitié de l’année à l’école (7). Les rues scolaires sont un moyen efficace de lutter contre le NO2 (8), un gaz émis principalement par le trafic routier. 

FIN

Notes à l’éditeur

(1) Cette journée de mobilisation a été coordonnée par l’asbl Les chercheurs d’air à l’occasion de la campagne européenne #StreetsForKids de Clean Cities. Les actions ont eu lieu devant les écoles suivantes : L’école Peter Pan (1060 Saint-Gilles), L’école Sainte-Trinité Cardinal Mercier 2 (1050 Ixelles), Institut Saint Boniface Parnasse (1050 Ixelles), École européenne de Bruxelles IV (1020 Laeken), Instituut Heilige Familie (1030 Schaerbeek), Le Petit Scherdemael (1070 Anderlecht), Ecole primaire Scherdemael (1070 Anderlecht), Parkschool (1190 Forest), Unescoschool (1081 Koekelberg), Sint-Lutgardis (1083 Ganshoren), Centre Scolaire du Souverain (1160 Auderghem), Ecole communale Les Aigrettes (1170 Watermael-Boitsfort), Ecole Sint Jozef (1170 Watermael-Boitsfort), Ecole Colibri (1170 Watermael-Boitsfort), L’Athénée Royal Rive Gauche (1020 Laeken), L’Athénée Royal de Bruxelles 2 (1020 Laeken), Ecole communale du Centre (1180 Uccle), Ecole primaire du Collège Saint-Pierre (1180 Uccle). Lien vers les photos.

(2) Une rue scolaire est une rue qui passe devant une école et qui est fermée au trafic routier, au moins au moment de l’entrée et de la sortie des classes, au mieux en permanence.

(3) Liste des rues :

– Rue de la Rhétorique

– Rue Goffart

– Place du Colibri

– Rue de Molenbeek (2 écoles)

– Rue du doyenné (2 écoles)

– Avenue Camille Vaneukem

(4) Liste des élu.es > Alain Maron (RBC), Elke Van Den Brandt (RBC), Ans Persoons (RBC), Catherine Morenville (Saint-Gilles), Thierry Van Campenhout (Saint-Gilles), Suzanne Ryvers (Saint-Gilles), Bart Dhondt (Ville de Bruxelles), Nevruz Unal (Ixelles), Thibaud Wyngaard (Uccle), Carine Gol-Lescot (Uccle), Adelheid Byttebier (Schaerbeek).

(5) Étude #LesChercheursDair qui a mesuré les concentrations en NO2 dans 70 écoles bruxelloises en Région bruxelloise de Novembre 2020 à Octobre 2021 et étude Curieuzenair qui a mesuré la qualité de l’air dans près de 3000 lieux à Bruxelles.

(6) Rapport Unicef – Pour chaque enfant un air pur. Les effets de la pollution de l’air en ville sur les enfants.

(7) Soit entre 175 et 184 jours de cours par année scolaire dans l’enseignement néerlandophone et francophone.

(8) À Londres, par exemple, cet aménagement urbain à permis de faire baisser les concentrations en NO2 jusqu’à 23%.

CONTACT

 

Renaud Leemans

Coordinateur de Campagnes, Les chercheurs d'air

renaud@leschercheursdair.be

+32487620861


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Rejoignez-nous le 17 mai pour #StreetsForKids

Le 17 mai, demandons plus de rues scolaires à Bruxelles !


À l’heure actuelle, au moins 18 écoles participeront à notre journée de mobilisation le 17 mai. Vous voulez aussi inscrire l’école de votre enfant ? Rejoignez-nous !

  • L’École Peter Pan, Saint-Gilles
  • L’École Sainte-Trinité Cardinal Mercier 2, Ixelles
  • L’École Colibri, Watermael-Boitsfort
  • L’Athénée Royal de la Rive Gauche, Laeken
  • L’Athénée Royal de Bruxelles 2, Laeken
  • Les Aigrettes, Watermael-Boitsfort
  • L’École du Centre, Uccle
  • Le Collège Saint-Pierre, Uccle
  • L’École primaire du Scherdemael,  Anderlecht
  • L’École maternelle du Scherdemael, Anderlecht
  • L’École Parkschool, Forest
  • L’Institut Saint-Boniface, Ixelles
  • L’École Sint-Jozefschool, Watermael-Boitsfort
  • L’École du Souverain, Auderghem
  • L’École Sint-Lutgardis, Ganshoren
  • L’École européenne IV, Laeken
  • UnescoSchool, Koekelberg
  • Heilige Familie, Schaerbeek

L’an dernier, nous avons mobilisé plus de 1000 parents et enfants devant 16 écoles de la Région bruxelloise pour demander plus de rues scolaires. Nous réitérons cette action le 17 mai 2024, rejoignez-nous !


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140 expert.es santé et environnement demandent des mesures fortes pour lutter contre la pollution de l'air à Bruxelles

140 expert.es santé et environnement demandent des mesures fortes pour lutter contre la pollution de l'air à Bruxelles


Initialement publié dans Le Soir, De Morgen et The Guardian

[English version below] [Nederlandse versie hieronder]

À l’occasion de la Journée Mondiale de la Santé, un appel, initié par l’asbl Les chercheurs d’air, avec le soutien de la Société Scientifique de Médecine Générale (SSMG), est lancé dans la presse. Signé par plus de cent professionnel.les de la santé et de l’environnement, il demande des mesures fortes de lutte contre la pollution de l’air en Région bruxelloise.

Mesdames et Messieurs les candidates et candidats aux élections communales et régionales bruxelloises 2024,

Nous, médecins, scientifiques, organisations de santé et organisations environnementales, vous demandons, si vous êtes élu.es, de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour lutter pleinement contre la pollution de l’air en Région de Bruxelles-Capitale.

La capitale belge fait partie des plus polluées d’Europe. Elle est exposée à des concentrations en particules fines et en dioxyde d’azote (deux polluants émis respectivement à 30% et à 60% par le trafic routier) parfois bien au-dessus des recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). A certains endroits, le seuil de l’OMS est dépassé de 5 fois pour le dioxyde d’azote et de 2 fois pour les particules fines PM2.5.

Chaque année, plus de 900 Bruxelloises et Bruxellois meurent prématurément à cause de cette mauvaise qualité de l’air. Cela représente plus de 2 décès par jour et plus de 10% de la mortalité dans la capitale, toutes causes confondues.

Les particules fines peuvent se retrouver dans notre sang, en passant par nos poumons, et pénétrer jusqu’à notre cœur ou notre cerveau. Voici une liste, longue et pourtant non exhaustive, des dangers sanitaires qu’implique cette pollution : augmentation des risques de maladies cardiovasculaires, d’accidents vasculaires cérébraux, d’accouchements prématurés, de troubles de l’attention chez l’enfant, de risques de démence chez les personnes âgées, de certains types de diabète, ou encore de certains cancers.

De son côté, le dioxyde d’azote, un gaz irritant, peut contribuer au développement de l’asthme, ainsi qu’augmenter le risque d’infections respiratoires et de difficultés pulmonaires chroniques (toux, difficultés à respirer, réduction de l’odorat, bronchites, allergies…).

Les enfants sont particulièrement vulnérables à la pollution de l’air car leur métabolisme est encore en développement, car ils respirent plus vite et parce que, du fait de leur petite taille, ils sont plus proches des sources de pollution que sont les pots d’échappement. Lutter contre la pollution de l’air permet donc de mieux protéger la santé des plus jeunes.

De manière générale, la pollution de l’air touche aussi plus durement les populations défavorisées. En effet, l’accès de ces dernières à des espaces verts, à des activités sportives ou à une alimentation saine est souvent difficile et ne permet pas ou peu de contrebalancer les impacts néfastes des polluants sur leur santé. Elles sont aussi souvent plus exposées à la pollution de l’air intérieure, qui exacerbe alors les effets de la pollution extérieure.

La pollution de l’air est également un gouffre financier. En 2018 elle a coûté 1,6 milliard d’euro à la région bruxelloise, soit 1 400€ en moyenne par Bruxellois.e pour cette seule année.

L’Union Européenne est en train de revoir les normes de qualité de l’air afin que ces dernières soient plus strictes et se rapprochent des recommandations de l’OMS. Malheureusement, cela va prendre du temps et les nouvelles limites resteront insuffisantes pour protéger correctement la santé des citadin.es.

Nous, médecins, scientifiques, associations de santé et environnementales, vous demandons donc à vous, candidates et candidats aux élections régionales et communales de 2024, de vous engager clairement et fermement à lutter au niveau local contre la pollution de l’air durant votre mandat si vous veniez à être élu.es.

Ce combat doit passer par :

  • Le maintien strict du calendrier de la Zone de Basses-Émissions (LEZ), à savoir une sortie du moteur diesel d’ici 2030 et du moteur thermique d’ici 2035 au plus tard sur tout le territoire de la Région bruxelloise. La LEZ est, à ce jour, l’outil le plus efficace pour lutter contre la pollution de l’air en ville. Elle a permis des réductions de dioxyde d’azote de près de 40% à certains endroits.
  • Le développement des quartiers apaisés, comme celui qui a été mis en place au centre de Bruxelles. La réduction du trafic routier (de 15 à 20% en un an dans le quartier Pentagone) implique une diminution de la pollution de l’air, mais également du bruit et des risques d’accident. Cela libère aussi de l’espace qui peut alors plus facilement être végétalisé.
  • La création, partout où c’est possible, de rues piétonnes et verdurisées devant les écoles. Il a été prouvé (voir ici et ) que cet aménagement urbain permet de lutter efficacement contre la pollution de l’air. Les enfants, qui passent une grande partie de leur temps à l’école, sont alors mieux protégés de la pollution.
  • Une incitation forte à utiliser les points relais, plutôt que la livraison à domicile, pour les colis dont la taille et le poids le permettent. Les livraisons, le plus souvent effectuées par des camionnettes diesels, sont une source grandissante de pollution de l’air. Or 60% des Bruxellois.es habitent à moins de 5 minutes à pied d’un point relais et 98% à moins de 10 minutes.
  • Le développement de l’autopartage pour diminuer le nombre de véhicules en ville. En effet, une voiture partagée remplace plusieurs voitures privées, ce qui aide à lutter contre la pollution de l’air. Cette optimisation des véhicules permet également de libérer des places de parking et, ainsi, de créer des opportunités de végétalisation et/ou d’accroître l’espace dédié à la mobilité active.
  • L’augmentation du réseau de pistes cyclables séparées du trafic sur les axes à plus fort trafic, en privilégiant dès que possible, la réalisation d’infrastructures rapides à mettre en œuvre et peu coûteuses, afin d’assurer à court terme de bonnes conditions de sécurité (sans attendre la création de projets de grande ampleur).

Nous vous remercions par avance pour votre engagement clair et fort en faveur de la santé de tous les Bruxellois et toutes les Bruxelloises.

Sincères salutations,

– Pierre Dornier, Directeur, Les chercheurs d’air
– Marelli Andrea, Infirmier
– Philippe Bastenier, Médecin généraliste
– Amandine Ben Abbou, Médecin
– Fleur Benghiat, Médecin
– Cyril Berthault-Jacquier, Acheteur Opérationnel, Cliniques de l’Europe
– Céline Bertrand, Infirmière pédiatrique, enseignante en santé publique et médecine environnementale, membre de la cellule environnement de la SSMG
– Jessica Beurton, Médecin
– Flora Billiouw, Sage-femme, Wheel of Care
– Jean-Claude Bollaerts, Médecin généraliste
– Catherine Bouland, Professeure de l’Université Libre de Bruxelles, Centre de recherche en santé environnementale et santé au travail
– Marie-Laure Boulangé, Médecin généraliste
– Xavier Brenez, Directeur général, Mutualités Libres
– Antoinette Brouyaux, Coordinatrice, Associations21
– Marie Bruyneel, Pneumologue
– Wies Callens, Porte-parole, Fietsersbond
– Julie Catala, Médecin généraliste à vélo
– Janet Catherine, Médecin
– Véronique Chalon, Employée, Ribaucare Espace Social Santé Intégré
– Cédric Chevalier, Essayiste
– Clarisse Chomat, Kinésithérapeute
– Sébastien Cleeren, Médecin généraliste, Cellule environnement SSMG
– Patrick Colart, Gynécologue
– Prof. Dr. Bruno Colmant, Membre de l’Académie Royale de Belgique
– Benoit Coppens, Médecin généraliste
– Gaetane Coppens, Chimiste, Enseignante
– Patricia Cornejo Lucaveche, Médecin généraliste
– Mathilde Costantini, Médecin généraliste
– Marie Coulon, Médecin
– Nina Covalski, Assistante sociale Maison Médicale
– Pauline Crespin, Médecin
– Amine Dahmane, Médecin
– Paul De Munck, Médecin généraliste
– Constance De Viron, Médecin
– Caroline De Voecht, Acheteuse junior et sustainability manager, Cliniques de l’Europe
– Aurélie Debande, Médecin
– Elisabeth Defourny, Médecin généraliste
– Isabelle Defrance, Pharmacienne
– Valérie Del Re, Directrice, Greenpeace Belgique
– Anne Delfosse, Médecin généraliste
– Guillaume Delhay, Médecin généraliste
– Juliette Demey, Kinésithérapeute
– Emilie Desbonnez, Médecin généraliste
– Anne Devedeleer, Médecin généraliste
– Florence Devuyst, Médecin généraliste
– Thomas Deweer, Chargé de politique, Fietsersbond
– Valérie Dinh, Médecin généraliste
– Hélène Dispas, Médecin généraliste
– Joachim Docquir, Pédiatre
– Aurélie Dory, Médecin généraliste
– Virginie Dufour, Médecin
– Thomas Duponcheel, Médecin généraliste
– Patrick Dupriez, Président, Etopia
– Romain Dury, Médecin généraliste
– Pauline Dutron, Coordinatrice, Les amis de la Terre
– Fatiha El Hajjami, Médecin généraliste
– Simon Elst, Infirmier, Etudiant en santé environnementale à l’École de Santé Publique, ULB
– Reza Esmaeilzadeh, Expert énergie et Développement Durable, Hôpitaux Iris Sud
– Jean-François Fauconnier, Ingénieur de l’environnement
– Benjamin Fauquert, Médecin généraliste, Enseignant ULB
– Javier Fernandez, Médecin généraliste
– Kim Fernandez, Chercheuse
– Jamie Lee Fossion, Coordinatrice maison médicale / ULB
– Véronique Godding, Pédiatre pneumologue, tabacologue
– Pierre Hallet, Médecin généraliste
– Fanny Hanssens, Médecin généraliste
– Aminatou Haouaou, Médecin généraliste
– Antigone Hatzfeld, Médecin généraliste
– Grégoire Hautain, Responsable du Contrôle de gestion, Chirec
– Jean-Philippe Hauzeur, Médecin Rhumatologue, professeur ULB
– Alexandre Heeren, Professeur UCLouvain & Chercheur Qualifié F.R.S.-FNRS
– David Hercot, Conseiller en santé publique
– Christophe Heylbroeck, Médecin-Directeur Adjoint Mutualités Libres/Onafhankelijke Ziekenfondsen
– Edouard Hosten, Médecin urgentiste
– Vincent Huberland, Médecin généraliste
– Dragos Ifrim, Médecin anesthésiste
– Chloé Joris, Pédiatre pneumo-allergologue
– Elise Kains, Médecin généraliste
– Paul Kelchtermans, Médecin généraliste
– Emilie La, Médecin généraliste
– Gaëtane Ladrier, Médecin généraliste
– Romain Lappeman, Médecin généraliste
– Miguel Lardennois, Infirmier, Conseiller en politique de santé
– Eléonore Lefebvre, Médecin généraliste
– Carole Lekeux, Médecin généraliste, membre de la cellule Santé et Environnement SSMG
– Guillaume Leleu, Médecin généraliste
– Roger Leonard, Médecin généraliste
– Laurence Lewalle, Directrice, GRACQ
– Lauranne Leysen, Médecin généraliste en formation
– Laurent Lievens, Enseignant-Chercheur
– Catherine Luyten, Médecin-Dermatologue
– Denis Mannaerts, Directeur, Cultures et Santé asbl
– Laetitia Marlier, Médecin
– Philippe Marneth, Médecin-Directeur, Mutualités Libres
– Quentin Mary, Médecin généraliste, Président de la SSMG
– Audrey Masset, Infirmière
– Guy Masson, Médecin généraliste
– Sandrine Mathieu, Médecin gériatre
– Jeffrey Matthijs, Directeur, Autodelen.net
– Sylvie Meekers, Directrice Générale, Canopea
– Larissa Mélot, Médecin généraliste
– Ann Morissens, Présidente du groupe de travail intermutualiste sur la santé environnementale
– Tim Nawrot, Professeur en épidémiologie environnementale
– Mathilde Noiset, Médecin généraliste
– Marie Nolet, Médecin
– Catherine Oblin, Médecin généraliste
– Alexia Orban, Médecin généraliste
– Patricia Palacios, Médecin généraliste, membre de la cellule environnement de la SSMG
– Jean Pauluis, Médecin responsable de la “cellule environnement” de la Société Scientifique de Médecine Générale
– Raf Pauly, Coordinateur, BRAL
– Martine Picard, Médecin généraliste
– Stéphanie Richard, Consultante et formatrice infirmière, Care-act-terre
– Caroline Rombeau, Psychologue
– Elisa Rombouts, Médecin
– Perrine Rondelet, Médecin généraliste
– Miguel Rosal Martins, Infirmier, conseiller en politiques de santé
– Maëlle Sallets, Médecin généraliste
– Pauline Scarnière, Médecin généraliste
– Christina Doris Schmidt-Wirth, Médecin
– Catherine Scott, Médecin généraliste
– Maelle Sens, Médecin généraliste
– Jean-Christophe Servotte, Responsable de la recherche, Hénallux
– Vinciane Sizaire, Directrice, FARES
– Nicolas Stocké, Chargé de projets, Partenamut
– Ugo Taddei, Directeur Transport, ClientEarth
– Sarah Tak, Coordinatrice Klimaatzaak – Affaire Climat
– Françoise Tennstedt, Médecin
– Chloé Thiry, Médecin
– Lauriane Tribel, Chargée de projets RSE, CHIREC
– Luc Van Gorp, Président de la Mutualité chrétienne
– Laurence Van Lierde, Médecin généraliste
– Eric Van Poelvoorde, Activiste climatique
– David Van Reybrouck, Écrivain et Ambassadeur de l’Affaire Climat
– Jean-Pascal van Ypersele, Pr ém. UCLouvain, ex-Vice-Président du GIEC
– Noemie Vanackere, Médecin généraliste
– Maureen Vandenbroucke, Pédiatre
– Cécile Vanheuverzwijn, Médecin généraliste
– Pascale Vanoldeneel, Médecin généraliste praticien hospitalier
– Céline Vanschepdael, Médecin généraliste
– Karin Verbist, Médecin généraliste
– Paul Vollemaere, Médecin généraliste
– Christophe Winkel, Directeur, Provélo
– Halil Yildiz, Médecin interniste, Professeur, Cliniques Universitaires St Luc


140 health and environmental experts ask for strong clean air measures in Brussels


Dear candidates for the 2024 Brussels municipal and regional elections,

We, doctors, scientists, health institutions and environmental organisations, ask you, if elected, to do everything in your power to fully combat air pollution in the Brussels-Capital Region.

The Belgian capital city is one of the most polluted in Europe. It is exposed to high levels of fine particles and nitrogen dioxide (two pollutants emitted at 30% and 60% respectively by road traffic), sometimes well above the recommendations of the World Health Organization (WHO). In some places, the level exceeds the WHO guideline by 5 times for nitrogen dioxide and 2 times for fine PM2.5 particles.

Every year, more than 900 Brussels residents die prematurely due to poor air quality. This represents more than 2 deaths per day and more than 10% of mortality in the capital, from all causes combined.

Fine particles can end up in our bloodstream, passing through our lungs, and penetrating our hearts or our brains. Here is a long and yet not exhaustive list of health impacts caused by this pollutant: increased risk of cardiovascular disease, stroke, premature birth, attention deficit disorder in children, risk of dementia in the elderly, certain types of diabetes, and even certain cancers.

Nitrogen dioxide, an irritant gas, can contribute to the development of asthma, as well as increase the risk of respiratory infections and chronic lung difficulties (coughing, difficulty breathing, reduced sense of smell, bronchitis, allergies, etc.).

Children are particularly vulnerable to air pollution because their metabolism is still developing, they breathe more quickly and, due to their small size, they are closer to sources of pollution such as exhaust pipes. Fighting against air pollution therefore makes it possible to better protect the health of young people.

Generally speaking, air pollution also hits disadvantaged communities harder. Indeed, their access to green spaces, sports activities or a healthy diet is often difficult, which does little to counterbalance the harmful impacts of pollutants on their health. In addition, they are often more exposed to indoor air pollution, which further exacerbates the effects of outdoor pollution.

Air pollution is also a financial drain. In 2018 it cost the Brussels region 1.6 billion euros, or €1,400 on average per Brussels resident for this year alone.

The European Union is in the process of reviewing air quality standards, so that they are stricter and closer to the WHO recommendations. However, this will take time to implement and the new limits will remain insufficient to properly protect the health of Brussels citizens.

We, doctors, scientists, health and environmental organisations, therefore ask you, candidates to the 2024 regional and municipal elections, to commit clearly and firmly to fighting air pollution at local level during your mandate if you were to be elected.

This fight must go through:

  • Strict maintenance of the Low Emissions Zone (LEZ) timeframe, namely an exit from diesel engines by 2030 and thermal engines by 2035 at the latest throughout the territory of the Brussels Region. The LEZ is, to date, the most effective tool to combat air pollution in the city. It has enabled nitrogen dioxide reductions of almost 40% in certain places.
  • The development of low traffic neighbourhoods, like the one that has been set up in the centre of Brussels. The reduction in road traffic (by 15 to 20% in one year in the Pentagon district) implies a reduction in air pollution, but also in noise and the risk of accidents. This also frees up public space, which can then more easily be made greener.
  • The creation, wherever possible, of pedestrian and green streets in front of schools. It has been proven (see here and there) that school streets make it possible to effectively combat air pollution. Children, who spend a large part of their time at school, are then better protected from pollution.
  • A strong incentive to use collection points, rather than home delivery, for parcels, size and weight permitting. Deliveries, most often made by diesel vans, are a growing source of air pollution. However, 60% of Brussels residents live less than 5 minutes on foot and 98% less than 10 minutes from a relay point.
  • The development of car sharing to reduce the number of vehicles in the city. In fact, a shared car replaces several private cars, which helps fight air pollution. This optimization of vehicles also makes it possible to free up parking spaces and, thus, create opportunities for greening and/or increasing the space dedicated to active mobility.
  • Increasing the network of cycle paths separated from traffic on roads with heavy traffic. We recommend favouring, as soon as possible, the creation of infrastructures that are quick to implement and inexpensive, in order to ensure good security conditions in the short term (without waiting for the creation of large-scale projects).

We thank you in advance for your clear and strong commitment to the health of all Brussels residents.

Kind regards,


140 milieu- en gezondheidsexperts vragen sterke maatregelen om te vechten tegen luchtvervuiling in Brussel


Geachte kandidaten voor de gemeentelijke en de gewestelijke verkiezingen van 2024 in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest,

Wij, dokters, wetenschappers, milieu- en gezondheidsorganisaties, vragen u om, eenmaal verkozen, alles te doen wat in uw macht ligt om ten volle te strijden tegen de luchtvervuiling van het Brusselse Hoofdstedelijke Gewest. 

De hoofdstad van België is een van de meest vervuilde van Europa. Wat betreft fijnstof en stikstofdioxide – twee vervuilende stoffen die voor respectievelijk dertig procent en zestig procent worden uitgestoten door het wegverkeer – wordt de stad blootgesteld aan concentraties die vaak ruim boven de aanbevelingen van de Wereldgezondheidsorganisatie (WGO) liggen. Op jaarbasis is de drempel voor stikstofdioxide 10 µg/m³, voor fijjnstof (PM2.5) bedraagt de jaarlijkse drempel 5µg/m³. Op sommige plaatsen wordt de drempel van de WGO  voor stikstofdioxide vijf keer en voor fijnstof (PM2.5) twee keer overschreden.

Elk jaar sterven meer dan 900 Brusselaars te vroeg door deze slechte luchtkwaliteit. Dit betekent twee doden per dag en meer dan tien procent van de sterfte in de hoofdstad; alle oorzaken bij elkaar genomen. 

De kleine deeltjes fijnstof kunnen in het bloed terechtkomen, en via de longen tot aan het hart of de hersenen geraken. De risico’s voor de gezondheid door deze vervuiling zijn onder andere: een groter risico op cardiovasculaire ziektes, beroertes, vroeggeboortes, aandachtsstoornissen bij kinderen, verhoogd risico op dementie bij ouderen, bepaalde types van diabetes, of bepaalde kankers.

Stikstofdioxide, een irriterend gas, kan bijdragen aan de ontwikkeling van astma en het risico op luchtwegeninfecties en chronische longproblemen verhogen (hoesten, moeite om te ademen, verminderde reukzin, bronchitis, allergieën, …).

Vooral kinderen zijn kwetsbaar voor luchtvervuiling omdat hun metabolisme nog in ontwikkeling is en ze sneller ademen. Omdat ze kleiner zijn, bevinden ze zich ook dichter bij de bron van luchtvervuiling, voornamelijk de uitlaat. Vechten tegen luchtvervuiling laat dus toe om de gezondheid van de jongsten te beschermen.

Globaal genomen raakt luchtvervuiling ook de mensen in de meest precaire omstandigheden het meest. Ze hebben minder toegang tot groene ruimte, sportactiviteiten of een gezonde voeding. Daardoor kunnen ze de negatieve effecten van vervuiling op hun gezondheid minder of niet counteren. Ze zijn ook vaker blootgesteld aan luchtvervuiling binnenskamers, wat nog de effecten van vervuiling van de buitenlucht verergert.

Luchtvervuiling kost ook veel op financieel vlak. In 2018 kostte luchtvervuiling 1.6 miljard euro aan het Brussels gewest, wat neerkomt op gemiddeld 1.400 euro per Brusselaar voor dat jaar.

De Europese Unie herziet op dit moment de normen voor luchtkwaliteit, zodat ze strenger worden en zich aansluiten bij de aanbevelingen van de WGO. Jammer genoeg duurt dit lang en zullen de nieuwe limieten de stadsbewoners toch onvoldoende beschermen. 

Wij, dokters, wetenschappers, milieu- en gezondheidsorganisaties vragen daarom aan u, kandidaten voor de Brusselse gewestelijke en gemeentelijke verkiezingen van 2024, om u duidelijk en overtuigd te engageren in de strijd tegen luchtvervuiling tijdens uw mandaat eens verkozen.

Elementen in deze strijd moeten zijn:

  • De strikte kalender van de lage-emissiezone (LEZ) aanhouden, met een verbod op dieselmotoren in 2030 en een verbod op de verbrandingsmotor in 2035 ten laatste over het hele Brusselse grondgebied. De LEZ is vandaag het meest effectieve middel om in de stad te vechten tegen luchtvervuiling. Ze laat toe om op sommige plaatsen de uitstoot van stikstofdioxide te verminderen met bijna veertig procent.
  • Leefwijken ontwikkelen, zoals die in het centrum van Brussel-stad. De vermindering van wegverkeer (in de vijfhoek gaat het in een jaar om vijftien tot twintig procent minder) betekent een vermindering van de luchtvervuiling, maar ook van geluidsoverlast en het risico op ongelukken. Het maakt ook ruimte vrij om te vergroenen.
  • Waar het mogelijk is, groene wandelzones aanleggen voor de scholen. Het is bewezen (lees meer hier en hier) dat deze stadsaanleg toelaat om efficiënt te vechten tegen luchtvervuiling. Kinderen worden zo beter beschermd tegen vervuiling op school, waar ze een groot deel van hun tijd doorbrengen.
  • Het gebruik van relaispunten stimuleren in plaats van thuisleveringen, bij pakjes met een haalbaar gewicht en grootte. Leveringen, die het vaakst gebeuren in dieselcamionnettes, zijn een groeiende bron van luchtvervuiling. Nochtans woont zestig procent van de Brusselaars op minder dan vijf minuten wandelen van een relaispunt, en achtennegentig procent op minder dan tien minuten wandelen.
  • Autodelen ontwikkelen en stimuleren om het aantal wagens in de stad te verminderen. Een gedeelde wagen vervangt meerdere privévoertuigen, wat helpt om te strijden tegen luchtvervuiling. Dit laat ook toe om parkeerplaatsen te schrappen, het biedt zo kansen om meer groene en/of actieve mobiliteitsruimte te voorzien.
  • Het fietsnetwerk versterken met gescheiden fietspaden op de assen met het meeste verkeer. Daarbij wordt best de voorkeur gegeven aan infrastructuur die snel op te zetten is en weinig kost, om veilige situaties te verzekeren op korte termijn. Men hoeft daarvoor niet te wachten op projecten van grootse omvang.

We bedanken u op voorhand voor uw duidelijke en sterke engagement voor de gezondheid van alle Brusselaars.

Hoogachtend,


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140 health and environmental experts ask for strong clean air measures in Brussels

140 health and environmental experts ask for strong clean air measures in Brussels


On World Health Day, a call, initiated by Belgian non-profit association Les chercheurs d’air, with the support of the Belgian Scientific Society of General Medicine (SSMG), and signed by 140 health and environmental experts, asks for strong measures to combat air pollution in the Brussels Region.

Dear candidates for the 2024 Brussels municipal and regional elections,

We, doctors, scientists, health institutions and environmental organisations, ask you, if elected, to do everything in your power to fully combat air pollution in the Brussels-Capital Region.

The Belgian capital city is one of the most polluted in Europe. It is exposed to high levels of fine particles and nitrogen dioxide (two pollutants emitted at 30% and 60% respectively by road traffic), sometimes well above the recommendations of the World Health Organization (WHO). In some places, the level exceeds the WHO guideline by 5 times for nitrogen dioxide and 2 times for fine PM2.5 particles.

Every year, more than 900 Brussels residents die prematurely due to poor air quality. This represents more than 2 deaths per day and more than 10% of mortality in the capital, from all causes combined.

Fine particles can end up in our bloodstream, passing through our lungs, and penetrating our hearts or our brains. Here is a long and yet not exhaustive list of health impacts caused by this pollutant: increased risk of cardiovascular disease, stroke, premature birth, attention deficit disorder in children, risk of dementia in the elderly, certain types of diabetes, and even certain cancers.

Nitrogen dioxide, an irritant gas, can contribute to the development of asthma, as well as increase the risk of respiratory infections and chronic lung difficulties (coughing, difficulty breathing, reduced sense of smell, bronchitis, allergies, etc.).

Children are particularly vulnerable to air pollution because their metabolism is still developing, they breathe more quickly and, due to their small size, they are closer to sources of pollution such as exhaust pipes. Fighting against air pollution therefore makes it possible to better protect the health of young people.

Generally speaking, air pollution also hits disadvantaged communities harder. Indeed, their access to green spaces, sports activities or a healthy diet is often difficult, which does little to counterbalance the harmful impacts of pollutants on their health. In addition, they are often more exposed to indoor air pollution, which further exacerbates the effects of outdoor pollution.

Air pollution is also a financial drain. In 2018 it cost the Brussels region 1.6 billion euros, or €1,400 on average per Brussels resident for this year alone.

The European Union is in the process of reviewing air quality standards, so that they are stricter and closer to the WHO recommendations. However, this will take time to implement and the new limits will remain insufficient to properly protect the health of Brussels citizens.

We, doctors, scientists, health and environmental organisations, therefore ask you, candidates to the 2024 regional and municipal elections, to commit clearly and firmly to fighting air pollution at local level during your mandate if you were to be elected.

This fight must go through: 

  • Strict maintenance of the Low Emissions Zone (LEZ) timeframe, namely an exit from diesel engines by 2030 and thermal engines by 2035 at the latest throughout the territory of the Brussels Region. The LEZ is, to date, the most effective tool to combat air pollution in the city. It has enabled nitrogen dioxide reductions of almost 40% in certain places.
  • The development of low traffic neighbourhoods, like the one that has been set up in the centre of Brussels. The reduction in road traffic (by 15 to 20% in one year in the Pentagon district) implies a reduction in air pollution, but also in noise and the risk of accidents. This also frees up public space, which can then more easily be made greener.
  • The creation, wherever possible, of pedestrian and green streets in front of schools. It has been proven (see here and there) that school streets make it possible to effectively combat air pollution. Children, who spend a large part of their time at school, are then better protected from pollution.
  • A strong incentive to use collection points, rather than home delivery, for parcels, size and weight permitting. Deliveries, most often made by diesel vans, are a growing source of air pollution. However, 60% of Brussels residents live less than 5 minutes on foot and 98% less than 10 minutes from a relay point.
  • The development of car sharing to reduce the number of vehicles in the city. In fact, a shared car replaces several private cars, which helps fight air pollution. This optimization of vehicles also makes it possible to free up parking spaces and, thus, create opportunities for greening and/or increasing the space dedicated to active mobility.
  • Increasing the network of cycle paths separated from traffic on roads with heavy traffic. We recommend favouring, as soon as possible, the creation of infrastructures that are quick to implement and inexpensive, in order to ensure good security conditions in the short term (without waiting for the creation of large-scale projects).

We thank you in advance for your clear and strong commitment to the health of all Brussels residents.

Kind regards,

– Pierre Dornier, Director, Les chercheurs d’air
– Marelli Andrea, Nurse
– Philippe Bastenier, General practitioner
– Amandine Ben Abbou, General practitioner
– Fleur Benghiat, General practitioner
– Cyril Berthault-Jacquier, Buyer, Cliniques de l’Europe
– Céline Bertrand, Pediatric nurse, public health and environmental medicine teacher, SSMG member
– Jessica Beurton, General practitioner
– Flora Billiouw, Midwife, Wheel of Care
– Jean-Claude Bollaerts, General practitioner
– Catherine Bouland, Professor at the Université Libre de Bruxelles, Research center for environmental health and workplace health
– Marie-Laure Boulangé, General practitioner
– Xavier Brenez, Executive director, Mutualités Libres
– Antoinette Brouyaux, Coordinator, Associations21
– Marie Bruyneel, Pulmonologist
– Wies Callens, Spokesperson, Fietsersbond
– Julie Catala, General practitioner
– Janet Catherine, General practitioner
– Véronique Chalon, Employee at Ribaucare Espace Social Santé Intégré
– Cédric Chevalier, Essayist
– Clarisse Chomat, Physiotherapist
– Sébastien Cleeren, General practitioner, SSMG
– Patrick Colart, Gynaecologist
– Prof. Dr. Bruno Colmant, Member of the Académie Royale de Belgique
– Benoit Coppens, General practitioner
– Gaetane Coppens, Chemist, teacher
– Patricia Cornejo Lucaveche, General practitioner
– Mathilde Costantini, General practitioner
– Marie Coulon, General practitioner
– Nina Covalski, Social worker in a health center
– Pauline Crespin, General practitioner
– Amine Dahmane, General practitioner
– Paul De Munck, General practitioner
– Constance De Viron, General practitioner
– Caroline De Voecht, Junior buyer and sustainability manager, Cliniques de l’Europe
– Aurélie Debande, General practitioner
– Elisabeth Defourny, General practitioner
– Isabelle Defrance, Pharmacist
– Valérie Del Re, Director, Greenpeace Belgique
– Anne Delfosse, General practitioner
– Guillaume Delhay, General practitioner
– Juliette Demey, Physiotherapist
– Emilie Desbonnez, General practitioner
– Anne Devedeleer, General practitioner
– Florence Devuyst, General practitioner
– Thomas Deweer, Advocacy coordinator, Fietsersbond
– Valérie Dinh, General practitioner
– Hélène Dispas, General practitioner
– Joachim Docquir, Paediatrician
– Aurélie Dory, General practitioner
– Virginie Dufour, General practitioner
– Thomas Duponcheel, General practitioner
– Patrick Dupriez, President, Etopia
– Romain Dury, General practitioner
– Pauline Dutron, Coordinator, Les amis de la Terre
– Fatiha El Hajjami, General practitioner
– Simon Elst, Nurse, student in environmental health at École de Santé Publique, ULB
– Reza Esmaeilzadeh, Energy and Sustainable development expert, Hôpitaux Iris Sud
– Jean-François Fauconnier, Environmental engineer
– Benjamin Fauquert, General practitioner, teacher at ULB
– Javier Fernandez, General practitioner
– Kim Fernandez, Researcher
– Jamie Lee Fossion, Coordinator health center / ULB
– Véronique Godding, Pediatric pulmonologist, tabacologist
– Pierre Hallet, General practitioner
– Fanny Hanssens, General practitioner
– Aminatou Haouaou, General practitioner
– Antigone Hatzfeld, General practitioner
– Grégoire Hautain, Management accountant, Chirec
– Jean-Philippe Hauzeur, Reumatologist, professor at ULB
– Alexandre Heeren, Professor UCLouvain, researcher F.R.S.-FNRS
– David Hercot, Public health advisor
– Christophe Heylbroeck, General practitioner, deputy director Mutualités Libres/Onafhankelijke Ziekenfondsen
– Edouard Hosten, Emergency doctor
– Vincent Huberland, General practitioner
– Dragos Ifrim, Anaesthetist
– Chloé Joris, Pediatric pulmonologist-allergist
– Elise Kains, General practitioner
– Paul Kelchtermans, General practitioner
– Emilie La, General practitioner
– Gaëtane Ladrier, General practitioner
– Romain Lappeman, General practitioner
– Miguel Lardennois, Nurse, health advisor
– Eléonore Lefebvre, General practitioner
– Carole Lekeux, General practitioner, SSMG member
– Guillaume Leleu, General practitioner
– Roger Leonard, General practitioner
– Laurence Lewalle, Director, GRACQ
– Lauranne Leysen, General practitioner in training
– Laurent Lievens, University lecturer and researcher
– Catherine Luyten, Dermatologist
– Denis Mannaerts, Director, Cultures et Santé asbl
– Laetitia Marlier, General practitioner
– Philippe Marneth, General practitioner, director Mutualités Libres
– Quentin Mary, General practitioner, SSMG president
– Audrey Masset, Nurse
– Guy Masson, General practitioner
– Sandrine Mathieu, Geriatrician
– Jeffrey Matthijs, Director, Autodelen.net
– Sylvie Meekers, Executive director, Canopea
– Larissa Mélot, General practitioner
– Ann Morissens, President, working group “intermutualiste” on environmental health
– Tim Nawrot, Environmental epidemiology professor
– Mathilde Noiset, General practitioner
– Marie Nolet, General practitioner
– Catherine Oblin, General practitioner
– Alexia Orban, General practitioner
– Patricia Palacios, General practitioner, SSMG member
– Jean Pauluis, General practitioner, SSMG member
– Raf Pauly, Coordinator, BRAL
– Martine Picard, General practitioner
– Stéphanie Richard, Consultant and nurse trainer, Care-act-terre
– Caroline Rombeau, Psychologist
– Elisa Rombouts, General practitioner
– Perrine Rondelet, General practitioner
– Miguel Rosal Martins, Nurse, health advisor
– Maëlle Sallets, General practitioner
– Pauline Scarnière, General practitioner
– Christina Doris Schmidt-Wirth, General practitioner
– Catherine Scott, General practitioner
– Maelle Sens, General practitioner
– Jean-Christophe Servotte, Research manager, Hénallux
– Vinciane Sizaire, Director, FARES
– Nicolas Stocké, Project manager, Partenamut
– Ugo Taddei, Transport Director, ClientEarth
– Sarah Tak, Coordinator Klimaatzaak – Affaire Climat
– Françoise Tennstedt, General practitioner
– Chloé Thiry, General practitioner
– Lauriane Tribel, Project manager CSR, CHIREC
– Luc Van Gorp, President, Mutualité chrétienne
– Laurence Van Lierde, General practitioner
– Eric Van Poelvoorde, Environmental civil servant
– David Van Reybrouck, Author, ambassador Affaire Climat
– Jean-Pascal van Ypersele, Professor emeritus UCLouvain, ex IPCC Vice-President
– Noemie Vanackere, General practitioner
– Maureen Vandenbroucke, Paediatrician
– Cécile Vanheuverzwijn, General practitioner
– Pascale Vanoldeneel, General practitioner, hospital practitioner
– Céline Vanschepdael, General practitioner
– Karin Verbist, General practitioner
– Paul Vollemaere, General practitioner
– Christophe Winkel, Director, Provélo
– Halil Yildiz, Internist, professor, University clinics St Luc


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Bruxelles doit suivre l'exemple de Paris et faire payer plus cher le stationnement aux SUV

Bruxelles doit suivre l'exemple de Paris et faire payer plus cher le stationnement aux SUV


Réaction presse

Pierre Dornier, Directeur de l’asbl Les chercheurs d’air, a déclaré : “Certains SUV sont aussi lourds que deux rhinocéros, aussi longs que 3 baignoires et aussi aérodynamiques qu’un frigo. Ces mensurations disproportionnées les rendent particulièrement polluants et dangereux dans les grandes villes où leur utilité est loin d’être évidente. Bruxelles doit suivre l’exemple de Paris en mettant en place un tarif de stationnement plus élevé pour ces véhicules afin d’en réduire le nombre dans nos rues.”

Contexte :

La ville de Paris a organisé ce dimanche 4 février une votation afin de déterminer si un tarif spécifique pour le stationnement des voitures individuelles lourdes, encombrantes et polluantes doit être créé. 54,6% des votant.es ont répondu “Oui”. Une tarification plus élevées pour les SUV devrait donc être mise en place prochainement dans la capitale française.

Une récente étude de l’institut Vias a montré que, ces 20 dernières années :

  • la masse moyenne des voitures a augmenté de près de 30% (de 1186 kg en 2000 à 1521 kg en 2021)
  • la puissance moyenne des voitures a augmenté de 60% (de 65 kW en 2000 à 103 kW en 2021)
  • la hauteur moyenne du capot des voitures a augmenté de 15% (de 73 cm à 83 cm)

Cette évolution a un impact négatif sur la pollution de l’air, les émissions de CO2, la sécurité routière.

Pour rappel, en Région de Bruxelles-Capitale, la pollution de l’air est responsable, chaque année, de plus de 900 décès prématurés.

CONTACT

 

Pierre Dornier

Directeur Les chercheurs d'air

pierre@leschercheursdair.be

0496815263


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La grande majorité des Bruxellois.es soutient la création de zones piétonnes aux abords des écoles

La grande majorité des Bruxellois.es soutient la création de zones piétonnes aux abords des écoles


Un nouveau sondage (1), commandé par l’asbl Les chercheurs d’air, montre que 73% des Bruxellois·es sont favorables à la création de nouvelles zones piétonnes aux abords des écoles de la Région. Cet important soutien doit encourager les élu·es à accélérer la réduction du trafic routier autour des crèches et des établissements primaires afin de mieux protéger les enfants de la pollution de l’air.

Il ressort également de l’enquête, menée auprès d’un échantillon représentatif de la population bruxelloise, que les jeunes sondé·es (18-34 ans) approuvent cette piétonnisation à 82%, alors que les plus agé·es (55 ans au moins) sont 65% à y être favorables. Il existe aussi une différence entre les Bruxellois·es avec et sans enfants : 76% des premier/ères sont pour la création de zones piétonnes devant les écoles, contre 69% pour les second·es.

Pierre Dornier, Directeur de l’asbl Les chercheurs d’air a déclaré : “Contrairement à certaines idées reçues, la grande majorité des Bruxellois·es, y compris les automobilistes, soutient la réduction du trafic routier devant les écoles de la Région. Nous demandons aux communes et à la Région bruxelloise d’accélérer la création de rues scolaires piétonnes afin de mieux protéger les plus petit·es de la pollution de l’air.

En outre, le sondage révèle que 80% de la population bruxelloise se dit préoccupée par l’exposition des enfants à la pollution de l’air et 81% des parents ou accompagnant·es qui amènent les enfants à l’école en voiture veulent réduire l’utilisation de cette dernière dans les années à venir.

Actuellement, seules 7% des écoles maternelles et primaires de la Région bruxelloise bénéficient d’une rue scolaire (2). Selon notre récent rapport, il est possible d’étendre cette mesure à 70% de ces établissements scolaires. En plus d’améliorer la qualité de l’air, cet aménagement contribuerait à réduire la pollution sonore et lutter contre l’insécurité routière.

Le trafic routier est la principale source (63%) d’émissions d’oxydes d’azote (NOx) en Région bruxelloise. De nombreuses écoles de la capitale sont exposées à des concentrations en dioxyde d’azote (NO2) dépassant les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

FIN

Notes

(1) Le sondage a été réalisé par Dedicated et l’ASBL Les chercheurs d’air sur 1013 Bruxellois.es agé.es de 18 ans et plus (N= 1013). L’enquête a été réalisée en ligne entre le 11 et le 29 septembre 2023. Tout.es les répondant.es ont été recruté.es dans le strict respect des quotas sociodémographiques.

(2) Une rue scolaire piétonne est une rue qui passe devant une école et qui est fermée au trafic routier en permanence.

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Pierre Dornier

Directeur, Les chercheurs d'air

pierre@leschercheursdair.be

04 96 81 52 63


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Sondage - La grande majorité des Bruxellois.es soutient la création de zones piétonnes aux abords des écoles

Sondage - La grande majorité des Bruxellois.es soutient
la création de zones piétonnes aux abords des écoles


Introduction


En Région bruxelloise, le trafic routier est responsable de 63 % des émissions d’oxydes d’azote (NOx). Notre campagne #LesChercheursDair a montré qu’une part importante de cette pollution se retrouve dans les cours des écoles de la capitale, dont beaucoup sont exposées à des concentrations en dioxyde d’azote (NO2) supérieures à la recommandation de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Étant donné que les enfants sont particulièrement vulnérables à la pollution de l’air, il est urgent de mettre en place des mesures qui permettent d’améliorer la qualité de l’air aux abords des écoles. Les rues scolaires en font partie.

Une rue scolaire piétonne est une rue qui passe devant une école et dont l’accès à la circulation motorisée (voitures, motos, etc.) est interdit, sauf quelques exceptions (résident.es, livraisons, etc.). Cet aménagement urbain permet de lutter efficacement contre la pollution de l’air, mais également contre la pollution sonore et les risques d’accidents de la route.
Malheureusement, seuls 7 établissements, sur les 629 écoles maternelles et primaires que compte la Région de Bruxelles-Capitale, bénéficient d’une rue piétonne.

Résumé


Est-ce que les Bruxellois.es se soucient de l’impact de la pollution de l’air sur la santé des enfants ? Est-ce que les Bruxellois.es soutiennent la créations de zones piétonnes devant les écoles ? Pour répondre à ces questions, nous avons réalisé, en partenariat avec l’institut d’étude de marché indépendant Dedicated, un sondage auprès d’un échantillon représentatif de la population bruxelloise (N = 1.000).

Il en ressort les conclusions suivantes :

  • La très grande majorité (80%) de la population bruxelloise se dit préoccupée par l’exposition des enfants à la pollution de l’air.
  • La grande majorité (73%) des Bruxellois.es soutient la création de zones piétonnes aux abords des écoles.
  • La très grande majorité (81%) des parents/accompagnants qui amènent les enfants à l’école en voiture veulent réduire l’utilisation de cette dernière dans les années à venir.

Ces résultats montrent donc que la majorité (80%) des Bruxellois.es (87% des Bruxellois.es ayant un ou plusieurs enfants et 72% des Bruxellois.es n’ayant pas d’enfant) se soucient des impacts de la pollution de l’air sur la santé des plus jeunes. Peu importe la sensibilité environnementale des personnes interrogées, 73% des Bruxellois.es soutient la création de zones piétonnes devant les écoles.

La création de telles zones piétonnes est possible à court terme devant près de cinquante écoles bruxelloises, comme l’a montré notre récent travail de recherche. Nous demandons donc aux communes concernées de mettre en place ces rues scolaires piétonnes au plus vite.

De plus, il est facilement possible de créer des rues scolaires temporaires, c’est-à-dire fermées seulement au moment de l’entrée et de la sortie des classes, devant plus de 300 écoles bruxelloises. Là aussi nous demandons aux communes concernées de les créer au plus vite.

Méthodologie


Dans le cadre de ce sondage, 1.013 Bruxellois.es âgé.es de 18 ans et plus ont été interrogé.es. Plus précisément :

  • L’enquête a été réalisée en ligne (CAWI : Computer Assisted Web Interviewing), entre le 11 et le 29 septembre 2023
  • Tou.tes les répondant.es ont été recruté.es dans le strict respect des principaux quotas sociodémographiques
  • Le questionnaire a été élaboré conjointement par Dedicated et l’ASBL Les chercheurs d’air
  • La durée moyenne d’administration du questionnaire a été de 7 à 8 minutes
  • Le nom du commanditaire de l’étude n’a pas été mentionné lors du recrutement, ni en début d’enquête, et ce de manière à ne pas influencer les réponses
  • Sur l’échantillon total (N = 1.013), la marge d’erreur maximale (c’est-à-dire la marge d’erreur pour des fréquences observées proches de 50%) est de ± 3,08%
  • Les enquêtes ont été réalisées dans le strict respect des standards de qualité EMRQS (Efamro Market Research Quality Standards), ainsi que du code de conduite ESOMAR – CUBE

Résultats détaillés


De manière globale, il ressort du sondage que la majorité de la population bruxelloise se soucie de l’impact de la pollution de l’air sur la santé des enfants et qu’elle soutient la création de zones piétonnes devant les écoles de la Région bruxelloise. Il est également à noter que la plupart des Bruxellois.es qui utilisent régulièrement la voiture aimeraient changer de mode de transport principal à l’avenir, ce qui réduirait la pollution de l’air et aiderait à mieux protéger la santé des enfants.

En regardant les résultats de manière plus détaillée, nous notons que :

  • À la question Seriez-vous favorable à la création de zones piétonnes devant l’entrée des crèches et des écoles primaires en région bruxelloise ?”, 73% des sondé.es se sont dit favorables. Les jeunes sondé.es (18-34 ans) soutiennent ces zones piétonnes à 82%, alors que les sondé.es plus agé.es (55 ans et plus) sont un peu moins nombreux/ses à y être favorables (65%). Il existe également une différence entre les Bruxellois.es avec et sans enfants. 76% des premier/ères sont favorables à la création de zones piétonnes devant les écoles, quand 69% des second.es le sont. Il est à noter que cette tendance se confirme de manière transversale entre les différents critères de classification (genre, âge, avec ou sans enfant(s), groupe social), avec au moins 65% des sondé.es qui soutiennent la création de zones piétonnes.

 

  • À la question “En général, l’exposition des enfants à la pollution de l’air vous préoccupe-t-elle ?”, 80% des sondé.es ont répondu “Oui”. Les sondé.es agé.es de 18 à 34 ans sont un peu plus préoccupé.es (84%) par cette question que les personnes de 55 ans et plus (78%). Cette différence peut s’expliquer par le fait que les sondé.es âgé.es de 18 à 34 ans sont davantage à avoir des enfants en bas âge que les personnes de 35-45 ans ou que leurs aînés âgés de 55 ans et plus. Il est à noter que cette tendance se confirme de manière transversale entre les différents critères de classification (genre, âge, avec ou sans enfant(s), groupe social) avec au moins 72% des sondé.es se disent préoccupé.es par la question de l’exposition des enfants à la pollution de l’air.

 

  • À la question “Vous avez indiqué privilégier la voiture comme moyen de déplacement pour amener les enfants à leur lieu de garde ou à l’école. Aimeriez-vous diminuer l’utilisation de cette dernière dans les prochaines années ?”, 81% des parents ou accompagnants ont répondu de manière positive et indiquent avoir certainement ou probablement l’intention de diminuer l’utilisation de la voiture dans les prochaines années. Ce pourcentage est similaire parmi les différents critères de classification. Parmi ces derniers, 58% souhaitent privilégier les transports en commun, le vélo ou la marche dans les années à venir.

Conclusion


Les résultats de ce sondage montrent que la majorité des Bruxellois.es sont inquiet.es des effets que la pollution de l’air peut avoir sur la santé des enfants. Ils montrent également qu’une grande partie de la population de la capitale soutient une diminution de l’utilisation de la voiture en ville, particulièrement devant les écoles.

Nous demandons donc aux élu.es des 19 communes et de la Région bruxelloise d’accélérer la création de rues scolaires piétonnes et, de manière générale, de diminuer l’espace réservé à la circulation et au stationnement de la voiture en ville. Cela permettra de réduire la pollution de l’air et, ainsi, de mieux protéger la santé des enfants.


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La LEZ lutte efficacement contre la pollution de l'air

Réaction à la publication de Bruxelles Environnement concernant l’impact de la Zone de Basses-Émissions sur la qualité de l’air


Lien vers le CP de Bruxelles Environnement : https://rb.gy/x1gi9k

Pierre Dornier, Directeur de l’asbl Les chercheurs d’air, a déclaré : “Ces résultats confirment que la Zone de Basses-Émissions est un levier très puissant pour lutter contre la pollution de l’air. Cela doit servir de piqûre de rappel à nos élu.es, actuel.les et futur.es : soutenir cette mesure c’est protéger très concrètement et très efficacement la santé des Bruxellois.es. Renforçons la Zone de Basses-Émissions !

Ugo Taddei, responsable transport chez ClientEarth, a également réagi : “Les zones à faibles émissions ont un impact tangible sur les niveaux de pollution de l’air. C’est une victoire pour la santé, et pour la justice sociale. Il est prouvé que les personnes issues de ménages défavorisés sont exposées à des niveaux plus élevés de pollution, et que leur santé en est davantage impactée. Pire encore, à Bruxelles, il est peu probable que ces personnes touchées soient responsables de la pollution de l’air engendrée, au vu des chiffres sur la motorisation des ménages. Les zones à faibles émissions peuvent contribuer à corriger cette injustice.

Contexte :

La Zone de Basses-Émissions (Low Emission Zone – LEZ) a été mise en place en 2018. Entre 2018 et 2022, on note une baisse de 29% à la station de mesure Molenbeek, de 31% à la station Ixelles et de 36% à la station Arts-Loi, trois endroits représentatifs de la pollution due au transport. Les concentrations en NO2 à ces trois endroits baissaient déjà avant la création de la LEZ mais beaucoup moins rapidement (voir ici). 

La Région bruxelloise est la huitième ville européenne la plus polluée au NO2 (voir ici). La pollution de l’air y est responsable chaque année de plus de 900 morts prématurées (voir ici p26) et coûte annuellement plus d’un milliard d’euros, entre autres en frais de santé (voir ici). Pourtant, plus de la moitié des Bruxellois ne possèdent pas de voiture.

Selon l’Agence européenne pour l’environnement, les personnes issues de groupes défavorisés ont tendance à être plus affectées par les risques sanitaires liés à l’environnement, en raison de leur plus grande exposition et de leur plus grande vulnérabilité.

CONTACT

 

Pierre Dornier

Directeur

pierre@leschercheursdair.be

0496815263

Bianca Vergnaud

bvergnaud@clientearth.org

0471887095


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