Rejoignez-nous le 17 mai pour #StreetsForKids

Le 17 mai, demandons plus de rues scolaires à Bruxelles !


L’an dernier, nous avons mobilisé plus de 1000 parents et enfants devant 16 écoles de la Région bruxelloise pour demander plus de rues scolaires. Nous réitérons cette action le 17 mai 2024, rejoignez-nous ! Vous avez jusqu’au 26 avril pour vous inscrire !

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Au cours de cette journée, deux rues ont été complètement fermées à la circulation, et de nombreuses activités festives ont été organisées devant les écoles participantes.

Grâce à ces événements, des mesures ont été prises pour mieux protéger la santé des enfants. À Anderlecht par exemple, les écoles maternelle et primaire Scherdemael ont ainsi à nouveau une rue scolaire en phase test.

Aidez-nous à renouveler ce succès en organisant une action devant l’école de vos enfants. Vous pouvez, par exemple, mettre en place un vélobus pour arriver à l’école, un petit-déjeuner ou des jeux en rue.

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Bruxelles doit suivre l'exemple de Paris et faire payer plus cher le stationnement aux SUV

Bruxelles doit suivre l'exemple de Paris et faire payer plus cher le stationnement aux SUV


Réaction presse

Pierre Dornier, Directeur de l’asbl Les chercheurs d’air, a déclaré : “Certains SUV sont aussi lourds que deux rhinocéros, aussi longs que 3 baignoires et aussi aérodynamiques qu’un frigo. Ces mensurations disproportionnées les rendent particulièrement polluants et dangereux dans les grandes villes où leur utilité est loin d’être évidente. Bruxelles doit suivre l’exemple de Paris en mettant en place un tarif de stationnement plus élevé pour ces véhicules afin d’en réduire le nombre dans nos rues.”

Contexte :

La ville de Paris a organisé ce dimanche 4 février une votation afin de déterminer si un tarif spécifique pour le stationnement des voitures individuelles lourdes, encombrantes et polluantes doit être créé. 54,6% des votant.es ont répondu “Oui”. Une tarification plus élevées pour les SUV devrait donc être mise en place prochainement dans la capitale française.

Une récente étude de l’institut Vias a montré que, ces 20 dernières années :

  • la masse moyenne des voitures a augmenté de près de 30% (de 1186 kg en 2000 à 1521 kg en 2021)
  • la puissance moyenne des voitures a augmenté de 60% (de 65 kW en 2000 à 103 kW en 2021)
  • la hauteur moyenne du capot des voitures a augmenté de 15% (de 73 cm à 83 cm)

Cette évolution a un impact négatif sur la pollution de l’air, les émissions de CO2, la sécurité routière.

Pour rappel, en Région de Bruxelles-Capitale, la pollution de l’air est responsable, chaque année, de plus de 900 décès prématurés.

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Pierre Dornier

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La grande majorité des Bruxellois.es soutient la création de zones piétonnes aux abords des écoles

La grande majorité des Bruxellois.es soutient la création de zones piétonnes aux abords des écoles


Un nouveau sondage (1), commandé par l’asbl Les chercheurs d’air, montre que 73% des Bruxellois·es sont favorables à la création de nouvelles zones piétonnes aux abords des écoles de la Région. Cet important soutien doit encourager les élu·es à accélérer la réduction du trafic routier autour des crèches et des établissements primaires afin de mieux protéger les enfants de la pollution de l’air.

Il ressort également de l’enquête, menée auprès d’un échantillon représentatif de la population bruxelloise, que les jeunes sondé·es (18-34 ans) approuvent cette piétonnisation à 82%, alors que les plus agé·es (55 ans au moins) sont 65% à y être favorables. Il existe aussi une différence entre les Bruxellois·es avec et sans enfants : 76% des premier/ères sont pour la création de zones piétonnes devant les écoles, contre 69% pour les second·es.

Pierre Dornier, Directeur de l’asbl Les chercheurs d’air a déclaré : “Contrairement à certaines idées reçues, la grande majorité des Bruxellois·es, y compris les automobilistes, soutient la réduction du trafic routier devant les écoles de la Région. Nous demandons aux communes et à la Région bruxelloise d’accélérer la création de rues scolaires piétonnes afin de mieux protéger les plus petit·es de la pollution de l’air.

En outre, le sondage révèle que 80% de la population bruxelloise se dit préoccupée par l’exposition des enfants à la pollution de l’air et 81% des parents ou accompagnant·es qui amènent les enfants à l’école en voiture veulent réduire l’utilisation de cette dernière dans les années à venir.

Actuellement, seules 7% des écoles maternelles et primaires de la Région bruxelloise bénéficient d’une rue scolaire (2). Selon notre récent rapport, il est possible d’étendre cette mesure à 70% de ces établissements scolaires. En plus d’améliorer la qualité de l’air, cet aménagement contribuerait à réduire la pollution sonore et lutter contre l’insécurité routière.

Le trafic routier est la principale source (63%) d’émissions d’oxydes d’azote (NOx) en Région bruxelloise. De nombreuses écoles de la capitale sont exposées à des concentrations en dioxyde d’azote (NO2) dépassant les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

FIN

Notes

(1) Le sondage a été réalisé par Dedicated et l’ASBL Les chercheurs d’air sur 1013 Bruxellois.es agé.es de 18 ans et plus (N= 1013). L’enquête a été réalisée en ligne entre le 11 et le 29 septembre 2023. Tout.es les répondant.es ont été recruté.es dans le strict respect des quotas sociodémographiques.

(2) Une rue scolaire piétonne est une rue qui passe devant une école et qui est fermée au trafic routier en permanence.

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Pierre Dornier

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Sondage - La grande majorité des Bruxellois.es soutient la création de zones piétonnes aux abords des écoles

Sondage - La grande majorité des Bruxellois.es soutient
la création de zones piétonnes aux abords des écoles


Introduction


En Région bruxelloise, le trafic routier est responsable de 63 % des émissions d’oxydes d’azote (NOx). Notre campagne #LesChercheursDair a montré qu’une part importante de cette pollution se retrouve dans les cours des écoles de la capitale, dont beaucoup sont exposées à des concentrations en dioxyde d’azote (NO2) supérieures à la recommandation de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Étant donné que les enfants sont particulièrement vulnérables à la pollution de l’air, il est urgent de mettre en place des mesures qui permettent d’améliorer la qualité de l’air aux abords des écoles. Les rues scolaires en font partie.

Une rue scolaire piétonne est une rue qui passe devant une école et dont l’accès à la circulation motorisée (voitures, motos, etc.) est interdit, sauf quelques exceptions (résident.es, livraisons, etc.). Cet aménagement urbain permet de lutter efficacement contre la pollution de l’air, mais également contre la pollution sonore et les risques d’accidents de la route.
Malheureusement, seuls 7 établissements, sur les 629 écoles maternelles et primaires que compte la Région de Bruxelles-Capitale, bénéficient d’une rue piétonne.

Résumé


Est-ce que les Bruxellois.es se soucient de l’impact de la pollution de l’air sur la santé des enfants ? Est-ce que les Bruxellois.es soutiennent la créations de zones piétonnes devant les écoles ? Pour répondre à ces questions, nous avons réalisé, en partenariat avec l’institut d’étude de marché indépendant Dedicated, un sondage auprès d’un échantillon représentatif de la population bruxelloise (N = 1.000).

Il en ressort les conclusions suivantes :

  • La très grande majorité (80%) de la population bruxelloise se dit préoccupée par l’exposition des enfants à la pollution de l’air.
  • La grande majorité (73%) des Bruxellois.es soutient la création de zones piétonnes aux abords des écoles.
  • La très grande majorité (81%) des parents/accompagnants qui amènent les enfants à l’école en voiture veulent réduire l’utilisation de cette dernière dans les années à venir.

Ces résultats montrent donc que la majorité (80%) des Bruxellois.es (87% des Bruxellois.es ayant un ou plusieurs enfants et 72% des Bruxellois.es n’ayant pas d’enfant) se soucient des impacts de la pollution de l’air sur la santé des plus jeunes. Peu importe la sensibilité environnementale des personnes interrogées, 73% des Bruxellois.es soutient la création de zones piétonnes devant les écoles.

La création de telles zones piétonnes est possible à court terme devant près de cinquante écoles bruxelloises, comme l’a montré notre récent travail de recherche. Nous demandons donc aux communes concernées de mettre en place ces rues scolaires piétonnes au plus vite.

De plus, il est facilement possible de créer des rues scolaires temporaires, c’est-à-dire fermées seulement au moment de l’entrée et de la sortie des classes, devant plus de 300 écoles bruxelloises. Là aussi nous demandons aux communes concernées de les créer au plus vite.

Méthodologie


Dans le cadre de ce sondage, 1.013 Bruxellois.es âgé.es de 18 ans et plus ont été interrogé.es. Plus précisément :

  • L’enquête a été réalisée en ligne (CAWI : Computer Assisted Web Interviewing), entre le 11 et le 29 septembre 2023
  • Tou.tes les répondant.es ont été recruté.es dans le strict respect des principaux quotas sociodémographiques
  • Le questionnaire a été élaboré conjointement par Dedicated et l’ASBL Les chercheurs d’air
  • La durée moyenne d’administration du questionnaire a été de 7 à 8 minutes
  • Le nom du commanditaire de l’étude n’a pas été mentionné lors du recrutement, ni en début d’enquête, et ce de manière à ne pas influencer les réponses
  • Sur l’échantillon total (N = 1.013), la marge d’erreur maximale (c’est-à-dire la marge d’erreur pour des fréquences observées proches de 50%) est de ± 3,08%
  • Les enquêtes ont été réalisées dans le strict respect des standards de qualité EMRQS (Efamro Market Research Quality Standards), ainsi que du code de conduite ESOMAR – CUBE

Résultats détaillés


De manière globale, il ressort du sondage que la majorité de la population bruxelloise se soucie de l’impact de la pollution de l’air sur la santé des enfants et qu’elle soutient la création de zones piétonnes devant les écoles de la Région bruxelloise. Il est également à noter que la plupart des Bruxellois.es qui utilisent régulièrement la voiture aimeraient changer de mode de transport principal à l’avenir, ce qui réduirait la pollution de l’air et aiderait à mieux protéger la santé des enfants.

En regardant les résultats de manière plus détaillée, nous notons que :

  • À la question Seriez-vous favorable à la création de zones piétonnes devant l’entrée des crèches et des écoles primaires en région bruxelloise ?”, 73% des sondé.es se sont dit favorables. Les jeunes sondé.es (18-34 ans) soutiennent ces zones piétonnes à 82%, alors que les sondé.es plus agé.es (55 ans et plus) sont un peu moins nombreux/ses à y être favorables (65%). Il existe également une différence entre les Bruxellois.es avec et sans enfants. 76% des premier/ères sont favorables à la création de zones piétonnes devant les écoles, quand 69% des second.es le sont. Il est à noter que cette tendance se confirme de manière transversale entre les différents critères de classification (genre, âge, avec ou sans enfant(s), groupe social), avec au moins 65% des sondé.es qui soutiennent la création de zones piétonnes.

 

  • À la question “En général, l’exposition des enfants à la pollution de l’air vous préoccupe-t-elle ?”, 80% des sondé.es ont répondu “Oui”. Les sondé.es agé.es de 18 à 34 ans sont un peu plus préoccupé.es (84%) par cette question que les personnes de 55 ans et plus (78%). Cette différence peut s’expliquer par le fait que les sondé.es âgé.es de 18 à 34 ans sont davantage à avoir des enfants en bas âge que les personnes de 35-45 ans ou que leurs aînés âgés de 55 ans et plus. Il est à noter que cette tendance se confirme de manière transversale entre les différents critères de classification (genre, âge, avec ou sans enfant(s), groupe social) avec au moins 72% des sondé.es se disent préoccupé.es par la question de l’exposition des enfants à la pollution de l’air.

 

  • À la question “Vous avez indiqué privilégier la voiture comme moyen de déplacement pour amener les enfants à leur lieu de garde ou à l’école. Aimeriez-vous diminuer l’utilisation de cette dernière dans les prochaines années ?”, 81% des parents ou accompagnants ont répondu de manière positive et indiquent avoir certainement ou probablement l’intention de diminuer l’utilisation de la voiture dans les prochaines années. Ce pourcentage est similaire parmi les différents critères de classification. Parmi ces derniers, 58% souhaitent privilégier les transports en commun, le vélo ou la marche dans les années à venir.

Conclusion


Les résultats de ce sondage montrent que la majorité des Bruxellois.es sont inquiet.es des effets que la pollution de l’air peut avoir sur la santé des enfants. Ils montrent également qu’une grande partie de la population de la capitale soutient une diminution de l’utilisation de la voiture en ville, particulièrement devant les écoles.

Nous demandons donc aux élu.es des 19 communes et de la Région bruxelloise d’accélérer la création de rues scolaires piétonnes et, de manière générale, de diminuer l’espace réservé à la circulation et au stationnement de la voiture en ville. Cela permettra de réduire la pollution de l’air et, ainsi, de mieux protéger la santé des enfants.


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La LEZ lutte efficacement contre la pollution de l'air

Réaction à la publication de Bruxelles Environnement concernant l’impact de la Zone de Basses-Émissions sur la qualité de l’air


Lien vers le CP de Bruxelles Environnement : https://rb.gy/x1gi9k

Pierre Dornier, Directeur de l’asbl Les chercheurs d’air, a déclaré : “Ces résultats confirment que la Zone de Basses-Émissions est un levier très puissant pour lutter contre la pollution de l’air. Cela doit servir de piqûre de rappel à nos élu.es, actuel.les et futur.es : soutenir cette mesure c’est protéger très concrètement et très efficacement la santé des Bruxellois.es. Renforçons la Zone de Basses-Émissions !

Ugo Taddei, responsable transport chez ClientEarth, a également réagi : “Les zones à faibles émissions ont un impact tangible sur les niveaux de pollution de l’air. C’est une victoire pour la santé, et pour la justice sociale. Il est prouvé que les personnes issues de ménages défavorisés sont exposées à des niveaux plus élevés de pollution, et que leur santé en est davantage impactée. Pire encore, à Bruxelles, il est peu probable que ces personnes touchées soient responsables de la pollution de l’air engendrée, au vu des chiffres sur la motorisation des ménages. Les zones à faibles émissions peuvent contribuer à corriger cette injustice.

Contexte :

La Zone de Basses-Émissions (Low Emission Zone – LEZ) a été mise en place en 2018. Entre 2018 et 2022, on note une baisse de 29% à la station de mesure Molenbeek, de 31% à la station Ixelles et de 36% à la station Arts-Loi, trois endroits représentatifs de la pollution due au transport. Les concentrations en NO2 à ces trois endroits baissaient déjà avant la création de la LEZ mais beaucoup moins rapidement (voir ici). 

La Région bruxelloise est la huitième ville européenne la plus polluée au NO2 (voir ici). La pollution de l’air y est responsable chaque année de plus de 900 morts prématurées (voir ici p26) et coûte annuellement plus d’un milliard d’euros, entre autres en frais de santé (voir ici). Pourtant, plus de la moitié des Bruxellois ne possèdent pas de voiture.

Selon l’Agence européenne pour l’environnement, les personnes issues de groupes défavorisés ont tendance à être plus affectées par les risques sanitaires liés à l’environnement, en raison de leur plus grande exposition et de leur plus grande vulnérabilité.

CONTACT

 

Pierre Dornier

Directeur

pierre@leschercheursdair.be

0496815263

Bianca Vergnaud

bvergnaud@clientearth.org

0471887095


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Ne retardons pas la sortie des mobylettes et scooters thermiques

Ne retardons pas la sortie des mobylettes et scooters thermiques


Cette carte blanche a initialement été publiée dans La Libre

Bien qu’ils représentent une faible part des véhicules qui circulent en Région bruxelloise (on en compte moins de 10,000), les mobylettes et les scooters thermiques (essence, diesel, gaz) sont une source significative de pollution de l’air.

En effet, une étude menée à Paris en 2019 montre que, par unité de carburant consommé, les scooters essence Euro 4 (première immatriculation en 2020 au plus tard) émettent trois fois plus d’oxydes d’azote (NOx) que les voitures essence Euro 6 (immatriculées en 2019 au plus tard). D’après les données du cabinet d’Alain Maron, les scooters émettent même six fois plus d’oxydes d’azote qu’une voiture particulière essence.

Le gouvernement bruxellois étudie actuellement l’option d’étendre l’autorisation des mobylettes et scooters de norme inférieure à Euro 5 jusqu’en 2027 (au lieu de 2024) et des Euro 5 jusqu’en 2029 (au lieu de 2027). Nous désapprouvons ce report et insistons sur l’importance de sortir du moteur thermique au plus vite.

La sortie des mobylettes et scooters de norme inférieure à Euro 5 est particulièrement importante dans la mesure où ces véhicules sont les plus polluants.
Les usagers actifs, en particulier, s’inquiètent de ce report de calendrier. En effet, les cyclistes partagent à Bruxelles de nombreuses infrastructures avec les cyclomoteurs : ils circulent sur la plupart des pistes cyclables ainsi que sur les zones avancées pour cyclistes aux carrefours à feux. Les piétons, étant à proximité ou partageant cet espace, sont confrontés aux mêmes problèmes. Cyclistes et piétons respirent donc directement les émissions polluantes émises par ces véhicules.

Nous demandons au gouvernement bruxellois de soutenir une interdiction des mobylettes et scooters de norme inférieure à Euro 5 avant 2027 et des Euro 5 avant 2029. Dans un même temps, nous souhaitons l’interdiction de la circulation en Région bruxelloise des scooters et mobylettes de norme inférieure à Euro 5 réimmatriculés à partir de 2024. Pour comparaison, la ville d’Amsterdam aux Pays-Bas n’autorisera plus, sauf exceptions, que les mobylettes et scooters électriques à partir de 2025.

Afin que cette transition ne prenne personne de court, nous insistons pour que le gouvernement bruxellois mette en place une communication large et claire au plus vite. Nous lui demandons également de créer un accompagnement financier pour les personnes qui en ont besoin, par exemple via une intégration des mobylettes et des scooters dans la prime Bruxell’air.

Bruxelles est la 8ème ville européenne la plus polluée au dioxyde d’azote (NO2). À cause de cette pollution, ainsi que des particules fines, 900 Bruxellois.es meurent prématurément chaque année. La pollution de l’air est également un gouffre financier. En 2018 elle a coûté 1,6 milliard d’euro à la région bruxelloise, soit 1 400€ en moyenne par Bruxellois pour cette seule année. Le trafic routier, dont les scooters et les mobylettes font partie, est responsable d’une grande partie de ce problème. Il émet ​29%​ des particules très fines (PM2.5) et représente 63% des émissions régionales d’oxydes d’azote (NOx). Les deux-roues motorisés sont également une source importante de pollution sonore.

Cette carte blanche a été signée par Pierre Dornier, Directeur, Les chercheurs d’air ; Florine Cuignet, Chargée de Politique bruxelloise, GRACQ – Les Cyclistes Quotidiens ; Thomas Deweer, Chargé de Politique bruxelloise, Fietsersbond ; Arne Robbe, Conseiller en politique piétonne, Walk ; &Anna Tinebra, Directrice, Tous à Pied.


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Neuf mesures régionales pour améliorer la qualité de l'air à Bruxelles

Neuf mesures régionales pour améliorer la qualité de l'air à Bruxelles


Bruxelles est la 8ème ville européenne la plus polluée au dioxyde d’azote (NO2). À cause de cette pollution, ainsi que des particules fines, ce sont plus de 900 Bruxellois.es qui meurent prématurément chaque année.

La pollution de l’air est également un gouffre financier. En 2018 elle a coûté 1,6 milliard d’euros à la région bruxelloise, soit 1 400€ en moyenne par Bruxellois.e.s pour cette seule année.

Le trafic routier est responsable d’une grande partie de ce problème. Il émet ​29%​ des particules très fines (PM2.5) et représente 63% des émissions régionales d’oxydes d’azote (NOx).

Nous demandons donc aux candidat.es aux élections régionales de s’engager à soutenir les 9 mesures suivantes, mesures qui permettront, de manière efficace, juste et durable, de lutter contre la pollution de l’air en Région Bruxelloise.

Zones de Basses Émissions


La Zone de Basses Émissions (Low Emission Zone – LEZ en anglais) fait partie des mesures les plus efficaces pour lutter contre la pollution de l’air liée au trafic urbain. Pour le moment, il est prévu que la LEZ en place évolue vers une sortie du moteur diesel d’ici 2030 et une sortie du moteur thermique d’ici 2035.

Nous demandons au/à la futur.e Ministre en charge de ce dossier d’accélérer ce calendrier afin de ne plus avoir de moteurs thermiques d’ici 2030.

Plus d'infos sur la LEZ

Quartiers apaisés


Les quartiers apaisés réduisent la circulation routière. À Bruxelles par exemple, en six mois, la “maille Pentagone” a permis de faire chuter le trafic de 20%. Cette baisse du nombre de véhicules motorisés entraîne une diminution de la pollution de l’air, des émissions de C02, de bruit et des accidents de la route. Elle permet également de végétaliser les espaces libérés des voitures.

Nous demandons au/à la futur.e Ministre en charge de ce dossier de soutenir activement la création, dans chaque commune, d’au moins un quartier apaisé d’ici 2027 (en plus de ceux qui existent déjà en 2023), avec comme objectif qu’ils réduisent le trafic routier d’au moins 20% et la pollution de l’air d’au moins 15%.

Plus d'infos sur les quartiers apaisés

Rues scolaires


Les rues scolaires réduisent la pollution de l’air, la pollution sonore et les accidents de la route. Elles représentent donc une mesure qui permet de mieux protéger la santé de nos enfants. Malheureusement, les rues scolaires sont encore très rares en Région Bruxelloise et, quand elles existent, ne sont presque jamais piétonnes.

Nous demandons au/à la futur.e Ministre en charge de ce dossier de soutenir activement la création d’au moins une rue scolaire piétonne et végétalisée d’ici 2026 dans chaque commune.

Plus d'infos sur les rues scolaires

Mobilité active et partagée


À Bruxelles, plus de la moitié de la voirie est encore réservée aux véhicules motorisés. Cette situation explique en partie le fait que la voiture reste le mode de déplacement majoritaire des Bruxellois.es. En donnant plus de place aux piéton.nes et aux cyclistes, ainsi qu’à la mobilité partagée (transports en commun, autopartage, etc.), ces modes de déplacement augmenteront et aideront à lutter contre la pollution de l’air.

Nous demandons au/à la futur.e Ministre en charge de ce dossier de soutenir activement la création de nouvelles infrastructures piétonnes et cyclables en surface afin que, d’ici 2025, moins de 40% de la voirie soit réservée au trafic routier.

Plus d'infos sur la mobilité active et partagée

Stationnement


En ville, en moyenne, les voitures restent garées 95% du temps. Elles gaspillent donc énormément d’espace qui pourrait, autrement, être utilisé au profit de la mobilité active, de la mobilité partagée ou de lieux de détente (terrasses, parcs, etc.). Cette situation est encouragée, entre autres, par des tarifs de stationnement en voirie très bas. De plus, ces tarifs ne prennent pas en compte la taille et le poids des voitures, ce qui serait pourtant possible, comme le montre l’exemple de Tübingen en Allemagne ou de Lyon en France.

Nous demandons au/à la futur.e Ministre en charge de ce dossier d’aligner les tarifs du stationnement en voirie sur ceux du stationnement hors-voirie, ainsi que d’adapter les tarifs en fonction de la taille et du poids des voitures.

Plus d'infos sur le stationnement

Autopartage


L’autopartage, c’est-à-dire le fait de partager une même voiture entre plusieurs personnes, a le vent en poupe à Bruxelles. En effet, le nombre d’utilisateurices y a augmenté de 50% entre 2021 et 2022. Ce système a plusieurs avantages : il permet d’économiser de l’argent (moins de dépenses en carburant, assurance, entretien, etc. pour les gens qui s’en servent) et de l’espace (une voiture en autopartage remplace entre 3 et 10 voitures privées). D’un point de vue environnemental, l’autopartage permet de réduire le nombre de voitures en ville et donc d’encourager les modes de déplacement plus propres comme le vélo par exemple.

Nous demandons au/à la futur.e Ministre en charge de ce dossier d’adapter les prix d’utilisation en fonction du revenu et d’augmenter les points de partage.

Plus d'infos sur l'autopartage

Livraisons urbaines


À Bruxelles, comme dans beaucoup d’autres villes européennes, le nombre de livraisons à domicile augmente. Et avec elles la pollution causée par des camionnettes toujours plus nombreuses. Afin de lutter efficacement contre cette pollution, il est important de développer les livraisons en point relais et par vélo cargo.

Nous demandons au/à la futur.e Ministre en charge de ce dossier de mettre en place une taxe sur les livraisons à domicile effectuées au moyen d’un véhicule utilitaire léger ou lourd, et d’utiliser les revenus de cette taxe pour développer les points relais et les livraisons en vélo cargo.

Plus d'infos sur les livraisons urbaines

Seuils OMS


Certains lieux de vie, de travail, d’étude ou de soin Bruxellois sont exposés à des concentrations en NO2 qui dépassent de plus de 5 fois la recommandation de l’Organisation Mondiale de la Santé. Concernant les particules fines, leur concentration est en moyenne 2 fois plus élevée que le seuil de l’OMS.

Afin de protéger au mieux les Bruxellois.es de la pollution de l’air, nous demandons au/à la futur.e Ministre en charge du dossier santé d’aligner les valeurs limites de la RBC sur les recommandations de l’OMS d’ici 2030.

Plus d'infos sur les risques sanitaires

Sensibilisation


Qu’est-ce que la pollution de l’air ? D’où vient-elle ? Quels sont ses effets sur la santé ? Trop de Bruxellois.es sont encore incapables de répondre à ces questions. Une meilleure information permettrait pourtant aux habitant.es de la capitale de moins polluer et de mieux se protéger en changeant certaines de leurs habitudes.

Nous demandons donc au/à la futur.e Ministre en charge du dossier santé de faire en sorte que toutes les écoles de la région soient sensibilisées à la problématique de la pollution de l’air d’ici la fin du mandat (2029). Nous demandons également au/à la futur.e élu.e de mettre en place un système qui permet d’informer les directions d’école chaque fois qu’il y a un pic de pollution.

Plus d'infos sur les plans d'information

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