Qualité de l'air

Quelle est la qualité de l'air que nous respirons à Bruxelles ?


Afin de répondre à cette question nous avons mené pendant 12 mois, d’octobre 2020 à octobre 2021, une campagne de science collaborative pour mesurer les concentrations en dioxyde d’azote (NO2) dans tout Bruxelles. C’est la première fois en Europe qu’un tel projet est menée sur une durée aussi longue.

Malheureusement, comme le montre la carte ci-dessous, nous respirons un air qui dépasse trop souvent le seuil recommandé par l’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS).

Mais ce n’est pas une fatalité, des solutions existent. Rejoignez-nous ! Ensemble nous pouvons faire disparaître la pollution de l’air de notre ville !

Concentrations en NO2, mois par mois, sur les 134 sites de la campagne


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Une situation particulièrement préoccupante dans les écoles


Il ressort de nos analyses que la recommandation de l’OMS en matière de NO2 est dépassée dans toutes les écoles bruxelloises où des mesures ont été faites. Certaines écoles sont exposées à des concentrations en NO2 qui dépassent de plus de 3 fois la recommandation de l’OMS.

Une des solutions qui existent pour améliorer la qualité de l’air que respirent nos enfants est de créer des rues scolaires. Par “rue scolaire” nous entendons “une rue qui est complètement fermée, et de manière permanente, au trafic routier”. Il a été montré que cet aménagement urbain peut faire baisser d’au moins 23% les concentrations en NO2.

Vous voulez nous aider à protéger nos enfants de la pollution de l’air en demandant des rues scolaires ? Nous prévoyons d’organiser des mobilisations festives en 2022 avec cette demande comme fer de lance. Inscrivez-vous ci-dessous et nous vous recontacterons pour vous convier à ces mobilisations.

Rejoignez-nous !

Pour aller plus loin


Vous voulez savoir pourquoi, comment, par qui cette campagne a été menée ? Vous voulez consulter les résultats en détails ? Vous voulez connaître nos revendications ?

Vous trouverez des réponses à toutes ces questions dans notre rapport de campagne, ainsi que dans le rapport technique de Bruxelles Environnement ci-dessous.

Rapport généralRapport technique

Témoignages

Quels sont les impacts de la pollution de l'air sur la santé ?


Nous donnons la parole à des Bruxellois.e.s qui souffrent ou ont souffert de la pollution de l’air. Crise d’asthme liée à un pic de pollution, maladie chronique… Les histoires de celles et ceux pour qui la pollution de l’air affecte le quotidien sont nombreuses. Alors que de plus en plus d’études démontrent qu’il s’agit d’un problème majeur de santé publique, nous militons pour que des actions soient mises en œuvre pour préserver la santé de toustes.

Cliquez ici pour témoigner

Jonas raconte la crise d’asthme que sa fille Nina a vécu lorsqu’elle était âgée de 1 an, en avril 2019. A cette même période, Bruxelles connaissait un pic de pollution important. Le passage aux urgences de l’hôpital Saint-Jean où il trouve de nombreux parents avec leurs enfants qui souffrent comme sa fille, le diagnostic alarmant du médecin sont autant d’éléments qui ont marqué Jonas et sa famille. Ce même mois d’avril 2019, Stan, alors 3 ans, est emmené aux urgences à la suite d’ une inflammation pulmonaire. Le témoignage de sa maman, Veerle, est à retrouver ici.

Ruth raconte la dure manière dont la pollution de l’air l’affecte au quotidien. Diagnostiquée avec une sinusite alors qu’elle est enceinte de son premier enfant, elle reçoit de vives recommandations de son médecin de déménager hors de Bruxelles pour avoir accès à un air de meilleure qualité. Suite à une deuxième grossesse durant laquelle ses symptômes se sont aggravés, elle décidera de ne pas avoir de troisième enfant.

Timothy raconte comment, deux ans après son arrivée à Bruxelles, il a commencé à développer un asthme chronique dont les symptômes continuent de s’aggraver. Il explique que ses symptômes disparaissent quand il quitte la ville, et qu’il envisage, malgré lui, de quitter Bruxelles si sa santé ne s’améliore pas.

Natacha raconte comment, en tant que formatrice-vélo, elle a été exposée durant des années à la pollution de l’air dans le trafic bruxellois. En mai 2019, lorsque ses symptômes d’asthme sont apparus et se sont aggravés, elle a pris une décision majeure qui lui permet de préserver sa santé tout en restant à Bruxelles : elle a changé de métier. A travers son témoignage, nous avons un aperçu de l’impact de la pollution de l’air sur le quotidien de nombreux.ses bruxellois.es : adapter ses déplacements hors des heures de pointe, ne pas faire de sport lorsque la qualité de l’air est trop mauvaise…

Marie, souffre des sinus lorsque exposée à la pollution de l’air. Maux de tête, sinus encombrés, fatigue, visage gonflé…Marie raconte les effets sur son quotidien de sa forte exposition à la pollution de l’air. Aujourd’hui opérée des sinus, ses symptômes sont moindres mais toujours présents. Elle a obtenu la confirmation par son médecin que ses problèmes de santé étaient liés à la pollution de l’air à laquelle elle était fortement exposée.

Veerle raconte la nuit durant laquelle avec son mari elle a dû emmener son fils Stan, alors 3 ans, aux urgences suite à de fortes douleurs et des difficultés respiratoires. Le diagnostic sera celui d’une inflammation pulmonaire spontanée. Cette nuit d’avril 2019 correspond à une période de pic de pollution à Bruxelles. Durant la même période, Jonas a dû emmener sa fille Nina aux urgences suite à une crise d’asthme. Voici son témoignage.

Pourquoi témoigner ?


En contribuant au déclenchement ou à l’aggravation de nombreuses affections respiratoires (asthme, bronchites chroniques) et cardiovasculaires (hypertension, AVC), la pollution de l’air tue des centaines de Bruxellois.e.s chaque année.

Bien que des témoignages existent, comme celui de Clotilde Nonnez ici ou de Rosamund Adoo-Kissi-Debrah , les effets néfastes de la pollution de l’air sur la santé restent encore méconnus pour beaucoup de citoyen.ne.s.

Il est donc essentiel de multiplier et de valoriser les récits qui racontent, via des exemples concrets, l’importance que peut avoir un air de mauvaise qualité sur notre santé.

Plus il y aura de voix qui se feront entendre, plus vite des mesures seront prises pour nous permettre de respirer un air sain.

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Qui peut témoigner ?


Nous recherchons des habitant.e.s de Bruxelles dont la santé a été impactée de manière notable par la pollution de l’air.

Par exemple, si vous, ou votre enfant, avez dû aller aux urgences à cause d’une crise d’asthme, d’une bronchite ou d’une pneumonie apparue au même moment qu’un pic de pollution. Si vous avez une maladie chronique probablement causée ou aggravée par la pollution de l’air, votre témoignage nous intéresse aussi !

Cliquez ici pour témoigner

Comment témoigner ?


Il vous suffit de remplir ce formulaire. Nous nous engageons à ne pas divulguer les informations ci-dessous sans votre accord préalable.

 

En cliquant sur "Envoyer", vous acceptez que 'Les chercheurs d'air' enregistre toutes les informations ci-dessus dans sa base de données. Ces informations ne seront utilisées que pour vous contacter par email concernant nos activités. Vos données ne seront pas partagées avec des tiers. Vous pouvez accéder à ces informations, les mettre à jour et vous désinscrire à tout moment en bas de chaque email que nous vous envoyons. Vous pouvez nous demander de supprimer ces informations à tout moment. Si 'Les chercheurs d'air' venait à disparaître, vos informations seraient supprimées.

FAQ


Vous habitez Bruxelles et souffrez d’une pathologie qui pourrait être causée ou aggravée par la pollution de l’air. Nous encourageons des personnes de tous les âges et nationalités à témoigner. Les personnes mineures sont aussi encouragées à témoigner avec l’accord d’un parent. Vous pouvez aussi, en tant que parent, témoigner pour votre enfant en bas âge.

Dans un souci d’inclusivité, il est possible de témoigner dans la langue de votre choix (français, néerlandais, anglais, arabe, turc, italien, langue des signes…).

Nous souhaitons réaliser aussi bien des témoignages écrits que de courtes vidéos. Dans le cas où vous souhaitez rester anonyme, il nous sera possible de réaliser un témoignage écrit et de prendre une photo qui ne permet pas de vous identifier.

Vos informations personnelles ne seront pas partagées, et vous avez libre choix de décider si vous souhaitez que votre prénom et/ou nom soit associé au témoignage.

Si vous ne trouvez pas de réponse, vous pouvez nous écrire à l’adresse suivante : pierre@leschercheursdair.be


Rues scolaires

Demandons plus de rues scolaires à Bruxelles !


A Bruxelles, le trafic routier est responsable de 63% des émissions d’oxydes d’azote (NOx). Notre campagne #LesChercheursDair a montré qu’une part importante de cette pollution se retrouve dans les cours des écoles de la capitale, dont beaucoup sont exposées à des concentrations en dioxyde d’azote (NO2) supérieures à la recommandation de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Vous voulez nous aider à protéger nos enfants de la pollution de l’air en demandant des rues scolaires ? Nous organisons régulièrement des mobilisations festives avec cette demande comme fer de lance. Inscrivez-vous ci-dessous et nous vous recontacterons pour vous convier à ces mobilisations.

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Pourquoi demander plus de rues scolaires ?

Une rue scolaire est une rue qui passe devant une école et dont l’accès à la circulation motorisée (voitures, motos, etc.) est interdit, a minima, aux heures d’arrivée et de sortie des élèves.

Grâce aux rues scolaires, on peut :

Améliorer la qualité de l'air autour de l'école

À Bruxelles, la majorité des écoles est exposée à un air de mauvaise qualité. En pleine croissance, les enfants sont particulièrement affectés par la pollution de l’air générée par le trafic routier. Cette pollution provoque chez eux des maladies telles que l’asthme, des difficultés respiratoires, des troubles du cerveau, etc.

Améliorer la sécurité des enfants et des autres usagers

Chaque jour en Belgique, 13 enfants sont impliqués dans un accident sur le chemin de l’école. Réduire le trafic routier aux abords des écoles contribue à augmenter la sécurité des enfants.

Encourager les modes actifs et le jeu

La rue libérée du trafic offre plus de place et de sécurité aux piétons, cyclistes, etc. Cela encourage davantage d’enfants et de parents à se déplacer de manière active vers l’école : marche, vélo, trottinette. Une rue scolaire incite également les enfants à jouer dans l’espace public.

Créer un espace de dialogue

Dans une rue scolaire, il y a plus de place et moins de bruit. Cela permet aux enfants, aux parents et au personnel de l’école de discuter plus facilement et, ainsi, de créer du lien.


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Où en est-on à Bruxelles ?

Combien d’écoles bénéficient d’une rue scolaire définitive ? D’après notre dernier inventaire, seules 33 des 558 écoles maternelles et primaires de la Région bruxelloise. C’est très peu… C’est d’autant plus décevant qu’il n’y a que deux écoles qui ont une rue fermée au trafic motorisé en permanence. Pour les 31 autres écoles, la rue n’est fermée qu’au moment de l’entrée et/ou de la sortie des classes.

Pour donner une idée de comparaison, la ville de Paris a déjà créé 200 rues scolaires, dont plusieurs sont complètement fermées à la circulation et végétalisées. Les communes bruxelloises doivent accélérer le pas et mettre en place plus de rues scolaires. La santé de nos enfants est en jeu !

Ecoles avec une rue scolaire

Vous voulez plus de rues scolaires à Bruxelles ? Rejoignez-nous !

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Livraisons urbaines

Demandons des livraisons moins polluantes !


Qui ne s’est jamais fait livrer à la maison un colis acheté en ligne ? Plus grand monde.

À Bruxelles, comme dans beaucoup d’autres villes européennes, le nombre de livraisons à domicile augmente. Et avec elles la pollution causée par des camionnettes toujours plus nombreuses.

Aidez-nous à rendre les achats en ligne moins polluants ! Demandez aux vendeurs en ligne (Amazon, Zalando, Bol.com, etc.) de vous proposer une livraison par vélo cargo ou par camionnette électrique.

Quelle est la situation ?


Des chaussures aux canapés, en passant par des tanks pour chat, cela fait quelques années qu’il est facile d’acheter à peu près tout (et n’importe quoi) sur internet. Du coup, le nombre de ventes en ligne augmente année après année. Une tendance qui a récemment été accélérée par la pandémie de COVID-19.

 

L’augmentation de ces achats en ligne a pour conséquence un accroissement du nombre de camionnettes dans nos rues. En effet, une grande majorité (79%) des acheteur/euses en ligne se font livrer à la maison. Et étant donné que 16% des livraisons échouent à la première tentative et que 37% des client.es renvoient des produits, les camionnettes font d’autant plus d’allers-retours. Résultat, les camionnettes font chaque jour plus de 50 000 déplacements dans la région bruxelloise et elles représentent une part toujours plus importante du trafic routier.

50.000

trajets en camionnettes chaque jour à Bruxelles


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Pourquoi est-ce un problème ?


En ville, les camionnettes posent de nombreux problèmes :

Pollution de l’air – Etant donné que la grande majorité des camionnettes roule avec du carburant fossil, elles participent fortement à polluer l’air que nous respirons. À Bruxelles les camions et les camionnettes sont responsables de 31 % des émissions de NOx et 33% des émissions de particules fines du trafic routier. Cette pollution coûte 50 000 € par jour aux Bruxellois.es, essentiellement en frais de santé.

Embouteillages – Les camionettes de livraison doivent s’arrêter fréquemment. Etant donné qu’il n’y a pas toujours des places réservées à cet effet, elles s’arrêtent souvent au milieu de la rue et bloquent ainsi le trafic.

CO2 – Les camionnettes de livraison, qui fonctionnent presque toutes avec un moteur à combustion (essence, diesel ou gaz) émettent de grandes quantités de CO2 et participent ainsi au changement climatique.

AccidentsEn raison de leur taille, de leur masse et des angles morts, les véhicules de livraisons représentent un danger plus grand que les voitures, en particulier pour les piétons et les cyclistes.

Bruit – Du fait de leur poids important, les camionnettes thermiques sont particulièrement bruyantes. Une camionnette peut faire autant de bruit que quatre voitures.


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Que pouvons-nous faire ?


Points relais : En tant qu’acheteur/euse en ligne, le plus important est de choisir la livraison en point relais chaque fois que c’est possible.

Si 75% des livraisons se faisaient en point relais, et que les client.es allaient chercher leur colis avec un autre moyen de transport que la voiture, on pourrait réduire le coût économique et environnemental du dernier kilomètre de 60 à 80%. C’est énorme ! Et c’est facilement applicable car 60% des Bruxellois.es habitent à moins de 5 minutes à pied d’un point relais et 98% à moins de 10 minutes.

à moins de 10 minutes

des livraisons

Vélos cargo : Pour les colis qui ne peuvent pas être déposés en point relais, demandons à être livré.es par vélo cargo.

A Bruxelles, 25% des livraisons professionnelles pourraient être effectuées par vélo cargo. La livraison par vélo cargo permet de lutter efficacement contre la pollution de l’air et contre les émissions de CO2 (les vélos ne brûlent pas de carburant), contre la pollution sonore (les vélos sont silencieux), contre la congestion (les vélos ne prennent pas beaucoup de place) et contre les accidents. Un certain nombre de professionnel.les a d’ailleurs déjà adopté le vélo cargo.

Camionnettes électriques : Lorsque ni les points relais ni les vélos cargo ne sont une option, les camionettes thermiques doivent être remplacées par des camionnettes électriques.

En ville, les camionnettes sont responsables de 14% des émissions de NOx, un polluant dangereux pour la santé. L’électrification des camionnettes permettrait de lutter efficacement contre cette pollution. Elles sont aussi plus silencieuses que leurs équivalents diesels et elles émettent moins de C02. Et cerise sur le gâteau, leur coût total (achat, entretien, carburant, etc.) est inférieur à celui des camionnettes diesel de 25% en moyenne.

d'économie

Tout ceci étant dit, l’idéal reste bien évidemment de moins consommer et, quand on achète, d’acheter local afin d’éviter au maximum les livraisons, qu’elles soient en point relais, par vélo cargo ou par camionnette électrique.


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