Barrière à Saint-Gilles très polluée au NO2

Barrière à Saint-Gilles très polluée au NO2


L’intersection Barrière à Saint-Gilles est exposée à une concentration moyenne annuelle en dioxyde d’azote (NO2) près de 3 fois supérieure à la recommandation de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). C’est ce que révèlent des mesures réalisées par l’asbl Les chercheurs d’air. Une Zone de Basses-Émissions ambitieuse et un plan de circulation visionnaire permettraient d’améliorer significativement cette situation.

De juin 2023 à décembre 2025, Les chercheurs d’air ont mesuré les concentrations moyennes mensuelles de NO2 en 15 points du quartier apaisé “ParviS” (Saint-Gilles).

Les résultats montrent qu’en 2024, le carrefour Barrière a été exposé à une concentration moyenne annuelle de 29,2 µg/m3 de NO2, et de 28,1 µg/m3 en 2025. Pour rappel, l’OMS recommande de ne pas dépasser une moyenne annuelle de 10 µg/m3, au-delà de laquelle il existe des “risques importants pour la santé”.

Pierre Dornier, Directeur de l’asbl Les chercheurs d’air, a déclaré : “Les rues autour de Barrière font partie des plus densément peuplées de la capitale. Il est donc prioritaire d’y réduire la pollution de l’air. Les travaux d’apaisement de la circulation doivent être maintenus et renforcés par d’autres mesures favorisant la mobilité active et partagée, ainsi que la végétalisation.

Plus largement, l’ensemble des points de mesure du quartier présente des concentrations moyennes annuelles de NO2 supérieures aux recommandations de l’OMS. Seul le point de mesure situé rue Bréart enregistre, certains mois, des concentrations moyennes inférieures au seuil de 10 µg/m3 de NO2.

Pierre Dornier a ajouté : “Pour rappel, plus de 70% des ménages Saint-Gillois n’ont pas de voiture. Il est donc particulièrement injuste que l’air de ces personnes soit si pollué. Une Zone de Basses-Émissions ambitieuse fait partie des solutions.

FIN

Notes à l’éditeur

Plusieurs centaines de Bruxellois·es meurent prématurément chaque année à cause de la pollution de l’air émise par le trafic routier.

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Saint-Gilles largement en tête de la course aux rues scolaires

Saint-Gilles largement en tête de la course aux rues scolaires


Les communes de Saint-Gilles, Forest et Bruxelles sont les plus entreprenantes de la Région bruxelloise en matière de rues scolaires (1). C’est ce qui ressort d’un nouveau classement publié par l’asbl Les chercheurs d’air. Limiter le trafic routier aux abords des écoles permet de mieux protéger les enfants de la pollution de l’air, de la pollution sonore et des risques d’accidents de la route.

Les communes ont été classées sur base de 7 critères (2), tels que la part des écoles bénéficiant d’une rue scolaire ou la promesse des échevin·es en charge de la mobilité d’en créer de nouvelles.

Saint-Gilles arrive en tête, et de loin, avec 40% de ses écoles fondamentales qui bénéficient déjà d’une rue scolaire et une volonté politique d’en créer de nouvelles.

Forest et Bruxelles ont un faible taux de rues scolaires mais s’engagent à rattraper ce retard en en créant de nouvelles, dont une piétonne à Forest.

Schaerbeek et Jette obtiennent également une note au-dessus de la moyenne. Dans la première commune, près de 20 % des écoles disposent déjà d’une rue scolaire mais il n’est prévu d’en créer qu’une seule en plus. De son côté, Jette compte peu d’aménagements mais s’engage à mettre en place deux nouvelles rues scolaires d’ici fin 2027.

Renaud Leemans, Coordinateur de Campagnes chez Les chercheurs d’air, a déclaré : “Les rues scolaires sont un outil formidable et simple à mettre en place pour protéger nos enfants de la pollution de l’air. Nous nous réjouissons de voir que certaines communes l’ont compris et s’engagent en faveur de cet aménagement.

Ailleurs, la moyenne n’est pas atteinte. Soit par manque de rues scolaires en place, soit par manque de volonté d’en créer plus, soit pour ces deux raisons combinées.

Auderghem se retrouve tout en bas du classement. Cette commune est la seule à n’avoir créé aucune rue scolaire. Elle ne semble pas vouloir remédier à ce retard puisqu’elle ne les mentionne pas dans sa DPG et son échevine de la mobilité ne s’engage pas à en créer.

Renaud Leemans à ajouté : “Il est dommage que certaines communes ne semblent pas se soucier du bien-être de leurs enfants. Leur exposition à des niveaux dangereux de pollution de l’air risque de leur causer de graves problèmes de santé à court, moyen et long terme.

En Région bruxelloise, sur les 622 écoles maternelles et primaires, 121 sont exposées à des concentrations en NO2 entre deux et trois fois supérieures au seuil de l’OMS. Aucune n’est en dessous de cette recommandation. Pourtant, seules 11% des écoles fondamentales bénéficient d’une rue scolaire. Alors que 70% pourraient facilement en avoir une.

FIN

 

Notes

(1) Une rue scolaire est une rue qui passe devant une école et qui est fermée au trafic routier, au moins au moment de l’entrée en classe et/ou de la sortie des classes, au mieux de manière permanente.

(2) Critères de classification :

  • Mention des rues scolaires dans la Déclaration de Politique Générale
  • Engagement de l’échevin·e de la mobilité à créer au moins une rue scolaire d’ici fin 2027
  • Nombre de rues scolaires qu’il/elle s’engage à créer d’ici fin 2027
  • Engagement de l’échevin·e à créer au moins une rue scolaire piétonne d’ici fin 2027
  • Engagement qu’il/elle va piétonniser une rue scolaire existante
  • Projet concret de rues scolaires
  • Proportion d’écoles bénéficiant d’une rue scolaire

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La Cour Constitutionnelle annule définitivement le report de la Zone de Basses-Émissions

La Cour Constitutionnelle annule définitivement le report de la Zone de Basses-Émissions


La Cour Constitutionnelle rétablit définitivement le jalon 2025 de la Zone de Basses-Émissions (LEZ). Cette décision fait suite au recours porté par quatre asbl et trois citoyens, qui accueillent ce verdict avec joie. La LEZ est, à ce jour, l’outil le plus efficace pour lutter contre la pollution au dioxyde d’azote (NO2).

Le report du calendrier de la LEZ constituait un recul significatif en matière de protection de la santé et d’un environnement sain sans justification raisonnable. C’est ce qui ressort d’un arrêt rendu aujourd’hui par la Cour Constitutionnelle.

Par conséquent, ce report est annulé et le calendrier initial de la LEZ est rétabli. Cela signifie que les véhicules diesel Euro 5 et essence Euro 2 ne seront plus autorisés à circuler en Région bruxelloise à partir du 1er janvier 2026.

Cet arrêt fait suite au recours en suspension introduit en mai par La Ligue des droits humains, La Fédération des Maisons Médicales, Les chercheurs d’air et le Bral, ainsi que par 3 citoyens bruxellois.

Pierre Dornier, Directeur de l’asbl Les chercheurs d’air, a déclaré : “Nous recevons cette décision avec beaucoup d’apaisement. La Cour Constitutionnelle confirme que le décalage du calendrier de la LEZ portait une atteinte sérieuse à la santé des habitants de Bruxelles. Cette décision va permettre à tout le monde de bien mieux respirer. Elle va grandement contribuer à protéger d’avantage les plus vulnérables de la pollution de l’air : les enfants, les personnes défavorisées et les malades. Nos élus doivent maintenant s’assurer que cette nouvelle étape soit accompagnée d’aides ou d’exemptions afin qu’elle ne nuise pas aux plus démunis.

Tim Cassiers, Chargé de Mobilité et de Qualité de l’air au Bral, a ajouté : “La zone de basses émissions est un outil qui fonctionne, comme le montre le dernier rapport de Bruxelles Environnement ; tous les polluants liés au trafic routier sont en très forte baisse ces six dernières années. Une trajectoire freinée par le report de ces derniers mois. Mais nous sommes à nouveau sur la bonne trajectoire, c’est une bonne nouvelle pour la santé des Bruxellois·es, notamment des populations les plus vulnérables.

Notes à l’éditeur

En avril 2024, 100 médecins ont signé une carte blanche publiée dans Le Soir, The Guardian et De Morgen pour demander des mesures fortes de lutte contre la pollution de l’air en Région de Bruxelles-Capitale. La LEZ faisait partie de cette liste.

Plusieurs centaines de Bruxellois·es meurent prématurément chaque année à cause de la pollution de l’air émise par le trafic routier.

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Une majorité de Bruxellois·es favorable à la réduction du trafic dans les quartiers denses

Une majorité de Bruxellois·es favorable à la réduction du trafic dans les quartiers denses


La plupart des habitant·es de la capitale soutiennent une réduction de la circulation routière dans les quartiers les plus habités. C’est ce que révèle un nouveau sondage commandé par l’asbl Les chercheurs d’air. Ce dernier est publié alors que certains aménagements prévus dans le quartier Cureghem font l’objet de contestations.

Réalisée par l’institut d’études YouGov (1), l’enquête indique que 59 % des Bruxellois·es sont favorables à une diminution du trafic automobile dans les zones densément peuplées de la ville. Cette réduction est soutenue afin de favoriser les déplacements à pied, à vélo et en transports en commun.

Ce soutien, même s’il varie un peu, se retrouve chez les femmes comme chez les hommes ; chez les plus jeunes comme chez les plus âgé·es ; chez les parents comme chez les personnes qui n’ont pas d’enfant.

Sans surprise, l’adhésion est plus forte chez les personnes ne possédant pas de voiture : 69 % y sont favorables. Mais même parmi celles et ceux disposant d’au moins un véhicule, près d’une personne sur deux (46 %) soutient cette réduction du trafic.

Renaud Leemans, Coordinateur de Campagnes pour l’asbl Les chercheurs d’air, a déclaré : “Les aménagements prévus sur la Chaussée de Mons visent à redonner de l’espace à la mobilité active et partagée, utilisée par la majorité des habitant·es d’Anderlecht. Rappelons que 56 % des ménages de la commune ne possèdent pas de voiture. Ce réaménagement permettra également de végétaliser l’espace public et donc de lutter plus efficacement contre les îlots de chaleur.

Le quartier Cureghem fait partie des plus densément peuplés de la capitale. Il fait également partie des plus défavorisés.

 

Notes à l’éditeur

(1) Cette enquête a été réalisée en ligne sur le panel propriétaire de YouGov, dont les membres ont accepté de participer à des enquêtes en ligne et ont reçu une invitation par courrier électronique avec un lien vers l’enquête. La définition de l’échantillon a été établie afin de fournir un échantillon représentatif de la population Bruxelloise conformément aux objectifs de l’étude via la méthode des quotas. La taille de l’échantillon est de 1001 répondant·es. Les réponses ont ensuite été pondérées pour obtenir un échantillon représentatif de la population visée. Les critères de pondération utilisés pour cette enquête sont le genre, l’âge et la possession ou non d’au moins une voiture.

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Forte électrification de la logistique urbaine aux Pays-Bas grâce aux Zones Zéro-Émission

Forte électrification de la logistique urbaine aux Pays-Bas grâce aux Zones Zéro-Émission


Les zones zéro-émission pour le transport de marchandises (ZEZ-F) mises en place aux Pays-Bas accélèrent la transition vers une logistique urbaine électrique, et donc moins polluante. C’est ce que montre une nouvelle analyse de la Clean Cities Campaign (CCC).

Introduites en janvier 2025 et couvrant désormais 18 villes, les ZEZ-F néerlandaises constituent le premier programme national en Europe ciblant les véhicules utilitaires.

Là où elles existent ou sont planifiées, on note une forte hausse des camionnettes et camions électriques. En effet, les communes ayant introduit ou prévu des ZEZ-F enregistrent une électrification plus rapide des camionnettes (6 % en moyenne, contre seulement 2 % dans les zones sans ZEZ-F). On remarque aussi une baisse claire du nombre de véhicules diesel, alors qu’il continue de croître ailleurs.

Au premier semestre 2025, 78 % des nouvelles camionnettes immatriculées aux Pays-Bas étaient électriques à batterie, contre une moyenne de seulement 4,8 % en Belgique.

De leur côté, les ventes de camions électriques aux Pays-Bas ont bondi de 188 % sur un an, représentant près d’un camion électrique sur cinq vendu dans l’UE, bien au-delà de la moyenne européenne de 46 %.

Renaud Leemans, Coordinateur de Campagnes pour l’asbl Les chercheurs d’air, a déclaré : “Une part importante de la pollution de l’air en Région bruxelloise est émise par la logistique urbaine. Par exemple, chaque jour, notre ville comptabilise plus de 50 000 trajets en camionnettes, dont l’écrasante majorité roule au diesel. Des alternatives électriques existent pourtant souvent. Une Zone Zéro-Émission pour le transport de marchandises aiderait Bruxelles à mieux respirer.

L’analyse de la CCC explique que le succès des ZEZ-F hollandaises repose sur la combinaison de règles et de soutien financier : les communes néerlandaises ont bénéficié de financements dédiés, tandis que les entreprises pouvaient accéder à des subventions nationales pour les camionnettes et camions électriques, à des allégements fiscaux et à des exemptions durant la période de transition.

Des recherches antérieures montrent qu’à partir de 2026, il y aura plus de modèles de camionnettes électriques disponibles que de modèles diesel et essence. En outre, le coût total de possession (TCO) est déjà inférieur pour la plupart des camionnettes électriques, ce que de nombreuses entreprises néerlandaises confirment elles-mêmes.

Notes à l’éditeur

Les chiffres clés et résultats de l’analyse sont disponibles sous forme de tableau ici.

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La majorité des Bruxellois·es souhaiterait plus de journées sans voiture

La majorité des Bruxellois·es souhaiterait plus de journées sans voiture


La plupart des habitant·es de la Région bruxelloise sont en faveur de l’instauration de plus de journées sans voiture dans leur ville. C’est ce qui ressort d’un nouveau sondage commandé par l’asbl Les chercheurs d’air.

L’enquête, réalisée par l’institut d’études YouGov (1), montre que 63% des Bruxellois·es souhaiteraient plus de journées sans voiture.

Plus précisément, 17% des sondé·es pensent qu’il faudrait créer au moins deux journées sans voiture par an ; 25% sont favorables à au moins quatre journées sans voiture par an ; et 21% soutiennent au moins douze journées sans voiture par an.

Le soutien à au moins une journée sans voiture supplémentaire, même s’il varie parfois notoirement, se retrouve chez les femmes comme chez les hommes ; chez les automobilistes comme chez les personnes qui n’ont pas de voiture ; chez les parents comme chez les personnes qui n’ont pas d’enfant. Seule exception : les personnes de plus de 55 ans sont un peu moins nombreuses (47%) à soutenir la création de plus de journées sans voiture.

Pierre Dornier, Directeur de l’asbl Les chercheurs d’air, a déclaré : “Les journées sans voiture participent à améliorer la qualité de l’air et à lutter contre la pollution sonore et que nous respirons. Elles sont aussi l’occasion de se réapproprier la rue, pour marcher, faire du vélo, ou tout simplement boire un verre. Instaurer au moins une deuxième journée sans voiture par an serait aisé. La plupart des Bruxellois·es sont pour. Nos élu·es ont les cartes en main.

La mise en place de nouvelles journées sans voiture pourrait se faire assez facilement. Par exemple en les liant à des journées festives ou sportives qui restreignent déjà grandement le trafic routier, comme la fête de L’Iris ou les 20km de Bruxelles.

 

Notes à l’éditeur

1 – Cette enquête a été réalisée en ligne sur le panel propriétaire de YouGov, dont les membres ont accepté de participer à des enquêtes en ligne et ont reçu une invitation par courrier électronique avec un lien vers l’enquête. La définition de l’échantillon a été établie afin de fournir un échantillon représentatif de la population Bruxelloise conformément aux objectifs de l’étude via la méthode des quotas. La taille de l’échantillon est de 1001 répondant·es. Les réponses ont ensuite été pondérées pour obtenir un échantillon représentatif de la population visée. Les critères de pondération utilisés pour cette enquête sont le genre, l’âge et la possession ou non d’au moins une voiture.

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Plus de la moitié de l'espace public bruxellois est accaparé par la voiture

Plus de la moitié de l'espace public bruxellois est accaparé par la voiture


Alors qu’elle ne représente qu’un tiers des déplacements, la voiture occupe plus de la moitié de l’espace public en Région bruxelloise. C’est le constat d’une nouvelle étude publiée par Les chercheurs d’air. Ce déséquilibre freine fortement la transition vers une mobilité urbaine durable.

L’analyse de l’asbl révèle que 53% des rues et places sont dédiés à la voiture, dont 10% uniquement pour le stationnement. La marche arrive en deuxième position avec 38%. Aucune étude de ce type n’avait été menée depuis 2016.

Renaud Leemans, Coordinateur de Campagnes chez Les chercheurs d’air, a déclaré : “Est-ce que vous accepteriez que la moitié de votre salon, de votre cuisine ou de votre chambre soit occupée par une voiture ? Probablement pas. Alors pourquoi tolérer que la moitié de notre espace public lui soit consacrée ? Cette surface pourrait être utilisée pour se déplacer en toute sécurité à vélo, pour augmenter la vitesse commerciale des bus et des trams. On pourrait aussi l’utiliser pour végétaliser nos rues et y créer des espaces de détente et de jeu.

L’étude montre également que, malgré plus de 260 millions de voyages annuels en bus et tram, la STIB ne dispose que de 2,6% d’espace en site propre pour ces véhicules. Un chiffre dérisoire qui sclérose l’amélioration de la vitesse et de la ponctualité des transports en commun.

Concernant le vélo, mode de déplacement le plus durable et en pleine croissance, il ne bénéficie de pistes cyclables séparées que sur 1% de l’espace public. Là aussi, ce manque d’espace gêne grandement son développement.

Renaud Leemans a ajouté “Si nos élu·es veulent sincèrement lutter contre la pollution de l’air en ville et répondre à l’urgence climatique, ils et elles doivent donner plus de place à la mobilité active et partagée. Autrement cela revient à vouloir faire pousser un chêne dans un pot de fleur, c’est un non-sens !

L’asbl Les chercheurs d’air demande qu’au moins 60% de l’espace public soit réservé à la mobilité active et partagée d’ici 2030. Chaque année, la pollution de l’air émise par le trafic routier est responsable de plusieurs centaines de morts prématurées.

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La Cour Constitutionnelle suspend le report de la Zone de Basses-Émissions

La Cour Constitutionnelle suspend le report de la Zone de Basses-Émissions


La Cour Constitutionnelle rétablit temporairement le jalon 2025 de la Zone de Basses-Émissions. Cette décision fait suite au recours porté par quatre asbl, qui accueillent ce verdict avec soulagement. 

Le report du calendrier de la LEZ constitue un recul significatif en matière de protection de la santé et d’un environnement sain sans justification raisonnable. C’est ce qui ressort d’un arrêt rendu aujourd’hui par la Cour Constitutionnelle.

Par conséquent, le dit report est suspendu et le calendrier initial de la LEZ est rétabli. Cela signifie que les véhicules diesel Euro 5 et essence Euro 2 ne sont plus autorisés à circuler en Région bruxelloise.

Ce jugement fait suite au recours introduit en mai par La Ligue des Droits Humains, La Fédération des Maisons Médicales, Les chercheurs d’air et le Bral, ainsi que par 3 citoyens bruxellois.

Pierre Dornier, Directeur de l’asbl Les chercheurs d’air, a déclaré : “Nous accueillons cette décision avec un grand soulagement. La Cour Constitutionnelle reconnaît que le report du calendrier de la LEZ nuisait gravement à la santé des Bruxellois.

La Cour Constitutionnelle doit maintenant décider si le report du calendrier de la LEZ est annulé, en plus d’être suspendu.

Tim Cassiers, Chargé de Mobilité et de Qualité de l’air au Bral, a ajouté : “Nous demandons aux élu.es bruxellois.es de prendre enfin leur responsabilité et du coup de faire le nécessaire pour faire respecter ce calendrier initial de la LEZ dans les meilleurs délais possibles. C’est la santé de milliers de Bruxellois qui est en jeu.

 

Notes à l’éditeur

En avril 2024, 100 médecins ont signé une carte blanche publiée dans Le Soir, The Guardian et De Morgen pour demander des mesures fortes de lutte contre la pollution de l’air en Région de Bruxelles-Capitale. La LEZ faisait partie de cette liste.

Plusieurs centaines de Bruxellois·es meurent prématurément chaque année à cause de la pollution de l’air émise par le trafic routier.

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Plusieurs localisations de Forest trop polluées au NO2

Plusieurs localisations de Forest trop polluées au NO2


La Rue de la Soierie et l’Avenue du Pont de Luttre, entre autres, sont exposées à une concentration moyenne annuelle en dioxyde d’azote 2 fois supérieure à la recommandation de l’OMS. C’est ce que montrent les mesures faites par l’asbl Les chercheurs d’air, dans le cadre d’un projet soutenu par la Région bruxelloise. Une Zone de Basses-Émissions ambitieuse et un quartier apaisé durable font partie de la solution.

Du 1er mars 2024 au 27 février 2025, l’asbl Les chercheurs d’air a mesuré les concentrations moyennes mensuelles en NO2 au niveau de 20 points dans le quartier Neerstalle (Forest/Uccle).

Il ressort de cette campagne que la Rue de la Soierie, au niveau du numéro 26, enregistre une concentration annuelle moyenne en NO2 de 24.7 μg/m3. L’Avenue du Pont de Luttre, au niveau du numéro 42, connaît elle une concentration annuelle moyenne en NO2 de 24.5 μg/m3.

Cette deuxième adresse a enregistré, en mai 2024, une concentration moyenne en NO2 de 30.6 μg/m3. C’est plus de trois fois supérieur au seuil préconisé par l’OMS.

Cinq autres points de mesures sont plus de deux fois au-dessus de la recommandation de l’OMS : Rue de Stalle 222 (22.4 μg/m3) ; Bd de la Deuxième Armée Britannique 3 (22.0 μg/m3) ; Rue Prolongée de Stalle, au niveau de l’arrêt bus Eggergat (21.7 μg/m3) ; Chaussée de Neerstalle 51 (21.4 μg/m3) ; Bd de la Deuxième Armée Britannique, au niveau de l’arrêt bus Bempt (21.2 μg/m3).

Pierre Dornier, Directeur de l’asbl Les chercheurs d’air, a déclaré : “Malheureusement, bien qu’elle s’en sorte mieux que d’autres communes bruxelloises, l’air de Forest reste trop pollué au NO2 à certains endroits. Les élu·es responsables doivent faire tout leur possible pour améliorer cette situation. Cela passe entre autres par le maintien du calendrier de la Zone de Basses-Émissions au niveau régional et par la priorisation de la mobilité active et partagée au niveau local.

Le calendrier de la Zone de Basses-Émissions a été affaibli en octobre 2024. Pour la qualité de vie des Forestois·es, comme du reste de la Région, il est essentiel que le jalon 2027 soit maintenu et ne soit pas reporté à nouveau. Le quartier apaisé Neerstalle a aussi un rôle important à jouer dans l’amélioration de la qualité de l’air de la commune. Il est important, entre autres, de concrétiser les aménagements Rue de la Soierie (sens unique, contresens cyclable, végétalisation) afin d’y améliorer la qualité de l’air.

 

Notes à l’éditeur

Les mesures NO2 ont été réalisées sur le quartier Neerstalle car ce dernier est en train de devenir un “quartier apaisé”. Grâce à nos mesures, nous avons voulu savoir si le nouveau plan de mobilité améliore, ou non, la qualité de l’air au sein et en périphérie de cette zone.

La recommandation de l’OMS se situe à 10µg/m2 de N02 (moyenne annuelle). Le dépassement de ce seuil est associé à des risques importants pour la santé publique.

En avril 2024, 100 médecins ont signé une carte blanche publiée dans Le Soir, The Guardian et De Morgen pour demander des mesures fortes de lutte contre la pollution de l’air en Région de Bruxelles-Capitale. La LEZ et les quartiers apaisés faisaient partie de cette liste.

Plusieurs centaines de Bruxellois·es meurent prématurément chaque année à cause de la pollution de l’air émise par le trafic routier.

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Plus de 20 établissements de santé bruxellois surexposés au NO2

Plus de 20 établissements de santé bruxellois surexposés au NO2


25 établissements de santé (hôpitaux, cliniques, Maisons de Repos et de Soins) bruxellois sont surexposés au dioxyde d’azote (NO2). Les concentrations qu’ils connaissent dépassent entre deux et trois fois la recommandation de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). C’est ce que montrent les données de SIRANE, le logiciel de modélisation de l’UCLouvain, auxquelles l’asbl Les chercheurs d’air a eu accès. La Zone de Basses-Émissions (LEZ) est l’outil le plus efficace pour améliorer rapidement et durablement la qualité de l’air en Région bruxelloise.

En 2022, 100% des 133 établissements (1) de santé bruxellois analysés par le logiciel SIRANE sont trop pollués au NO2. Un site connaît une concentration moyenne annuelle plus de 3 fois supérieure à la recommandation de l’OMS. 25 sites sont exposés à des niveaux de pollution entre deux et trois fois au-dessus du seuil de l’OMS. Les autres (107 sites) sont au-delà de cette ligne d’au moins une fois. Pour rappel, d’après l’OMS, “le dépassement de ce seuil est associé à des risques importants pour la santé publique.”

Pierre Dornier, Directeur de l’asbl Les chercheurs d’air, a déclaré : “Nous sommes face à un scandale sanitaire. Les hôpitaux, les cliniques et les maisons de repos et de soins sont des lieux dans lesquels on est censé pouvoir guérir. Or on se rend compte qu’on y respire probablement une pollution à des niveaux dangereux pour la santé. Le remède ne doit pas être pire que le mal !

Parmi les 25 établissements surexposés au NO2 se trouvent :

  • La polyclinique du Lothier
  • La Clinique Saint-Jean – Site Botanique
  • Le Centre médical Parc Léopold
  • La Clinique Saint-Jean – Site Méridien
  • La Clinique de la Basilique
  • Le CHU Saint-Pierre – Site Site Alexiens/César de Paepe
  • Le Centre Medical Europe-Lambermont
  • Le CHU Saint-Pierre – Site Porte De Hal

Ces 8 sites comptabilisent plusieurs centaines de milliers d’admissions chaque année.

Le 2 juillet aura lieu, à la Cour Constitutionnelle, l’audience pour les débats sur notre demande (avec trois autres associations) de revenir au calendrier initial de la Zone de Basses-Émissions. En effet, le jalon 2025 de la LEZ a été reporté à 2027, ce qui affaiblit la protection de la santé et de l’environnement des Bruxellois·es.

Pour rappel, même les véhicules les plus récents sont susceptibles d’émettre des concentrations en oxydes d’azote qui peuvent être dangereuses pour la santé. C’est vrai entre autres à cause du scandale du DieselGate, qui persiste encore aujourd’hui. ClientEarth et le CREA viennent de publier une analyse montrant que les véhicules probablement équipés d’un dispositif d’invalidation, masquant les émissions réelles de gaz toxique, pourraient causer la mort prématurée de plus de 4000 personnes supplémentaires en Belgique d’ici 2040 si aucune action n’est prise.

Pierre Dornier souligne “Une LEZ bruxelloise ambitieuse (sortie du diesel d’ici 2030 et du thermique d’ici 2035) contribuerait à régler ce problème.

 

Notes à l’éditeur

(1) La liste est dans le rapport.

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