Nous demandons que d’ici 2030 l’accès à la Région de Bruxelles-Capitale soit réservé aux véhicules zéro-émission, c’est-à-dire qui ne sont pas équipés d’un moteur thermique.


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La mise en place à Bruxelles de la zone de basses émissions (LEZ) à partir du 1er janvier 2018 a été un premier pas dans la bonne direction.

Mais comme l’a montré un premier bilan​, les émissions provenant des voitures belges en circulation dans la Région de Bruxelles Capitale n’ont diminué que de 4,7% pour les NOx et de 6,4% pour les PM2.5 entre juin et décembre 2018.

Ce n’est pas suffisant. A Madrid et à Londres, grâce à des LEZ bien plus ambitieuses, la pollution au NO2 a respectivement chuté jusqu’à 32% entre juin 2018 et juin 2019 et jusqu’à 44% entre février 2017 et janvier 2020. Une récente analyse de la zone de basse émission de Paris montre également qu’elle permet de lutter efficacement contre la pollution de l’air.

Londres : - 44% NO2
Madrid : - 32% NO2
Bruxelles : - 4,7% NOx

Etant donné que même les véhicules les plus propres émettent encore beaucoup de polluants et que les futures normes ne régleront pas tous les problèmes, les moteurs thermiques de doivent pas être une option. Cela vaut aussi pour les deux roues motorisés.

Certaines grandes ville européennes comme Amsterdam et Paris ont déjà décidé d’interdire progressivement les voitures essence et diesel entre 2024 et 2030. Bruxelles, capitale de la Belgique et de l’Union Européenne, doit montrer qu’elle aussi prend la santé de ses habitants au sérieux en mettant en place des mesures similaires.

En plus d’améliorer grandement la qualité de l’air que nous respirons, la disparition des véhicules thermiques permettrait de lutter efficacement contre le changement climatique et la pollution sonore.

Des alternatives aux véhicules thermiques existent : dans une ville comme Bruxelles la mobilité douce et/ou les transports publics et/ou les véhicules partagés permettent de se rendre partout.

Aussi, en augmentant l’espace réservé aux bus et aux trams (site propre), leur vitesse pourrait augmenter (16 km/h actuellement), ce qui les rendrait plus attractifs.

En parallèle les solutions de partage de voitures électriques doivent être soutenues afin de combler les vides laissés par le transport public.