Nous demandons que d’ici 2030 l’accès à la Région de Bruxelles-Capitale soit réservé aux véhicules zéro-émission, sans moteur thermique.

Instauration d'une zone zéro-émission d'ici 2035 au plus tard

Instauration d'une zone zéro-émission d'ici 2035 au plus tard


Nous demandons que d’ici 2035 l’accès à la Région de Bruxelles-Capitale soit réservé aux véhicules électriques


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La Région Bruxelloise a mis en place, le 1er janvier 2018, une zone de basses émissions (LEZ), c’est-à-dire un périmètre au sein duquel les véhicules les plus polluants ne peuvent plus rouler. C’est une excellente mesure pour lutter contre la pollution de l’air, en particulier le dioxyde d’azote (NO2), un gaz toxique émis principalement par le trafic routier.

On voit d’ailleurs que les concentrations en NO2 diminuent plus rapidement depuis que la LEZ bruxelloise est en place. Entre 2018 et 2022, on note par exemple une baisse de 29% à la station de mesure Molenbeek, de 31% à la station Ixelles et de 36% à la station Arts-Loi, trois endroits représentatifs de la pollution due au transport.

Évolution des concentrations de NO2 (µg/m3) en Région Bruxelloise

 

Les analyses en provenance d’autres villes montrent la même chose. À Londres par exemple, les émissions de NOx ont baissé de 27% sur le territoire de la LEZ. Et il est intéressant de noter que même en dehors de la LEZ la pollution a baissé, et n’a donc pas été déplacée du centre vers la périphérie.

Mais malheureusement ce n’est pas suffisant.

Comme on le voit sur le graphique ci-dessus, les niveaux de NO2, bien qu’en baisse, restent largement au dessus de la recommandation de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui est de 10µg de NO2 par m3.

La raison ? La très grande majorité des véhicules qui circulent en Région Bruxelloise roule encore au diesel ou à l’essence.

En 2023 à Bruxelles, 97,6% des voitures et 99,1% des camionnettes roulaient au carburant fossile

 

Il est donc nécéssaire d’accélérer le calendrier de la Zone de Basses Émissions.

Depuis le 1er janvier 2022, les diesel Euro 4 et essence Euro 2 ne sont plus acceptés dans la LEZ. La prochaine étape aura lieu le 1er janvier 2027. Elle interdira les diesel Euro 5 et essence Euro 2. De nouvelles catégories de véhicules seront également concernées : les deux-roues motorisés (diesel interdits, et être au moins Euro 3 pour les motos (L3, L4, L5), ainsi que les poids-lourds (diesel minimum Euro 5).

La sortie complète du diesel est prévue en 2030 pour les voitures et les camionnettes légères. Les minibus et les camionnettes lourdes diesel pourront continuer à rouler jusqu’en 2035, et les bus urbains diesel jusqu’en 2036. Pour les autocars et les poids-lourds diesel, aucune interdiction n’est encore planifiée.

Concernant l’essence et le gaz, les scooters pourront rouler jusqu’en 2030 et les motos, voitures, camionnettes (légères et lourdes) et minibus seront autorisés jusqu’en 2035. Les bus urbains circuleront jusqu’en 2036. Et, là encore, aucune sortie n’est prévue pour les autocars et les poids-lourds.

Les véhicules hybrides (y compris les plug-in) doivent respecter les critères d’accès en fonction du carburant thermique du véhicule.

Calendrier de la LEZ bruxelloise

 

En plus d’améliorer grandement la qualité de l’air que nous respirons, la disparition des véhicules thermiques permettrait de lutter efficacement contre le changement climatique et la pollution sonore.

Des alternatives aux véhicules thermiques existent : dans une ville comme Bruxelles la mobilité active et/ou les véhicules partagés et/ou les transports publics permettent de se rendre partout. L’électrification des bus publics doit d’ailleurs également être accéléré. Olso a prévu de n’avoir plus que des bus électriques sur son réseau de transports en commun d’ici fin 2023. À Bruxelles il faudra attendre 2035…

Concernant le transport de marchandises, le nombre de camionnettes et de camions pourrait être grandement réduit en optimisant les livraisons (grâce aux points relais par exemple) et en utilisant plus les vélo cargos. Pour les camionnettes et les camions qui ne peuvent pas être supprimé.es, des alternatives électriques existent déjà ou seront disponibles très bientôt.

Il est cependant évident que ces changement ont un coût et qu’ils doivent, par conséquent, être accompagnés. Il serait par exemple bienvenu que les ménages les plus pauvres qui ont besoin d’une voiture et dont le véhicule sera prochainement interdit dans la LEZ, puissent bénéficier d’une aide économique pour acheter une voiture électrique.

Pour ces ménages, il est important de créer une aide financière conséquente. Au moins deux options existent. La première serait de mettre en place un leasing social, comme ce qui existe en France par exemple. Pour une mensualité basse, il est possible de bénéficier d’un véhicule sans l’acheter. À la fin du contrat, soit la personne décide de rendre la voiture, soit elle en fait l’acquisition. Une autre option est de soutenir financièrement l’achat d’un véhicule. Là encore nous pouvons prendre l’exemple français où les ménages les plus modestes qui vivent sur le territoire de la Métropole du Grand Paris peuvent bénéficier de plusieurs milliers d’euros d’aide à l’achat d’une citadine.

Il est évident que ce genre d’aide ne doit pouvoir servir qu’à acheter des voitures électriques adaptées aux besoins des acheteur/euses, pas des SUV par exemple. Et seulement pour les personnes qui ont vraiment besoin de posséder une voiture.


Augmentation du nombre de rues scolaires, les 19 communes bruxelloises doivent les augmenter de manière significative.

Augmentation du nombre des rues scolaires à Bruxelles

Augmentation du nombre des rues scolaires à Bruxelles


Nous demandons aux 19 communes bruxelloises de faire un véritable effort pour augmenter de manière significative le nombre de rues scolaires qui se trouvent sur leur territoire.


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À Bruxelles, le trafic routier est responsable de 47% des émissions d’oxydes d’azote (NOx). Notre campagne #LesChercheursDair a montré qu’une part importante de cette pollution se retrouve dans les cours des écoles de la capitale, dont beaucoup sont exposées à des concentrations en dioxyde d’azote (NO2) supérieures à la recommandation de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Dioxyde d’azote à Bruxelles entre octobre 2020 et octobre 2021

Pour protéger les enfants de cette pollution, une partie de la solution est de créer des rues scolaires. Une rue scolaire est une rue qui passe devant une école et dont l’accès à la circulation motorisée (voitures, motos, etc.) est interdit, a minima, aux heures d’arrivée et de sortie des élèves. En plus d’améliorer la qualité de l’air, les rues scolaires permettent également d’améliorer la sécurité routière et d’encourager l’activité physique et le dialogue.

Améliorer la qualité de l'air autour de l'école

À Bruxelles, la majorité des écoles est exposée à un air de mauvaise qualité. En pleine croissance, les enfants sont particulièrement affectés par la pollution de l’air générée par le trafic routier. Cette pollution provoque chez eux des maladies telles que l’asthme, des difficultés respiratoires, des troubles du cerveau, etc.

Améliorer la sécurité des enfants et des autres usagers

Chaque jour en Belgique, 13 enfants sont impliqués dans un accident sur le chemin de l’école. Réduire le trafic routier aux abords des écoles contribue à augmenter la sécurité des enfants.

Encourager les modes actifs et le jeu

La rue libérée du trafic offre plus de place et de sécurité aux piétons, cyclistes, etc. Cela encourage davantage d’enfants et de parents à se déplacer de manière active vers l’école : marche, vélo, trottinette. Une rue scolaire incite également les enfants à jouer dans l’espace public.

Créer un espace de dialogue

Dans une rue scolaire, il y a plus de place et moins de bruit. Cela permet aux enfants, aux parents et au personnel de l’école de discuter plus facilement et, ainsi, de créer du lien.

Malheureusement, d’après notre dernier inventaire, seules 52 des 629 écoles maternelles et primaires de la Région bruxelloise bénéficient d’une rue scolaire. C’est très peu… C’est d’autant plus décevant qu’il n’y a que 11 écoles qui ont une rue fermée au trafic motorisé en permanence. Pour les 41 autres écoles, la rue n’est fermée qu’au moment de l’entrée et/ou de la sortie des classes.

Pour donner une idée de comparaison, la ville de Paris a déjà créé des rues scolaires devant 200 écoles et une vingtaine de ces rues sont complètement fermées à la circulation et végétalisées. Les communes bruxelloises doivent accélérer le pas et mettre en place plus de rues scolaires. La santé de nos enfants est en jeu !


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Donner plus de place à la mobilité active et partagée

Donner plus de place à la mobilité active et partagée


Nous demandons que, d’ici 2030, au moins 60% de la voirie soit réservée à la mobilité active et aux transports publics.


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La mobilité active (marche et vélo) ou partagée (transports en commun, voitures partagées, trottinettes électriques partagées, etc.) est de plus en plus présente à Bruxelles. La marche à pied est le premier mode de déplacement des habitant·es de la capitale. 36% des déplacements se font à pied. Depuis 2010, le nombre de cyclistes compté·es par Pro Velo a été multiplié par 4,9. Côté transports publics, l’usage est aussi en forte croissance avec une hausse du nombre de voyages STIB de 10,2% sur les 10 dernières années.

La voiture est cependant encore très souvent utilisée pour se déplacer dans Bruxelles. Les Bruxellois·es l’utilisent pour 27% de leurs déplacements. A cela s’ajoutent les trajets de Bruxelles vers la Flandre ou la Wallonie, et vice versa. Environ 370 000 voitures et camionnettes circulent, en moyenne, chaque jour dans les rues de la capitale. La majorité de ces véhicules appartiennent à des navetteur/euses qui viennent des régions voisines.


Utilisation des modes de transport pour les déplacements à l’intérieur de la Région de Bruxelles-Capitale

Marche

Voiture

Métro/tram/bus

Vélo


Aujourd’hui, plus de la moitié de la voirie est encore réservée à la voiture.

Afin de favoriser la mobilité active et les déplacements en transport public, il faut leur donner plus de place.

Par exemple, créer des pistes cyclables séparées motiverait plus de Bruxellois·es à se déplacer à vélo, car ils et elles pourraient rouler plus vite et en sécurité. Aussi, en augmentant l’espace réservé aux bus et aux trams (site propre), leur vitesse pourrait augmenter (15,8 km/h actuellement).

Ce rééquilibrage entre l’espace public où la voiture est prioritaire et l’espace public où les piéton·nes, cyclistes, bus et trams sont prioritaires doit s’effectuer en priorité dans le centre de Bruxelles. En effet, il est anormal et injuste que les quartiers dans lesquels la majorité des ménages n’a pas de voiture donnent encore tant de place à la circulation motorisée.


Part des ménages sans voiture à Bruxelles



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