"Le train était pratique et nous offrait de précieux moments de complicité que nous n'avons pas en voiture."
Guillaume, papa d’Elliott (7 ans), Schaerbeek
J’habite près de la gare de Schaerbeek et mon fils Elliott va à l’école à Ottignies. Jusqu’à récemment, nous avions trouvé notre rythme : un train direct de 39 minutes, puis cinq minutes de vélo cargo jusqu’à l’école.
C’était pratique et cela nous offrait de précieux moments de complicité que nous n’avons pas en voiture. Nous pouvions y discuter, jouer, terminer l’histoire de la veille, voire y manger un croissant si nous étions un peu à la traîne.
Puis en décembre dernier la SNCB a supprimé notre liaison directe, ajoutant 20 minutes de trajet, un changement désagréable à Gare du Nord, et 30 minutes de sommeil en moins.
Pour compenser, j’utilise désormais une voiture Cambio, ce qui fait tripler mon budget transport mais qui est plus pratique que le train. Malgré cela, nous avons décidé de relever le défi « À l’école, autrement », réussi, mais non sans embûches.
Pour gagner du temps, nous avons remplacé les correspondances par un trajet à vélo jusqu’à la Gare du Nord. Dix minutes de gagnées et un bon cardio au passage. Mais encore faut-il pouvoir embarquer son vélo : certains trains sont mal équipés, et nous sommes même tombés sur un train sans aucun espace vélo.
Et puis il y a la circulation à vélo dans le nord de Bruxelles. Pas un trajet sans automobiliste inattentif, dépassements dangereux ou intimidations. Quand on transporte son enfant à l’arrière, on mesure à quel point les infrastructures cyclables restent insuffisantes.
Au final, nous avons réussi à passer un mois sans voiture. Mais malheureusement ce n’est pas une solution durable pour nous. Cette expérience confirme qu’il reste beaucoup à faire pour rendre les alternatives à la voiture réellement attractives pour toutes les familles.
Je continuerai donc à utiliser le train et le vélo autant que possible, mais aussi parfois la voiture, tant que notre liaison directe ne sera pas rétablie.
