Sondage 2026 - La majorité des Bruxellois·es est favorable à la Zone de Basses-Émissions
Avec le soutien de

Introduction
Chaque jour, en moyenne, 360 000 véhicules uniques (toutes catégories confondues) circulent sur le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale.
Malheureusement, la grande majorité de ces moteurs pollue fortement l’air que nous respirons. En effet, 92% des voitures et 98% des camionnettes qui circulaient sur le territoire bruxellois début 2025 roulaient au carburant fossile (diesel, essence, CNG ou LNG). Côté STIB, seuls 11% des bus sont électriques. Pour ce qui est des camions, l’électrification peut être considérée comme inexistante.
En Région bruxelloise, le trafic routier émet 22% des particules très fines (PM2.5) et 41% des émissions régionales d’oxydes d’azote (NOx).
À cause de ces polluants, plusieurs centaines de Bruxellois·es meurent prématurément chaque année. Cette mortalité est causée, entre autres, par des maladies cardio-vasculaires, des cancers ou encore de l’asthme. Plus de 100 expert·es de la santé ont demandé aux élu·es bruxellois·es des mesures fortes, dont une Zone de Basses-Emissions ambitieuse, pour améliorer la qualité de l’air dans la capitale.
Les enfants sont particulièrement vulnérables à la pollution de l’air car leur métabolisme est encore en développement, car ils respirent plus vite et parce que, du fait de leur petite taille, ils sont plus proches des sources de pollution que sont les pots d’échappement. De manière générale, la pollution de l’air touche aussi plus durement les populations défavorisées. En effet, l’accès de ces dernières à des espaces verts, à des activités sportives ou à une alimentation saine est souvent difficile et ne permet pas ou peu de contrebalancer les impacts néfastes des polluants sur leur santé. Elles sont aussi souvent plus exposées à la pollution de l’air intérieure, qui exacerbe alors les effets de la pollution extérieure.
La LEZ fait partie des mesures les plus efficaces pour lutter contre la pollution de l’air et, ainsi, protéger la santé des plus vulnérables. De 2018 à 2025, elle a fait chuter les émissions en NOx de 55%.
Résumé
Est-ce que les Bruxellois·es sont préoccupé·e par l’impact de la pollution de l’air sur leur santé ? Est-ce que les Bruxellois·es sont favorables à la Zone de Basses-Émissions ?
Pour répondre à ces questions, nous avons réalisé, en partenariat avec l’institut d’études Dedicated, un sondage auprès d’un échantillon représentatif de la population bruxelloise.
Il en ressort les conclusions suivantes :
- La majorité (64%) des Bruxellois·es se dit préoccupée par l’impact de la pollution de l’air sur leur santé.
- La majorité (56%) des Bruxellois·es se dit favorable à la Zone de Basses-Emissions.
À l’heure actuelle, iI est prévu que les rues bruxelloises soient réservées aux véhicules essence, gaz et électriques à partir de 2030, puis seulement aux électriques à partir de 2035.
Méthodologie
L’étude a été commandée par Les chercheurs d’air et menée par Dedicated. Dans le cadre de ce sondage, 1000 Bruxellois·es âgé·es de 18 ans et plus ont été interrogé·es en ligne aléatoirement dans le panel de Dedicated entre le 02 avril et 12 avril 2026. Le nom du commanditaire de l’étude n’a pas été mentionné lors du recrutement, ni en début d’enquête, et ce de manière à ne pas influencer les réponses. Une pondération selon les critères suivants a été appliquée : le genre, l’âge, la commune, la possession d’une voiture, et ce de manière à ce que l’échantillon ainsi obtenu soit strictement représentatif de l’univers de référence. La marge d’erreur (pour des fréquences observées proches de 50%) est de 3,1%. L’enquête a été réalisée dans le strict respect des standards de qualité EMRQS (Efamro Market Research Quality Standards), ainsi que du code de conduite ESOMAR – CUBE.
Résultats détaillés
- À la question “Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé·e, ou non, par l’impact de la pollution de l’air sur la santé des Bruxellois·es ?”, 64% des sondé·es se sont dit “très préoccupé·es” ou “plutôt préoccupé·es”.
Les femmes sont un peu plus préoccupées par l’impact de la pollution de l’air sur la santé (69%) que les hommes (60%).
En prenant en compte le critère âge, les sondé·es de 55 ans et plus sont un peu moins nombreux/ses à être préoccupé·es par cette question (58%) que les 18-34 ans (64%) et des 35-54 ans (70%).
Les répondant·es qui n’ont pas d’enfant sont à peu près autant préoccupé·es par l’impact de la pollution de l’air sur la santé (63%) que celles et ceux qui ont au moins un enfant (69%).
Enfin, les Bruxellois·es qui n’ont pas de voiture sont à peu près autant préoccupé·es par cette question (66%) que celles et ceux qui en ont une (63%).
- À la question “La Zone de Basses-Émissions prévoit d’interdire les véhicules thermiques en Région bruxelloise à partir de 2035, afin d’améliorer la qualité de l’air et de lutter contre le changement climatique. Dans quelle mesure êtes-vous favorable avec cette initiative ?”, 56% des sondé·es se sont dit “tout à fait favorable” ou “plutôt favorable”.
La Zone de Basses-Émissions (LEZ) est soutenue autant par les femmes (56%) que par les hommes (56%).
Le soutien de cette mesure est très similaire chez les tranches d’âge 18-34 ans (61%) et 35-54 ans (56%). Par contre, seuls 49% des 55 ans et plus sont favorables à la LEZ.
Il est égal chez les répondant·es qui n’ont pas d’enfant (56%) et chez les sondé·es qui ont au moins un enfant (56%).
Enfin, les Bruxellois·es qui n’ont pas de voiture soutiennent un peu plus cette mesure (59%) que celles et ceux qui possèdent au moins une voiture (51%).
Conclusion
Les résultats de ce sondage montrent que :
- La majorité (64%) des Bruxellois·es se dit préoccupée par l’impact de la pollution de l’air sur leur santé.
- La majorité (56%) des Bruxellois·es se dit favorable à la Zone de Basses-Emissions.
Cette majorité se retrouve chez les femmes comme chez les hommes ; au travers de presque toutes les tranches d’âge (exception des 55 ans et plus concernant la LEZ) ; chez les personnes sans enfant comme chez les parents ; et chez les personnes qui ne possèdent pas de voiture comme chez celles et ceux qui ont au moins une voiture.
Nous demandons donc aux élu·es de la Région de Bruxelles-Capitale de tout mettre en oeuvre pour que le calendrier initial de la Zone de Basses-Émissions soit maintenu, à savoir : une sortie du diesel à partir de 2030 et une sortie du moteur thermique à partir de 2035.
Abonnez-vous à notre newsletter pour être tenu.e au courrant de nos actions une fois par mois
Ce projet est soutenu par Breathe Cities, une initiative mondiale portée par Bloomberg Philanthropies, le Clean Air Fund et C40 Cities, qui aide les villes à améliorer la qualité de l’air et la santé publique.
Breathe Cities est une initiative mondiale qui aide les villes à améliorer la qualité de l’air et à renforcer la santé publique. Portée par Bloomberg Philanthropies, le Clean Air Fund et C40 Cities, l’initiative met à la disposition des villes des outils leur permettant de mener des actions ambitieuses en faveur d’un air plus propre, notamment en améliorant l’accès aux données et en sensibilisant le grand public. Lancée en 2023 par Michael R. Bloomberg, Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’ambition et les solutions climatiques et fondateur de Bloomberg Philanthropies, et Sadiq Khan, maire de Londres et coprésident de C40 Cities, Breathe Cities accélère aujourd’hui les actions menées dans 16 villes afin d’améliorer la qualité de l’air respiré par plus de 88 millions de personnes. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet de Breathe Cities ou suivez l’initiative sur Instagram et LinkedIn.

