Plus d’un quart des écoles bruxelloises sont surexposées au NO2


167 écoles fondamentales (maternelles et primaires) de la Région bruxelloise sont exposées à des concentrations en dioxyde d’azote (NO2) de 50 % plus élevées que la recommandation de l’OMS. C’est ce que montrent les données de SIRANE, le logiciel de modélisation de l’UCLouvain, auxquelles Les chercheurs d’air ont eu accès. La Zone de Basses-Émissions (LEZ) et les rues scolaires sont des outils très efficaces pour améliorer rapidement la qualité de l’air et mieux protéger la santé des enfants.

Sur les 618 écoles fondamentales (maternelles et primaires) analysées par le logiciel SIRANE, 167 (soit 27,1%) connaissent des concentrations supérieures à 15 µg/m3. Pour rappel, d’après l’OMS, “le dépassement du seuil de 10µg/m3 est associé à des risques importants pour la santé publique.

 

Surexposition des écoles fondamentales bruxelloises au NO2 (2024)

Les jeunes enfants sont particulièrement vulnérables à la pollution de l’air car leur métabolisme est encore en construction, ils respirent plus vite et, du fait de leur petite taille, inhalent plus de pollution émise par les pots d’échappement.

De manière plus générale, les 841 établissements scolaires (fondamentaux et secondaires) que compte la Région de Bruxelles-Capitale connaissent tous des niveaux de pollution au NO2 qui dépassent la ligne directrice de l’OMS en la matière.

Renaud Leemans, Coordinateur de Campagnes chez Les chercheurs d’air, a déclaré : “Il est inadmissible qu’à Bruxelles, aller à l’école rime encore avec s’intoxiquer. Nous n’acceptons pas l’amiante dans les classes. Nous n’acceptons pas l’humidité dans les classes. Alors pourquoi accepter une pollution de l’air qui favorise l’asthme, les AVC et certains cancers ? Maintenir le calendrier de la LEZ permettrait d’agir rapidement et durablement pour mieux protéger la santé des enfants.”

Des discussions sont en cours pour créer un “pass LEZ” qui affaiblirait notoirement la Zone de Basses-Émissions. Il permettrait, entres autres, à certains véhicules diesel de continuer à circuler dans la Région jusqu’en 2034, alors que le calendrier actuel prévoit leur sortie de la LEZ en 2030. D’après le Conseil d’Etat, cela créerait une “régression vraisemblablement significative” du niveau de protection de la santé des Bruxellois·es.

Les rues scolaires font également partie de la solution pour lutter contre la pollution de l’air aux abords des écoles. Des études en provenance de Londres et Paris montrent qu’elles permettent de réduire les concentrations en NO2 entre 23 et 30%. Aujourd’hui, en Région bruxelloise, seules 11% des écoles maternelles et primaires bénéficient d’une rue scolaire. Nous savons pourtant qu’une rue scolaire pourrait facilement être créée devant 70% de ces mêmes écoles.

 

Notes à l’éditeur

En Région bruxelloise, près de la moitié des émissions en NO2 est émise par le trafic routier.

CONTACT

 

Renaud Leemans

Coordinateur de campagne

renaud@leschercheursdair.be

0487620861


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