Campagne #LesChercheursDair pour lutter contre la pollution à Bruxelles


Que respirons-nous ? Pas de liste d’ingrédients au dos du paquet. Pas d’étiquette avec l’origine de fabrication.

Nous passons pourtant tout notre temps à respirer. Si l’air qui nous entoure est pollué, on n’a pas d’autre choix que de s’intoxiquer. C’est particulièrement problématique pour les enfants qui ont un rythme respiratoire élevé et dont le corps est en croissance.

Malheureusement l’air de Bruxelles est pollué et cause chaque année des centaines de morts prématurées. Mais ce n’est pas une fatalité. En rendant cette pollution visible on peut mieux la comprendre et donc mieux la combattre.

Pourquoi est-ce important ?

Comme on l’a vu avec la pandémie de COVID-19, il est très difficile de lutter contre ce qui est invisible. Mais contrairement au coronavirus, la pollution de l’air peut être rendue visible, ce qui permet alors d’identifier ses sources et de prendre des mesures précises et adaptées pour l’éliminer.

L’intérêt de cette campagne est donc double : elle vous en apprend plus sur la qualité de l’air que vous respirez et elle nous aide à repérer d’éventuels points noirs que nous pourrons alors combattre en priorité.

Comment ça marche ?


L’objectif de cette campagne est de mesurer un polluant en particulier : le dioxyde d’azote (NO2), un gaz nocif pour notre santé qui est émis principalement par le trafic routier.

Grâce à votre aide nous allons mettre en place 60 points de mesure qui seront actifs pendant douze mois (de fin octobre 2020 à fin octobre 2021). Pour faire ces relevés, nous utiliserons de petits tubes qui absorbent, un peu comme une éponge, le NO2 et permettent, après analyse par un laboratoire accrédité, de déduire la concentration moyenne mensuelle en NO2.

Pour assurer la fiabilité de cette campagne, nous collaborerons étroitement avec Bruxelles Environnement.

En détail


      1. Nous sélectionnons 60 participant.e.s sur bases de critères géographiques définis en partenariat avec Bruxelles Environnement.

      2. Mi octobre nous envoyons aux personnes sélectionnées un colis postal contenant un kit pour mesurer les concentrations en NO2 pendant 12 mois.

      3. Fin octobre, les participant.e.s placent les deux premiers tubes à deux mètres de hauteur devant chez eux/elles (à une descente d’eau, sur un poteau, à un lampadaire, etc.)

      4. Fin novembre les participant.e.s remplacent les deux premiers tubes par deux nouveaux tubes. Cette opération sera répétée à la fin de chaque mois. Elle prend 5 minutes tout au plus, pas de panique 😉

      5. Fin janvier 2021, fin avril 2021, fin juillet 2021 et fin octobre 2021, les participant.e.s nous renvoient les tubes des trois mois précédents. Des enveloppes pré-payées et pré-adressées seront fournies. Il n’y aura qu’à les déposer dans la boîte aux lettres la plus proche !

      6. Fin octobre 2021 la campagne prend fin. Nous publierons alors un rapport analysant toutes les mesures qui auront été faites et proposerons des mesures concrètes à prendre pour lutter contre les points noirs qui auront été repérés.

FAQ


Non, la participation à cette campagne est totalement gratuite. Nous demandons seulement un peu de votre temps.

Malheureusement non. Nous ne ferons pas de mesures en Flandre ni en Wallonie.

Chaque kit de mesure contient 12 “tubes passifs” (deux par mois), une boîte en plastique pour les protéger, des colliers de serrage pour les attacher, 2 enveloppes pré-payées et pré adressées pour nous renvoyer les tubes tous les trois mois, et une notice explicative pour savoir comment faire les mesures.

Les tubes doivent être installés par deux pour plus de fiabilité. Ils doivent être placés à deux mètres de hauteur pour éviter qu’ils ne soient abîmés ou enlevés (nous avons remarqué qu’au-dessus de 2 mètres de hauteur 90% des tubes restent en place). Ils doivent être installés à l’extérieur, côté rue. Le point d’installation peut être une descente d’eau, un panneau, un lampadaire, un poteau, etc. Le point d’installation ne doit par contre pas être proche d’un arbre ou d’une surface végétale pour éviter toute interférence chimique. Une fois que les tubes sont installés vous prenez une photo et vous remplissez un très court formulaire.

  • 30 octobre – Installation des premiers tubes
  • 30 novembre – Premier changement des tubes
  • 30 décembre – Deuxième changement des tubes
  • 29 janvier – Troisième changement des tubes
  • 01 mars – Quatrième changement des tubes
  • 31 mars – Cinquième changement des tubes
  • 30 avril – Sixième changement des tubes
  • 31 mai – Septième changement des tubes
  • 30 juin – Huitième changement des tubes
  • 30 juillet – Neuvième changement des tubes
  • 30 août – Dixième changement des tubes
  • 29 septembre – Dernier changement des tubes
  • 29 octobre – Fin des mesures

Les tubes qui n’ont pas encore été utilisés, comme ceux qui ont déjà été utilisés, doivent être stockés dans un environnement sec, sombre et frais (mais pas besoin de les mettre au frigo). Les tubes utilisés doivent nous être renvoyés tous les trois mois.

La pluie, et plus généralement l’humidité, n’a presque aucune influence sur les mesures. Ce paramètre peut donc être ignoré. La température peut impacter les mesures mais il est possible de corriger les différences engendrées en connaissant les températures. Nous prendrons donc en compte ce paramètre en nous basant sur les données de l’Institut Royal Météorologique. Enfin, le facteur externe le plus problématique est le vent. Les tubes seront donc protégés à l’intérieur d’une boîte pour les protéger du vent.

Nous vous communiquerons à l’avance toutes les dates auxquelles les tubes devront être changés afin que vous puissiez vous assurez d’être présent.e pour changer les tubes. Nous éviterons au maximum que ces dates ne tombent pendant des congés, périodes durant lesquelles vous seriez amené.e à vous absenter. Si malgré tout vous êtes absent.e au moment du changement des tubes, nous vous demandons de trouver quelqu’un (un.s voisin.e par exemple) qui puisse changer les tubes à votre place. Nous aurons besoin du contact de cette personnes pour pouvoir l’aider en cas de besoin.

Oui. Les résultats seront rendus publics sur notre site internet et vous recevrez un email lorsqu’ils seront disponibles. En partenariat avec Bruxelles Environnement nous publierons également une analyse détaillée de ces résultats à la fin de la campagne. Là encore vous serez averti.e par email.

Les tubes seront analysés par le laboratoire accrédité Passam. Bruxelles Environnement se chargera ensuite de faire une analyse détaillée des concentrations de NO2 observées durant cette campagne de mesure.

Avec votre accord, nous gardons votre contact et nous vous inviterons à participer à une seconde campagne de mesures qui se tiendra probablement en 2021.