Campagne #LesChercheursDair pour lutter contre la pollution à Bruxelles


Que respirons-nous ? Pas de liste d’ingrédients au dos du paquet. Pas d’étiquette avec l’origine de fabrication.

Nous passons pourtant tout notre temps à respirer. Si l’air qui nous entoure est pollué, on n’a pas d’autre choix que de s’intoxiquer. C’est particulièrement problématique pour les enfants qui ont un rythme respiratoire élevé et dont le corps est en croissance.

Malheureusement l’air de Bruxelles est pollué et cause chaque année des centaines de morts prématurées. Mais ce n’est pas une fatalité. En rendant cette pollution visible on peut mieux la comprendre et donc mieux la combattre.

Points de mesure des concentrations en dioxyde d’azote du 30 octobre 2020 au 30 octobre 2021

Pourquoi est-ce important ?

Comme on l’a vu avec la pandémie de COVID-19, il est très difficile de lutter contre ce qui est invisible. Mais contrairement au coronavirus, la pollution de l’air peut être rendue visible, ce qui permet alors d’identifier ses sources et de prendre des mesures précises et adaptées pour l’éliminer.

L’intérêt de cette campagne est donc double : elle nous en apprend plus sur la qualité de l’air que nous respirons et elle nous aide à repérer d’éventuels points noirs que nous pourrons alors combattre en priorité.

Comment ça marche ?


L’objectif de cette campagne est de mesurer un polluant en particulier : le dioxyde d’azote (NO2), un gaz nocif pour notre santé qui est émis principalement par le trafic routier.

Grâce à l’aide de près de 60 Bruxellois.e.s et 70 écoles de la région nous avons mis en place 130 points de mesure actifs pendant douze mois (de fin octobre 2020 à fin octobre 2021). Pour faire ces mesures nous utilisons de petits tubes qui absorbent, un peu comme une éponge, le NO2 et permettent, après analyse par un laboratoire accrédité, de déduire la concentration moyenne mensuelle en NO2.

Pour assurer la fiabilité de cette campagne, nous collaborons étroitement avec Bruxelles Environnement.

En détail


      1. Nous avons sélectionné 54 citoyen.ne.s volontaires sur bases de critères géographiques définis en partenariat avec Bruxelles Environnement. Près de 75 et quelques bâtiments communaux (en grande majorité des écoles) participent aussi aux mesures.

      2. Fin octobre 2020, les participant.e.s ont placé les deux premiers tubes, dans la rue pour les citoyen.ne.s et dans la cour de récréation pour les écoles.

      3. Fin novembre 2020 les participant.e.s ont remplacé les deux premiers tubes par deux nouveaux tubes. Cette opération est répétée à la fin de chaque mois.

      4. Fin janvier 2021, fin avril 2021, fin juillet 2021 et fin octobre 2021, les participant.e.s nous renvoient les tubes des trois mois précédents pour que nous puissions faire analyser les tubes.

      5. Fin octobre 2021 la campagne prend fin. Nous publierons alors un rapport analysant toutes les mesures qui auront été faites et proposerons des mesures concrètes à prendre pour lutter contre les points noirs qui auront été repérés.