Nous demandons donc qu’à Bruxelles les taxis, Uber, et les camionnettes soient zéro-émission d’ici 2025, et que les camions de plus de 3,5 tonnes et les bus en fassent de même d’ici 2030.


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Certains véhicules, comme les camions de livraison, les bus ou encore les taxis/Uber, parcourent plus de 100 kilomètres en ville chaque jour. Nous les appelons les “grands rouleurs”.

En 2018 les camions de plus de 3,5 tonnes par exemple ont parcouru environ 60 millions de kilomètres dans la région bruxelloise ! La même année les bus de la STIB ont parcouru 25 millions de kilomètres et les chauffeurs Uber 31 000 km.


60,000,000km

25,000,000km

31,000km


Transport de marchandises

Le secteur le plus problématique est celui du transport de marchandises. A Bruxelles les camions et les camionnettes utilisées pour les livraisons représentent 14 % du trafic routier mais sont responsables de 31 % des émissions de NOx et 33% des émissions de particules fines de ce même trafic routier. Cette pollution nous coûte 50 000 € par jour, essentiellement en frais de santé.

Optimiser les trajets en favorisant les points de redistribution situés en bordure de ville, comme City Depot, ainsi qu’en incitant, en ville, la livraison en point de collecte, permettrait d’économiser des millions de kilomètres. Chaque fois que c’est possible il faut également privilégier les livraison par voie fluviale, par chemin de fer ou à vélo.

Enfin, il est essentiel que les camions et les camionettes qui ne peuvent pas être supprimés soient alors zéro-émission. Des camions électriques sont déjà disponibles et seront moins chers que les diesels dans les années à venir.

Taxis et LVC

Les taxis et les plateformes LVC (Location de Voiture avec Chauffeur) comme Uber et Heetch sont également très polluants du fait de la grande distance qu’ils parcourent en ville avec des véhicules très majoritairement essence et diesel.

Il n’y a à Bruxelles qu’une cinquataine de taxi électriques et il semble que les véhicules électriques LVC puissent se compter sur les doigts d’une main.

Uber s’est engagé à ce que 50% des kilomètres parcourus par ses chauffeurs à Paris, Londres, Berlin, Amsterdam, Lisbonne, Madrid et Bruxelles soient électriques d’ici 2025. C’est un premier pas dans la bonne direction mais ce n’est pas suffisant. Tous les véhicules qui roulent pour Uber doivent être 100% électriques d’ici 2025, dans chacune de ces capitales, comme c’est déjà prévu pour Londres. Il doit en aller de même pour les taxis.

Afin de réduire le nombre de véhicules dans nos rues il faut également que les taxis et véhicules LVC puissent facilement être partagés, ce qui n’est, pour le moment, pas autorisé.

Bus

La ville de Milan s’est engagée à avoir une flotte de bus 100% électrique d’ici 2030. Bruxelles doit suivre cet exemple. Il est également essentiel d’augmenter l’espace réservé aux bus et aux trams (site propre) afin que leur vitesse augmente (elle est de 16 km/h actuellement) et que leur taux d’utilisation soit boosté.

En parallèle les solutions de partage de voitures électriques doivent être soutenues afin de combler les vides laissés par le transport public.